Politique

Kongo Central : Pierre Anatole Matusila défait les manigances contre sa personne

Le feuilleton de Matadi capitale du Kongo Centrale est encore loin de connaître son épilogue, partit du scandale sexuel qui a impliqué le gouverneur élu Atou Matubuana en passant par sa destitution par un vote de défiance du parlement de province entériné par un arrêt de la Cour Constitutionnelle, pour se poursuivre par la tentative de destitution du président de l’Assemblée provinciale.

Face a cette situation de conflit institutionnel qui mine la province depuis bientôt 2 ans, Pierre Anatole Matusila met les points sur les ” i ” et démontre le caractère illégale et anticonstitutionnel de la démarche de ses détracteurs ceux qui selon lui sont entrés par effraction dans la salle des plénières de leur hémicycle pour l’évincer du perchoir de cette institution.

Le Président de l’organe délibérant du Kongo centrale explique, dans un point de presse tenue à Matadi le weekend dernier, que les article 14 de la loi organique portant principe fondamentaux de la libre administration des provinces et l’article 30 du règlement intérieur de leur institution au point 7,8, 9 et 10 consacre que seul le président de cette chambre législative provinciale a compétence d’ouvrir et clôturer les session ordinaire et extraordinaire de ladite Assemblée provinciale; de convoquer les députés provinciaux aux plénières; de prononcer l’ouverture, la clôture ou la suspension et la reprise des séances plénières. En son absence l’article 31 indique que seul le vice-président est habilité à le remplacer, précise le député provincial et président Pierre Anatole Matusila.

Pour se conformer au prescrit de la loi, le président de l’Assemblée provinciale Matusila a par un communiqué annoncé l’ouverture de la session ordinaire de septembre 2020, acte jugé d’illégal par ses détracteurs, mais pour le député président la base légale de ce procédé est la loi portant principe fondamentaux de la libre administration des provinces en son article 16 qui dispose que l’Assemblée provinciale tient «de plein droit» ses sessions, ce qui revient a dire, selon Matusila, que annoncer de « plein droit» par un communiqué officiel l’ouverture de la session de Septembre n’enfreint pas la loi.

«Ce prétendu procès-verbal d’une réunion informelle de quelques Députés provinciaux ayant pris place, par effraction dans la salle des plénières de l’Assemblée provinciale du Kongo Central, parmi lesquels on compte deux irréguliers (Madame Pauline Mvibudulu Kulutikisa et monsieur Serge Kuebena Ntanda) et une autre personne sans qualité de Député (monsieur Joseph Nsalambi Ngabankita) n’a aucune base juridique, ni constitutionnelle,… » a insisté Pierre Anatole MATUSILA.

C’est dire que le conflit au coeur des institutions du Kongo Centrale demeure l’une des images les plus tristes de la difficultés de la cohabitation politique sous l’ère Félix Tshisekedi, une cohabitation institutionnelle qui oppose des fois le jeu politique à l’État de droit!

Thierry BWONGO

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