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Kasaï Central : le CNDH appelle les communautés à s’accepter mutuellement sans tenir compte des appartenances

Le coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) au Kasaï Central a lancé un message fort aux communautés kasaiennes en guéguerre à propos de la Journée internationale de la tolérance, le 16 novembre 2020.

Me Vincent Kayembe Tshiamumanye a, dans un échange avec congoreformes.com, expliqué que « la tolérance est une des vertus et valeurs qui fondent la démocratie au même titre que l’alternance, le respect, la protection et la promotion des droits de l’homme ».

« Si on célèbre cette Journée dans le monde, c’est pour que les gens s’acceptent parce qu’il se constate, malheureusement, l’intolérance qui a des effets pervers sur le vécu quotidien des membres de la communauté internationale sur tous les plans « , soutient-il.

Pourtant, l’idée générale de la tolérance est que les gens s’acceptent mutuellement, malgré les points de vue et les opinions divergents.

L’animateur provincial de cette institution d’appui à la démocratie fait savoir que la RDC n’échappe pas aux actes de barbarie et de vandalisme assimilables à l’intolérance.

« La tolérance est là pour que les gens, qui professent des idéologies différentes, s’acceptent dans le cadre d’un État de droit et démocratique. On veut à tout prix lutter contre le système de parti unique. La pensée unique est déjà battue en brèche. Maintenant que la Constitution de notre pays, dans son préambule, a manifesté son attachement à l’État de droit et aux instruments juridiques tant nationaux qu’internationaux qui consacrent l’Etat démocratique » précise-t-il.

Raison pour laquelle il invite les différentes communautés de la région du Kasaï, centre de la République démocratique du Congo, à se dépasser de leurs origines et appartenances religieuse et politique, à s’accepter mutuellement dans la cohésion sociale et cohabitation pacifique totale.

« La tolérance voudrait quil y ait ce qu’on appelle unité dans la diversité. Si vous êtes au pouvoir, acceptez des critiques. Même Dieu Notre Créateur est critiqué. Il ne faut pas déconsidérer les autres parce qu’ils sont minoritaires ou parce que leur points de vue ne concordent pas avec le vôtre. Non, les choses ne se passent pas de cette manière dans le cadre du pluralisme politique. Chacun est libre d’adhérer au parti de son choix. Même en religion, si vous êtes de l’église catholique, acceptez aussi les protestants même à l’école. Acceptez que chacun choisisse sa faculté, évitez aussi l’intolérance linguistique. Je voudrais inviter les Kasaiens à s’accepter mutuellement parce que nous ne sommes pas dans un pays policier. Cela ne doit pas être considéré comme un vœu pieux pour que les gens commencent à chanter. Mais, nous voulons que la tolérance soit plus dans la pratique et dans notre agir collectif au quotidien », conclut-il.

Par JC SHAMOIS Baks

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