Nation

Bertin Mubonzi : le gouvernement reconnaît que les maisons existent. Que font Jammal et Kamerhe en prison?

Par Napoléon TSHILOBO

Cette question, le Député National Bertin Mubonzi se la pose, à la suite de la réunion thématique du gouvernement au cours de laquelle, les ministres sectoriels se sont accordés sur la nécessité de mener quelques travaux urgents au Camp Tshatshi pour viabiliser le site où sont érigées les maisons préfabriquées du programme dit des 100 jours du Chef de l’État, et de récupérer celles qui trainent aux ports frontaliers.

« Que font Jammal et Vital Kamerhe en prison ? L’on se souviendra que l’homme d’affaires libanais de 82 ans et le Directeur de cabinet du chef de l’État ont été condamnés à la peine maximale, parce que la République s’est plaint que les maisons qu’elle avaient payées n’ont pas été achetées. Jammal et Kamerhe sont accusés d’avoir détourné la totalité de la somme affectée à l’achat et l’installation de ces maisons. Aujourd’hui la République reconnaît qu’elles existent. Question : que font Jammal et Vital Kamerhe en prison ? », S’interroge l’élu de Lukunga.

Il y a quelques jours, Bertin Mubonzi avait adressé une question d’actualité au Vice-premier ministre, ministre des infrastructures et travaux publics au sujet de ces maisons qui ont fait « des victimes innocentes ». Voilà que le Gouvernement vient de lever le coin du voile. « Les maisons existent bel et bien et le gouvernement rassure le peuple qu’il ne va pas laisser ces maisons qui ont coûté des millions à la République, tomber en ruine », a souligné le Vice-premier ministre, ministre du budget Jean Baudouin Mayo dans son compte rendu.

Le député National a-t-il ainsi réveillé le gouvernement de son sommeil de plusieurs mois, sur cette question précise ? Difficile de l’affirmer, mais rien n’est moins sûr. Car, nos limiers attestent que toutes les préoccupations auxquelles le gouvernement essayent de donner des réponses pratiques se trouvent dans sa question d’actualité.

Mais il reste tout de même au pouvoir public de répondre à la question de ce parlementaire très actif. Sinon, insiste Bertin Mubonzi, « Les observateurs ne vont pas tarder à confirmer que les raisons du maintien de ces deux hommes en prison sont à chercher ailleurs. Quoi de plus normal qu’ils soient purement et simplement acquittés ».

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