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Risque de famine : la RDC recevra 7 millions USD sur les 100 millions USD d’aide d’urgence de l’ONU octroyés à 7 pays


Dans un centre de traitement d’un hôpital de Sanaa, un médecin mesure le bras d’Ali Mohammed Ahmed Jamal, un Yéménite de 12 ans, souffrant de malnutrition. (Novembre 2018)17 novembre 2020Aide humanitaire

Le chef du Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a alloué, mardi 17 novembre 2020, 100 millions de dollars pour aider les populations à se nourrir dans sept pays les plus exposés au risque de famine.

Ces 100 millions de dollars en provenance du Fonds central d’intervention d’urgence des Nations Unies (CERF) visent à répondre à l’« épidémie de faim croissante » causée par les conflits, le déclin économique, le changement climatique et la pandémie de Covid-19.

Une tranche de 80 millions de dollars sera rapidement mise à disposition pour aider les populations de l’Afghanistan, du Burkina Faso, de la République démocratique du Congo (RDC), du Nigéria, du Soudan du Sud et du Yémen. Un montant de 20 millions de dollars a été mis de côté pour une action préventive de lutte contre la faim en Éthiopie, où les sécheresses pourraient aggraver une situation déjà fragile.

Ce financement d’urgence a été octroyé au même moment où l’ONU a lancé un avertissement : sans action immédiate, la famine pourrait être une réalité dans les mois à venir dans certaines parties du Burkina Faso, du nord-est du Nigéria, du Yémen et du Soudan du Sud. Dans certaines parties du Soudan du Sud, ce serait la première fois qu’une famine serait déclarée depuis 2017.

« La perspective d’un retour dans un monde où les famines sont monnaie courante serait déchirante et obscène dans un monde où il y a plus qu’assez de nourriture pour tout le monde », a déclaré le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux affaires humanitaires, Mark Lowcock, dans un communiqué.

« Les famines entraînent des morts atroces et humiliantes. Elles alimentent les conflits et la guerre. Elles déclenchent des déplacements de masse. Leur impact sur un pays est dévastateur et durable », a rappelé M. Lowcock qui est également Coordonnateur des secours d’urgence de l’ONU.

« La famine peut être évitée »

Bien que le contexte de la Covid-19 rend l’action humanitaire plus difficile, M. Lowcock estime que le glissement vers la famine ne peut être considéré comme un effet secondaire inévitable de cette pandémie.

« Si cela arrive, c’est parce que le monde a permis que cela se produise. La famine peut être évitée », a-t-il insisté. « Mais nous devons agir à temps pour faire une différence. À l’heure actuelle, accorder plus d’argent pour les opérations d’aide est le moyen le plus rapide et le plus efficace de soutenir les efforts de prévention de la famine », a-t-il expliqué.

L’argent du CERF sera distribué par le biais de programmes d’argent liquide et de bons, l’un des moyens les plus efficaces, flexibles et rentables pour aider les personnes dans le besoin. Cette aide financière vise les plus vulnérables – en particulier les femmes et les filles, et les personnes handicapées.

En Afghanistan, 3,3 millions de personnes sont confrontées à des niveaux d’urgence d’insécurité alimentaire – ce qui signifie qu’elles sont au bord de la famine. Ce pays recevra 15 millions de dollars.

Le Burkina Faso recevra 6 millions de dollars. Le nombre de personnes ayant faim dans ce pays du Sahel a presque triplé depuis 2019, et plus de 11.000 personnes vivent déjà dans des conditions catastrophiques.

La République démocratique du Congo (RDC) recevra 7 millions de dollars.

Quinze millions de dollars sont destinés aux populations du nord-est du Nigéria. Les problèmes de faim sont élevés dans les zones touchées par le conflit, en particulier dans certaines parties de l’État de Borno où l’accès humanitaire est limité.

Le Soudan du Sud recevra 7 millions de dollars. Selon les projections, un quart de la population de l’État de Jonglei était sur le point de sombrer dans la famine en juillet 2020.

Le Yémen recevra 30 millions de dollars pour aider à nourrir les millions de personnes qui ont été poussées au bord de la famine par cinq ans de conflit.

Un montant total de 20 millions de dollars a été mis de côté en anticipation des actions visant à lutter contre l’insécurité alimentaire et la sécheresse en Éthiopie.

Des niveaux déjà élevés d’insécurité alimentaire aiguë sont susceptibles d’être exacerbés par la saison des pluies dite Deyr-Hageya et allant d’octobre à décembre, ainsi que les troubles civils, l’insécurité croissante, les infestations acridiennes et les conséquences économiques de la pandémie de Covid-19, qui se traduisent notamment par une baisse des revenus et une inflation croissante.

Le CERF est l’un des moyens les plus rapides et les plus efficaces d’aider les personnes touchées par les crises. Depuis sa création en 2005, le fonds a fourni près de 7 milliards de dollars pour une soutenir une action humanitaire vitale qui a aidé des centaines de millions de personnes dans plus de 100 pays et territoires.

Par CR/Canu

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