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RDC-USA: reprise a minima de la coopération militaire après 30 ans d’interruption

La République démocratique du Congo et les États-Unis ont décidé, mercredi 28 octobre 2020, de reprendre leur coopération militaire, après des années d’interruption et malgré des accusations américaines contre des généraux ayant maintenu des liens avec des groupes armés actifs dans l’est. Le « Protocole d’accord pour la coopération militaire américano-congolaise » a été signé par le ministre congolais de la Défense, Aimé Ngoy Mukena, et l’ambassadeur des Etats-Unis à Kinshasa, Mike Hammer, au siège de la présidence congolaise.

Cette coopération avait été interrompue en 1990, sous le règne du maréchal Mobutu Sese Seko.

L’accord porte sur quatre piliers: « la formation dans le domaine du génie militaire, de la logistique, la formation des personnels civils qui oeuvrent dans l’armée, l’accès à la langue anglaise », a expliqué l’ambassadeur américain.

A travers cet accord, « les États-Unis appuient un plan intégral qui combat la multitude des groupes armés qui terrorisent les populations dans l’est de la RDC, de Bunia à Beni, jusqu’aux Hauts plateaux » de Minembwe, a encore expliqué le diplomate américain.

Malgré la signature de cet accord, l’armée congolaise doit « rompre les liens que certains officiers ont tissé avec certains de ces groupes armés », recherchant « des gains financiers personnels », a-t-il ajouté.

« Les piliers choisis sont le moteur de l’armée comme le génie militaire qui est l’épine dorsale de toute armée et la logistique », a indiqué M. Ngoy Mukena.

En optant pour ces quatre piliers, les États-Unis « ont refusé de donner à des militaires congolais des formations qui pourraient être détournées de leur but initial » et servir aux groupes armés, a analysé une source occidentale à Kinshasa.

« Les États-Unis ont volontairement choisi des domaines techniques qui peuvent avoir un double usage: militaire et civil plutôt que liés exclusivement aux activités militaires », a souligné cette source.

« Dans cet accord, les États-Unis ont opté pour des sujets simples (…) Ils savent que cette coopération est vouée à l’échec », a indiqué Thierry Vircoulon de l’International Crisis Group (ICG).

Depuis près de 30 ans, la partie orientale de la RDC est en proie aux violences. Plusieurs dizaines de groupes armés locaux et étrangers s’attaquent aux civils ou s’affrontent aux forces régulières pour des raisons ethniques, foncières ou économiques.

Par La Libre Afrique/AFP

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