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RDC-Situation sécuritaire au Kasaï Central : le général Kifwa « sidéré » par les propos de Delly Sesanga

Le Commandant de la 2ème zone de défense de la RD Congo, le général-Major Jean-Claude Kifwa, a dit être « sidéré » par les propos tenus sur Radio Okapi par le député le député Delly Sesanga, selon lesquels il y a intensité de violence dans le Kasaï Central. Cet élu national avait aussi révélé, sur base des chiffres obtenus des fédérations de son parti et des organisations de la société civile de cette province, que les tueries du Kasaï ont fait plus de 3300 morts.
« Je suis sidéré d’entendre ces genres des propos de quelqu’un qui pétend être un élu du peuple. L’honorable en question n’a pas condamné les actes terroristes qui se passent dans son propre fief électoral. Il y a la destruction des infrastructures du patrimoine du domaine de l’Eglise catholique, on égorge des gens et il ne dénonce pas cela », s’st insurgé le Commandant de la 2ème zone de défense.
Dans une interview accordée à Radio Okapi vendredi 26 mai 2017, le général-major Jean-Claude Kifwa a déclaré que la situation sécuritaire s’est améliorée dans tout l’espace kasaïen. Il précise que l’ordre y est rétabli à 80%.
« Aujourd’hui on vient de libérer 138 otages dans le groupement Kambembo, on a repris le contrôle de la localité Kabudimbu, dans le territoire de Luiza où nous avons libéré trois enfants qui étaient pris en otage pour être égorgés. Nous menons des opérations en appui à la police. Nous avons restauré l’autorité de l’état dans tous les chefs-lieux de territoire. D’ailleurs on a restauré l’autorité de l’Etat dans tous les chefs-lieux des territoires. Au Kasaï central, nous contrôlons les chefs-lieux des territoires de Luiza, Dimbelenge, Bomba, Dibaya, Kazumba. Mais nous évoluons aussi ailleurs », a précisé le général-major Jean-Claude Kifwa.
Il a sollicité l’implication des députés et de la population pour mettre définitivement fin au terrorisme qui sévit dans cette partie du pays.
Il a refusé d’avancer les chiffres et s’est référé à ceux avancés par le porte-parole de l’armée, le Général Léon-Richard Kasonga. En fait, ce dernier avait affirmé, le 15 mai que trois cent nonante miliciens, trente-neuf militaires et quatre-vingt-cinq policiers étaient tués dans la mission des FARDC de restaurer l’autorité de l’Etat dans les provinces du Kasaï, Kasaï Central et Kasaï Oriental.
Sessanga dénonce «une catastrophe humanitaire et un scandale d’Etat»
Les tueries du Kasaï ont fait plus de 3300 morts, a indiqué à la presse jeudi 25 mai 2017 à Kinshasa, le député Delly Sessanga, le président de l’ENVOL, un parti de l’opposition. Il dit tenir ce chiffre de ses fédérations et des organisations de la société civile de cette province.
Delly Sesanga parle d’une «catastrophe humanitaire et un scandale d’Etat», faisant remarquer qu’une personne est tuée chaque heure au Kasaï depuis août 2016 et que cette province abrite 400.000 enfants mal nourris, selon l’UNICEF.
Il plaide pour une intervention de la MONUSCO et de la communauté internationale pour arrêter ce drame.
«C’est de l’irresponsabilité (de l’Etat)! Dès lors que l’intensité de la violence et la nature des faits qui s’y passent sont très graves (…) Nos électeurs, nos populations du Kasaï sont en insécurité, parce qu’il y a absence d’Etat…», a déclaré M. Sessanga.
Par rapport à cette crise, «l’Etat congolais a une solution sous-dimentionée, qui n’est pas lisible et qui n’est pas crédible», affirme-t-il dans cet extrait sonore:
Depuis plusieurs mois, l’armée congolaise a renforcé sa présence dans la région du Kasaï pour neutraliser les présumés miliciens se réclamant du défunt chef traditionnel Kamuina Nsapu.
Les affrontements récurrents entre les deux groupes ont fait environ 400 morts, selon des sources onusiennes.

RO/CR

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