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RDC : Sindika Dokolo connaîtra-t-il les mêmes déboires que Moïse Katumbi ?

L’homme d’affaires et collectionneur d’art congolais Sindika Dokolo – et gendre du président angolais José Eduardo dos Santos – se trouve dans le collimateur de Kinshasa. Selon une source sécuritaire, il serait visé par une enquête sur ses liens supposés avec le général Faustin Munene.

L’étau politico-judiciaire se resserre autour de l’homme d’affaires et collectionneur d’art Sindika Dokolo. Le gendre du président angolais José Eduardo dos Santos, qui s’est récemment affiché avec l’opposant congolais Moïse Katumbi sur les réseaux sociaux, se retrouve dans le collimateur du régime de Kinshasa.

Selon une source sécuritaire, le service de Détection militaire des activités anti-patrie (Demiap) enquête sur les liens supposés qu’il entretiendrait avec le général Faustin Munene, ex-chef d’état-major des Forces armées congolaises, condamné par contumace en 2010 à la prison à vie pour « complot contre la sécurité de l’État » et, depuis, en cavale au Congo-Brazzaville.

Déjà dans le viseur de la justice congolaise

« Sa présence nous a été signalée à plusieurs reprises à Luanda », indique une source sécuritaire à Kinshasa. À l’en croire, c’est pour « documenter cette connexion Munene-Sindika » qu’une vaste fouille a été menée dans la nuit du 10 au 11 juin 2017 à la prison de Makala.

Déjà dans le viseur de la justice congolaise dans une affaire immobilière (il a gagné en première instance), Sindika risque de connaître les mêmes déboires que Katumbi, condamné à trois ans de prison dans une affaire de spoliation et poursuivi pour atteinte à la sûreté de l’État.

« En RD Congo, il est primordial de protéger et d’appliquer la Constitution »

L’homme d’affaires et collectionneur d’art congolais Sindika Dokolo, époux d’Isabel dos Santos, la femme la plus riche d’Afrique, et donc gendre du président angolais, a accordé une interview exclusive à Jeune Afrique en janvier 2017. Sur sa femme, comme sur les présidents angolais Eduardo dos Sandos et congolais Joseph Kabila, il parle sans tabou.

C’est un homme au cœur de l’actualité de l’Afrique centrale qui s’est confié à Jeune Afrique cette semaine.

Héritier du puissant homme d’affaire congolais (Kinshasa) Augustin Dokolo Sanu (décédé en 2001) il est aussi l’époux d’Isabel dos Santos, la fille du président angolais et la femme la plus riche d’Afrique. Surtout connu sur pour sa collection d’art africain, ce dandy cultivé est aussi un homme d’affaires avisé (ses intérêts dans la filière diamant sont nombreux) et un observateur attentif de la scène politique régionale.

Dans cette interview exclusive, il expose sa méthode – radicale – pour obtenir la restitution les œuvres d’arts pillées en Angola. « Je dis aux marchands d’art : « J’ai une armée d’avocats. J’ai les moyens financiers de faire de votre vie une misère. Je peux vous faire passer pour les ennemis de l’Afrique, l’expression contemporaine de racistes de base… » »

Cet homme iconoclaste aborde aussi tous les sujets chauds du moment : la crise que traverse son pays, la RD Congo (« Vu les tragédies qu’a connues ce pays, il est primordial de protéger et d’appliquer la Constitution »), les principaux acteurs de la politique congolaise (notamment le président Joseph Kabila et l’opposant Moïse Katumbi, dont il est un admirateur), le retrait des troupes angolaises de ce pays en décembre, mais aussi la nomination controversée de son épouse, Isabel dos Santos, à la tête de la compagnie pétrolière nationale Sonangol, ou encore le retrait annoncé du pouvoir de son beau-père, le président José Eduardo dos Santos.

JA/CR

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