Uncategorized

RDC : avec l’arrestation du colonel Christian Ngoy, vers la réouverture du procès Chebeya-Bazana ?

Lors de toutes les commémorations du douloureux double assassinats des deux activistes des droits de l’homme notamment Floribert Chebeya Bahizire dit  » Flory « , directeur exécutif de la VSV et son compagnon d’infortune Fidèle Bazana Edadi, chauffeur-chargé du dispatching-courrier voici déjà dix ans, le 1er juin 2010, le mot qu’on entend sur toutes les lèvres, c’est bien la réouverture du procès que d’aucuns qualifient à juste titre de parodie à la Cour militaire. Ils n’ont jamais eu gain de cause.

Mais voici qu’un élément nouveau survient fortuitement depuis vendredi 4 septembre 2020 et qui ouvre immédiatement la voie à la réouverture du procès réclamé à cor et à cri par tous les défenseurs des droits de l’homme et la VSV et toute la Société civile.

Il s’agit de l’arrestation jeudi dernier à Lubumbashi et son transfèrement à Kinshasa d’un fugitif en la personne de Christian Ngoy Kengakenga devenu colonel, mais major à l’époque des faits et qui est la pièce maitresse du double assassinat de Chebeya et Bazana Edadi dans les installations de l’Inspection générale de la Police (PNC) alors dirigé par le général John Numbi Tambo.

C‘est le major d’alors, commandant du Bataillon-SIMBA des commandos de la I ‘Inspection générale, devenu colonel dans sa fuite Christian Ngoy Kengakanga qui a exécuté Floribert Chebeya Bahizire et Fidèle Bazana Edadi. Raison pour laquelle, la Cour militaire l’a condamné à mort pour assassinat par torture, au premier degré par contumace car en fuite à Lubumbashi. Puisqu’il n’était pas au procès, et qu’il n’est pas allé en appel, sa condamnation à mort devient irrévocable.

Mais voici qu’à Lubumbashi où il se cachait depuis dix ans, il est arrêté pour banditisme et renvoyé à Kinshasa. Où l’on se rend compte que l’homme est justement l’exécuteur de Chebeya et Bazana et la Cour militaire l’a condamné à mort par défaut puisqu’en fuite, pour assassinat par torture.

L’homme que la Justice militaire recherchait activement et qu’elle ne parvenait pas à mettre le grappin dessus est arrêté subitement dans une banale affaire de gangs qui ont fait régner la terreur dans la ville de Lubumbashi.

Puisque Ngoy Kengakenga, le condamné à mort par contumace est là, le Parquet militaire va faire une demande de réouverture du procès Chebeya pour que le criminel explique comment il est arrivé à donner à Chebeya la mort par torture dans les installations de l’Inspection générale de la PNC.

Le major Christian Ngoy Kengakanga, commandant du Bataillon-SIMBA constitué uniquement de commandos était sous ordre direct de John Numbi Tambo, l’Inspecteur général de la PNC d’alors. 

Par KANDOLO M. (FDA)

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer
Fermer