Société

RDC : le professeur Bob Bobutaka installe la bibliothèque nationale de Djibouti

La République de Djibouti vient de construire des bâtiments modernes pour abriter la bibliothèque nationale et les archives, en vue de valoriser la culture de la lecture et l’esprit national de conservation des documents. Pour y arriver, elle a fait appel au professeur congolais Bob Bobutaka, Dr en SIC par le truchement de l’association « Mémoire et Développement ».

 

Le ministère djiboutien des Affaires musulmanes, de la Culture et des Biens waqfs a commémoré, le 23 avril 2018, la  Journée mondiale du livre et du droit d’auteur. À cette rencontre, étaient associés des experts africains de l’association « Mémoire & Développement », qui est une initiative privée africaine pour le renforcement de la gestion des services d’archives et des bibliothèques en Afrique.

 

Outre le président de la République de Djibouti, Ismaïl Omar Guelleh, le ministre djiboutien des Affaires musulmanes, de la Culture et des Biens waqfs, Aden Hassan Aden, et le professeur Bob Bobutaka Bateko, expert congolais (République démocratique du Congo) en bibliothéconomie et en bibliologie, ont, à l’occasion, prononcé des discours basés sur la valeur du livre dans le développement humain.

 

Dans son discours, le professeur Bob Bobutaka a salué la présence du chef de l’État djiboutien à cette cérémonie. Laquelle, a-t-il souligné, « est un grand honneur, et conforte l’importance que la République de Djibouti accorde au livre comme instrument irremplaçable de création, de savoir, de liberté et de développement ». Et de noter que la politique du livre et de la lecture n’est pas seulement l’affaire du gouvernement, elle interpelle un large éventail d’acteurs dans les différents milieux concernés par la lecture, notamment la famille en premier lieu, mais également l’école, les bibliothèques, les auteurs, les éditeurs, les librairies, les imprimeurs, les médias ».

 

Soulignant l’importance des institutions documentaires dans un pays, le Dr. Bobutaka a noté qu’«aujourd’hui, l’Etat djiboutien, à travers le ministère des Affaires musulmanes de la Culture et des Bien Waqfs, a assuré sa part de responsabilité en créant la Bibliothèque nationale pour favoriser l’éclosion, le développement et le maintien de la culture de lecture. Il sied aussi de noter que la Bibliothèque nationale a pour  mission, notamment de produire la bibliographie nationale».

 

Il a profité de l’occasion pour féliciter les autorités de la République de Djibouti pour avoir construit des grands bâtiments qui sont d’ailleurs rares en Afrique. Il s’agit, notamment, de l’imposant bâtiment qui abritera la Bibliothèque nationale et les Archives nationales. But visé : nourrir l’intelligence de Djiboutiens  et conserver leurs pensées administratives. «Nous pouvons vous confirmer que la construction de ce bâtiment moderne est une fierté et un modèle pour l’Afrique », a fait savoir le professeur Bobutaka pour qui, à travers ce projet, l’Etat djiboutien assurera l’accès au plus grand nombre de djiboutien au savoir et à la mémoire.

 

Il a aussi lancé un appel aux Djiboutiens afin de bien protéger et surtout d’aimer la lecture qui, a-t-il notamment indiqué, est une recommandation sacrée. « Il incombe maintenant aux citoyens djiboutiens d’apporter leur pierre à l’édifice de ce projet commun », leur a-t-il signifié, soulignant que prendre le temps de lire, c’est prendre le temps d’apprendre, de faire des découvertes, de se faire plaisir.

 

Se référant au Coran, il a noté qu’il est écrit « que lors de la communication entre Allah et son prophète, il a été dit à ce dernier lisez, lisez, lisez ». Voilà l’occasion pourquoi le président de la République vous donne la Bibliothèque nationale pour la lecture responsable afin de comprendre le monde, s’est-il justifié.

 

Dans le cadre de la mise en place des archives et de la Bibliothèque nationale, le ministère des Affaires musulmanes, de la Culture et des Biens Waqfs a fait appel à  quatre experts internationaux de l’association ‘‘Mémoire et développement’’.

 

Depuis le 23 avril 2017, des ouvriers chinois sont à pied d’œuvre pour la construction, sur un site de 30 000 m2, de deux gigantesques bâtiments, l’un abritant la Bibliothèque nationale et l’autre les Archives nationales.

 

Durant la construction de ces deux édifices nationales, les autorités djiboutiennes du ministère des Affaires musulmanes, de la Culture et des Biens Waqfs en charge de ce projet, ont reçu mission de collecter les archives publiques et d’acquérir les patrimoines documentaires pour la future Bibliothèque nationale.

 

Pour y parvenir, le directeur du projet, le conseiller technique du   Mamcbw, Mohamed Houssein Doualeh, a fait appel à des experts de l’association «Mémoire et Développement», spécialisés dans les domaines des archives administratives et des bibliothèques nationales.

 

Conduite par l’expert international spécialiste en archives administratives, Albert Mban, la délégation de l’association est composée d’un expert en bibliothéconomie et en bibliologie, ( auteur de plus de dix livres scientifiques dans les domaines de la documentation) le professeur congolais (RDC) Bob Bobutaka Bateko, du Dr en TIC, Charles Manga Ebongue, chargé  de mettre en place un système informatique de la bibliothèque et des archives nationales ainsi que d’un conservateur spécialisé en archives nationales, Pazimi Bonon Younous.

 

Une capacité de 500.000 livres

 

C’est le 23 avril 2017 que le président djiboutien, Ismaïl Omar Guelleh a donné dimanche le coup d’envoi des travaux de construction d’une bibliothèque nationale et des archives.

 

Cette structure, la première de ce genre à Djibouti, est entièrement financée pour le gouvernement chinois dans le cadre de la coopération sino-djiboutienne.

 

Il s’agit en effet de deux bâtiments qui seront construits sur un même terrain d’une superficie de 30.000 m².

 

La bibliothèque nationale aura une capacité de 500.000 livres ou documents. Le bâtiment abritant les archives nationales aura quant à lui une capacité de stockage d’environ 3.000 m², exploitable pour 50 ans.

 

Dans une allocution prononcée à cette occasion, le président Guelleh a indiqué que la bibliothèque nationale sera le fleuron de la culture contemporaine de son pays alliant authenticité et modernisme. « Elle servira aussi à promouvoir la lecture et l’amour du livre permettant à nos enfants de se cultiver et de s’épanouir », a-t-il dit.

 

En ce qui concerne les archives nationales, le président djiboutien a rappelé qu’elles représentent la mémoire historique, sociale et politique djiboutienne, et font partie de la bonne gouvernance. Car, a-t-il précisé, « elles reflètent une partie de notre culture politique et permettent de suivre l’évolution institutionnelle de la république djiboutienne ».

 

« Je tiens à présenter mes remerciements à nos partenaires chinois pour leur soutien à la réalisation de ce grand projet, qui sera un lieu de prédilection pour conserver et collecter toute la bibliographie écrite sur Djibouti », a-t-il indiqué par ailleurs.

Pour M. Guelleh, ces archives joueront également un rôle critique dans la transmission de l’histoire collective de son pays et permettront aux historiens et chercheurs djiboutiens mais aussi à quiconque serait intéressé de trouver un lieu où ces données peuvent servir à leurs œuvres et enrichir la société de son pays dans son ensemble.

 

« Nous poursuivons notre stratégie de développement axée sur le capital humain rendant le savoir un outil crucial pour la création et l’innovation », a-t-il conclu. F

 

 

 

S. Sanda

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