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RDC: le président Félix Tshisekedi dénonce des pratiques contraires à l’éthique et à la déontologie militaire de certains cadres des FARDC

Le Président de la République et Commandant Suprême des Forces armées et de la Police nationale, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a dénoncé « le comportement pervers des certains cadres de l’armée qui s’adonnent à des pratiques contraires à l’éthique et à la déontologie militaire ».

Le Chef de l’Etat a fustigé ce comportement dans son discours prononcé, jeudi 12 mai 2022 à l’occasion de l’ouverture du séminaire-atelier sur l’éthique et la déontologie militaire au sein des FARDC, organisé à l’intention de ses officiers dans l’amphithéâtre Mobutu Sese Seko du Centre Supérieur Militaire, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa.

« Ce séminaire-atelier, je le veux un cadre stratégique pour une réflexion approfondie sur la discipline militaire, ce leadership responsable des valeurs morales et déontologiques ainsi que sur les principes juridiques devant cultiver toute fondation, aussi bien sur le théâtre des opérations que dans la gestion des ressources dédiées à la défense de l’intégrité territoriale et des frontières de notre pays », a-t-il martelé, ajoutant qu’ « il est temps de mettre fin à toutes les pratiques qui ont favorisé les assassinats et meurtres de nos concitoyens ».

 Pas d’alliance entre les FARDC et des groupes armées

Dans le même ordre d’idées, le Chef de l’Etat s’est inscrit en faux contre l’idée d’une alliance entre des officiers des FARDC et des groupes armés, dans le but de combattre un autre groupe rebelle(M23).

« On éteint pas le feu en jetant de l’huile au feu », a dit le président de la République.

Toutefois, il a réaffirmé sa volonté de poursuivre la réforme au sein de l’armée, annonçant qu’il ne lésinera pas sur les moyens pour une montée en puissance de nos troupes.

Le Commandant suprême a, en outre, révélé que jamais dans l’histoire de la RDC, l’armée nationale a reçu autant de moyens financiers, tout en reconnaissant que « les résultats ne sont pas proportionnels aux moyens mobilisés ».

Auparavant, le ministre de la défense, Gilbert Kambanda, avait relevé dans son allocution, toutes les antivaleurs qui gangrènent l’appareil sécuritaire de notre pays, afin d’y mettre fin.

Il a cité notamment le népotisme, le clientélisme et le tribalisme comme des maux qui avilissent l’armée nationale.

Promulguée en 1955, le code de discipline militaire, vielle de 57 ans, doit être mis à jour, a recommandé le ministre.

De son côté, le Chef d’Etat-major Général, le Général d’Armée Célestin Mbala Munsense, a fait savoir que ce séminaire fait suite aux efforts consentis pour le réarmement tant moral que capacitaire des cadres du commandement issus de la réorganisation des unités FARDC entreprise par la Force terrestre, focalisé au profil de 136 finalistes de l’ECM, session spéciale de Kitona avant leur déploiement.

Pour lui, le but ultime poursuivi est d’inculquer la notion d’une gestion responsable des ressources matérielles, financières et humaines dans le chef des commandants.

Plusieurs exposés seront développés au cours de ce séminaire de deux jours, notamment « La discipline militaire », par le Général d’armée Célestin Mbala Munsense, « Les conséquences juridiques, l’indiscipline militaire », par le Lt-Général Lucien-René Likulia et « Le rôle de l’inspectorat général des FARDC », par le Général Major Kasereka.

ACP/

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