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RDC: le COREFEC demande à l’ONU de sanctionner les auteurs des massacres perpétrés entre 1993 et 2003 à Kaniola et Nindja au Sud-Kivu

Dans un Mémorandum adressé au Secrétaire Général de l’ONU, le Consortium des Réseaux des femmes congolaises (COREFEC) demande à l’ONU et à d’autres organisations impliquées dans le Processus de Paix en RDC, de sanctionner les auteurs des massacres perpétrés entre 1993 et 2003 à Kaniola et Nindja au Sud-Kivu

Ce réseau que dirige Patricia Maïsha se dit satisfait de la publication du rapport mapping depuis 2010 par les Nations Unies. Cependant, le COREFEC constate avec regret que dans sa globalité ; le rapport n’inclut pas tous les autres massacres et tueries perpétrés en RDC, pendant la période allant de 1993-2003.

« Aussi, à KANIOLA et Nindja au Sud Kivu, la communauté congolaise a-t-elle connu des massacres qui, malheureusement, n’ont pas été soulevés dans ce rapport alors que cette barbarie a été commise au vu et au su de la communauté nationale et internationale ».

Cette grande organisation féminine de la société civile de la République démocratique du Congo s’indigne que ce rapport soit resté incomplet et les auteurs des crimes impunis, dix ans après sa publication.

Le groupe de Patricia Maïsha martèle que « Plus de 2000 personnes civiles innocentes de Kaniola et Nindja, dans la province du Sud-Kivu, avaient été lâchement massacrées par les FDLRs entre 1996 et 2008″.

Voilà qui pousse ces femmes à considérer le rapport Mapping comme susceptible d’être enrichi et complété. D’où, le COREFEC demande à l’ONU, avec l’aide d’autres organisations impliquées dans le Processus de Paix en RDC:

  1. La prise en compte de ce rapport et y adjoindre toute autres cas
    de tuerie, massacre et violence perpétrés par des groupes armés à
    l’intérieur du pays, cas de BENI, ITURI, Haut KATANGA etc.
  2. D’intégrer dans ce rapport le massacre de KANIOLA et Nindja qui a emporté des vies de congolais enterrés dans des fausses communes et indemniser toutes les victimes.
  3. De classer ces tueries comme un génocide congolais par le fait de leur richesse et potentialité naturelle telle que le génocide est défini par les instruments Juridiques nationaux et internationaux.
  4. Soutenir les actions du Docteur MUKWEGE en ordonnant
    l’instauration d’un tribunal Pénal international pour la RDC et la
    justice transitionnelle.

« Un congolais qui meurt c’est l’extinction d’une génération congolaise dans l’humanité », conclut Patricia Maïsha, présidente du Consortium des Réseaux des femmes congolaises (COREFEC).

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