Société

RDC: Le Cadre de concertation nationale de la société civile appelle à réformer la CENI avant la désignation de ses animateurs

Le Cadre de Concertation National de la Société Civile (CCNSC) a ouvert, mercredi 9 Septembre à Pullman, Grand Hôtel Kinshasa, les « Journées nationales de réflexions sur les reformes électorales », en présence des invités issus de toutes les couches de la nation, y compris ceux des 4 principales plateformes politiques du pays à savoir: FCC, LAMUKA, AFDC-A et CACH.

Dans son mot de circonstance, le Président en exercice de cette structure, Me. Patient Bashombe Matabishi a souligné la nécessité de procéder en urgence à la réforme électorale pour recadrer le prochain cycle électoral qui profile à l’horizon, d’ici en 2023.

« L’organisation des élections constitue une étape délicate dans la construction d’une démocratie. La régularité des cycles électoraux dans le temps, conformément aux dispositions constitutionnelles et légales en vigueur, est une condition incontournable au maintien du caractère démocratique de tout système politique ».

Et de poursuivre : « En République démocratique du Congo, les premières élections démocratiques organisées en 2006, ont ainsi constitué une étape fondamentale du processus de paix et un moment fondateur de la transition vers un système politique démocratique. D’autres cycles électoraux partiels ont été organisés dont le dernier fut celui de 2018 ayant conduit à la Première Alternance pacifique et qui a porté au sommet de l’Etat, Son Excellence Monsieur Felix TSHISEKEDI TSHILOMBO Président de la république, succédant ainsi à Joseph KABILA KABANGE, Président Honoraire ».

Outre l’insistance sur la nécessité de réformer le système électoral congolais, la société civile a salué l’alternance démocratique vécue en 2018 et conseillé aux acteurs divers, d’œuvrer pour la pérennisation de ses acquis en évitant les glissements: « il est capital de continuer sur cette lancée pour organiser les prochains cycles dans le délai constitutionnel afin de consolider les institutions politiques de la troisième République et les acquis démocratiques ».

Par ailleurs, Me. Patient BASHOMBE insiste que tout processus électoral doit être approprié par la population en général et en particulier, par les parties prenantes, car à l’en croire, c’est à travers les élections que les dirigeants représentent la population et exercent le pouvoir.

« Il vous souviendra que les dernières élections ont suscité beaucoup de critiques aussi bien des observateurs que des politiques. Ces critiques se rapportent notamment à l’organe en charge de l’organisation du processus électoral, la CENI, le mode de scrutin adopté pour les élections législatives et provinciales, la proclamation des résultats non compilés aux centres locaux de compilation des résultats, la corruption qui a émaillé les élections des gouverneurs et sénateurs, et j’en passe. D’où la nécessité de procéder à une réforme en vue de recadrer le prochain cycle électoral à l’horizon – 2023. Il s’agit donc de la révision de la loi portant organisation et fonctionnement de la Commission Electorale Nationale indépendante ainsi que de la Loi électorale ; préconise-t-il.

Les délégués des différentes organisations de la société civile vont, tout au long de ces assises, réfléchir sur le processus électoral en RDC et définir une pile de réformes nécessaires à soumettre aux institutions compétentes.

Il convient de rappeler que ces assises interviennent quelques jours après une vaste campagne menées par le Cadre de concertation nationale de la société civile auprès de tous les acteurs majeurs de la nation congolaise, dont les politiques, les confessions religieuses et autres leaders d’opinion.

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