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RDC-Freddy Matungulu : «Nous aurions souhaité entendre de Joseph Kabila qu’il n’y aura pas un troisième mandat»

« Le président de la République, Joseph Kabila, ne semble avoir rien dit de nouveau, a affirmé dimanche 24 septembre 2017, le président du parti politique Congo na Biso (CNB), Freddy Matungulu.

Analysant le discours du chef de l’Etat à la 72eme assemblée générale des Nations unies, il a indiqué qu’il aurait dû s’exprimer sur son avenir politique, notamment sut la question du référendum et le troisième mandant.

«Le président de la République ne semble voir rien dit de nouveau. Dans son discours, nous aurions souhaité entendre de la bouche du président un certain nombre d’éléments importants tels qu’il n’y aura pas de référendum pour amender la constitution, ou qu’il ne se représenterait pas, et par conséquent, il n’y aura pas un troisième mandat pour lui», a déclaré Freddy Matungulu.

A l’ONU, Joseph Kabila a affirmé que la marche de la RDC vers les élections «est irréversible» sans avancer aucune date. Il a salué les avancées réalisées dans le processus électoral en cours  RDC avec l’enrôlement de près de 42 millions d’électeurs sur les 45 millions attendus.

Freddy Matungulu a regretté que le chef de l’Etat soit revenu sur ces thèmes qui n’ont produit aucun résultat.

«Nous n’avons pas entendu ces choses-là et nous en sortons déçus. Le discours a été prononcé par le président et il a abordé des thèmes sur lesquels il s’est exprimé par le passé sans grands résultats», a déploré le président de CNB, un parti de l’opposition.

Selon Freddy Matungulu, les élections ne pourraient s’organiser qu’avec une organisation autre que celle dirigée par le président Kabila.

«L’expérience nous montre malheureusement que quand il s’agit de lui, tout ce qui est organisé ne nous amène pas à grands chose, je crois que c’est pour cette raison que certains Congolais pensent qu’on aura de chances d’organiser véritablement des élections que si nous avons une administration qui n’est pas dirigée par le président Kabila», a indiqué le président de CNB.

Retraite anticipée du FMI pour apporter sa « quote-part  aux efforts visant le mieux-être de la RDC

Le professeur Freddy Matungulu Mbuyamu Ilankir a annoncé lundi 23 février 215 à Washington sa retraite anticipée du Fonds monétaire international (FMI) pour apporter sa «quote-part aux efforts visant le mieux-être » de son pays, la République démocratique du Congo (RDC).

« Mon départ du FMI m’affranchit ipso facto de la lourde obligation de réserve que m’imposaient mes fonctions au Fonds monétaire, en même temps qu’il me permet de retrouver la pleine liberté d’expression et d’action grâce à laquelle je peux enfin, en tant que citoyen et expert, apporter ma quote-part aux efforts visant le mieux-être de mon pays », explique-t-il dans une déclaration du 23 février 2015 publiée à Washington (USA) Congoreformes.com reprend aujourd’hui pour besoin d’histoire.

En effet, s’interrogeait-il, devrait-il « continuer de se taire et de continuer de figurer sur les listes du personnel du FMI et priver le Congo de (son) apport à la réflexion sur les défis auxquels la nation fait face? »

« Mon devoir supérieur n’était-il pas plutôt d’apporter ma contribution au débat sur les enjeux politiques de l’heure dans ce pays qui m’a vu naître et qui a fait de moi ce que je suis ? », se demandait-il aussi avant de prendre sa décision historique dévoilée sous l’intitulé « Haut fonctionnaire international, le professeur Matungulu prend une retraite anticipée du FMI ».

Déclaration

« Le 17 février 2003, j’avais démissionné de mon poste de Ministre des Finances de la République démocratique du Congo pour ne pas cautionner des abus dans la gestion de la chose publique. En juillet de la même année, je reprenais mes fonctions d’économiste au siège du Fonds monétaire international à Washington, aux Etats Unis.

Le retour au FMI m’a réimposé l’obligation de réserve m’empêchant de me prononcer sur les enjeux économiques et politiques dans mon pays, la République démocratique du Congo (RDC).

Le grand débat des deux dernières années sur l’avenir du pays m’a profondément ému et interpellé, m’amenant à me poser des questions sur l’opportunité de maintenir un silence qui paraissait indifférent, voire complice à certains égards.

 

Devrais-je continuer de me taire ? Devrais-je continuer de figurer sur les listes du personnel du FMI et priver le Congo de mon apport à la réflexion sur les défis auxquels la nation fait face?

Mon devoir supérieur n’était-il pas plutôt d’apporter ma contribution au débat sur les enjeux politiques de l’heure dans ce pays qui m’a vu naître et qui a fait de moi ce que je suis ?

Après mure réflexion, j’ai décidé de prendre une retraite anticipée du Fonds monétaire international, institution de BrettonWoods qui a été mon employeur pendant les vingt dernières années.

Mon départ du FMI m’affranchit ipso facto de la lourde obligation de réserve que m’imposaient mes fonctions au Fonds monétaire, en même temps qu’il me permet de retrouver la pleine liberté d’expression et d’action grâce à laquelle je peux enfin, en tant que citoyen et expert, apporter ma quote-part aux efforts visant le mieux-être de mon pays ».

Freddy Matungulu Mbuyamu Ilankir, Mwalimu

Fait à Washington, DC, USA, le 23 février 2015

 

RO/CR

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