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RDC : Félix Tshisekedi présent aux festivités des 80 ans du « Manifeste de Brazzaville »

 

Le Chef de l’État,  Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo est arrivé lundi 26 octobre 2020 en début de soirée à Brazzaville pour participer aux festivités des 80 ans du  « manifeste de Brazzaville » sur invitation de son homologue Denis Sassou Nguesso, le Président de la République du Congo.

Au beach  de Brazzaville, le président  Felix  Antoine Tshisekedi Tshilombo a  été accueilli  par M. Gilbert Ondongo, Ministre d’Etat,  ministre de l’économie, de l’industrie et du portefeuille public, le ministre, représentant  le Président Denis Sassou Nguesso.

Le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo est parmi les cinq Chefs  d’État invités  aux activités  commémoratives  des 80 ans du Manifeste de Brazzaville, à savoir, Faustin Archange Touadera de la RCA, le Maréchal  Idriss Deby du Tchad,  Paul Biya du Cameroun ainsi que Mme Christine Ossuka Raponda, Premier ministre de la République gabonaise.

Chacun  de ces hôtes du Président Sassou Nguesso prendra  la parole  au colloque qui sera ouvert mardi  27 octobre 2020 au Palais des Congrès.

La France sera représentée par son ministre des Affaires étrangères Jean Yves LE DRIANT et la Francophonie  par son secrétaire général Louise Mushikiwabo.

Organisé  sous le thème  de « De Gaulle et Brazzaville », une histoire partagée entre la France, l’Afrique et le Congo,  ce colloque est l’occasion de célébrer le 80ème  anniversaire  du ralliement de Brazzaville  à la France Libre.

En effet, le 28 octobre  1940, le général  Charles de Gaulle faisait de Brazzaville  la tête de pont de la résistance contre l’Allemagne nazie pendant la seconde guerre mondiale. L’ancienne capitale de l’Afrique équatoriale francaise devient  alors la capitale de la France Libre.

Président en exercice de l’Union Africaine dès  janvier 2021, le Président Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo ne  manquera  d’évoquer avec ses homologues des questions  bilatérales et d’intérêt commun du continent.

Dans la suite du Chef de l’État à Brazzaville  se trouvent la ministre  des affaires étrangères Tumba Nzeza et son collègue de la coopération régionale M. Mandjolu.

Le 12 octobre 2020, le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo avait reçu à la Cité de l’Union Africaine le ministre congolais  des affaires étrangères Jean-Claude Ngakossso venu  lui  apporter l’invitation   pour participer  à ces manifestations.

27 OCTOBRE 1940 :
DE GAULLE ET LE MANIFESTE DE BRAZZAVILLE

Le 27 octobre 1940, en réaction à la rencontre de Montoire, le général Charles de Gaulle lance un Manifeste de Brazzaville, capitale de l’Afrique Équatoriale Française (AEF).

Par ce discours sobre et vigoureux, il affirme son autorité et annonce la constitution d’un Conseil de Défense de l’Empire.
Y figurent, les principales personnalités qui l’ont déjà rejoint : le général Georges Catroux, l’amiral Muselier, le général Larminat, les gouverneurs Félix Éboué et Sautot, le colonel Philippe Leclerc de Hauteclocque, le médecin-général Sicé, le professeur René Cassin et le révérend-père Georges Thierry d’Argenlieu.

Pour Charles de Gaulle, ce séjour à Brazzaville est marqué aussi par la déclaration d’allégeance du général Georges Catroux, prestigieux militaire de 63 ans, général 5 étoiles, gouverneur général de l’Indochine en 1939.
Démis de ses fonctions par le maréchal Pétain, il se rallie sans hésiter à la France Libre et se rend à Londres puis, sur ordre de Churchill, au Caire.
D’aucuns le voient comme un rival possible de De Gaulle, simple général de brigade à titre provisoire (!), mais il va démentir ces supputations en retrouvant le chef de la France Libre à Brazzaville.

De Gaulle raconte la scène dans ses Mémoires de guerre avec une émotion non feinte :
« Au repas, je levai mon verre en l’honneur de ce grand chef, à qui je portais, depuis toujours, une déférente amitié. Il répondit d’une façon très noble et très simple qu’il se plaçait sous ma direction. Eboué et tous les assistants connurent, non sans émotion, que, pour Catroux, de Gaulle était désormais, sorti de l’échelle des grades et investi d’un devoir qui ne se hiérarchisait pas. Nul ne se méprit sur le poids de l’exemple ainsi donné ».

Par CR/ACP/Heredote.net

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