Politique

RDC- Elections 2018 : JC Vuemba appelle à « ne point accompagner le gouvernement de Kabila pour non-respect de l’Accord de Saint Sylvestre » 

Face à la Presse, samedi 18 août 2018, Jean-Claude Vuemba, président du Mouvement du peuple congolais pour la République (MPCR), a lancé un appel pressant à tous les leaders politiques de l’opposition et aux candidats à la présidentielle du 23 décembre 2018, à ne pas participer aux élections tant que Moïse Katumbi n’y sera pas partie prenante..

« Par solidarité, je demande à Jean-Pierre Bemba, Adolphe Muzitu, Félix Antoine Tshisekedi, Freddy Matungulu et Vital Kamerhe ainsi que les autres de ne point accompagner le gouvernement de Kabila pour non-respect de l’Accord de Saint Sylvestre », a-t-il déclaré ».

« Ceux qui sont venus en 1997 avaient-ils quelle nationalité ? »

Après avoir évolué en mode silencieux, Jean-Claude Vuemba a convoqué la presse pour donner sa « lecture » de la situation politique notamment, sur l’épineuse question de la nationalité de Moïse Katumbi Chapwe et du mandat d’arrêt international lancé contre lui.

Ces questions ont préoccupé au plus haut point le Président du MPCR  et Coordonnateur de la Plateforme électorale Ensemble dans le Kongo Central. Jean-Claude Vuemba a commencé ainsi par remonter le temps.

« Ceux qui sont venus en 1997 avaient-ils quelle nationalité et ils prétendent aujourd’hui être Congolais par quelle affiliation? », s’est-il interrogé. Et d’ajouter : « Tous ceux qui nous ont dirigés pendant 17 ans, quand est-ce qu’ils ont rendu leur nationalité rwandaise, burundaise, tanzanienne, ougandaise… ».

Il a affirmé le refus du gouvernement de ne pas permettre à Moïse Katumbi de traverser la frontière à Kasumbalesa : « Il était bel et bien là pour rentrer au Pays. C’est la Direction Générale de Migration qui avait fermé ses bureaux pour ne pas enregistrer Moïse Katumbi».

Face à cette situation, il est étonné de voir le ministre de la Justice sortir un mandat d’arrêt international. Il a rassuré que personne ne le respectera pas du fait que Moïse Katumbi a fait une tournée en Afrique sans être inquiété : « Tous les Chefs d’Etat africains ne respectent que la résolution des Nations Unies qui a bien fixé que seul l’Accord de la Saint Sylvestre est de mise ». Il s’est aussi référé à la Constitution qui interdit à ce qu’aucun congolais ne peut être forcé à l’exil.

A ce propos, il a lancé un appel « à tous les leaders politiques de l’Opposition et aux candidats président de la République de ne pas participer aux élections tant que Moïse Katumbi ne sera pas partie prenante aux élections du 23 décembre 2018 ». Il leur a rappelés l’action menée par les Pères fondateurs de l’indépendance qui avaient exigé la présence de Patrice Emery Lumumba à la Table ronde de Bruxelles.

« Par solidarité, je demande à Jean-Pierre Bemba,  Adolphe Muzitu, Vital Kamerhe, Félix Tshisekedi, Martin Fayulu, Freddy Matungulu et les autres qui sont candidats président de la République de ne pas accompagner le Gouvernement Kabila pour non-respect de l’Accord de la Cenco ». Ce, avant de souligner : « Si aujourd’hui, c’est Moïse Katumbi, demain ce sera qui alors que nous entendons des soubresauts sur Jean- Pierre Bemba Gombo ».

Candidat commun de l’Opposition

Il a ensuite évoqué la mobilisation des leaders politiques de l’Opposition sur la volonté du peuple d’avoir une candidature commune à la compétition du fauteuil présidentielle.

« Le président du MLC m’a demandé de faire ce que j’ai fait en 2006 et 2011 pour rassembler tous les candidats président de la République pour qu’ils puissent se choisir un candidat commun »

Se basant sur ses convictions, il croit en Moïse Katumbi d’être le Président de la République. « C’est ainsi que nous devons prendre en compte l’option de la candidature commune de l’Opposition », a-t-il insisté. Il a recommandé au peuple la vigilance car, bientôt, les affiches vont sortir avec la liste de partis politiques qui travaillent pour Kabila : « Cette fois-ci, il faut que le peuple congolais sache qui il vote. Le peuple doit choisir le sien et non un président africain ou Français ».

Quid de la machine à voter ?

Avant d’aborder la question de la machine à voter, il a prévenu que « cette machine viendra mettre la population face à la kalachnikov, au gaz lacrymogène et de grenade parce que nous n’accepterons pas cette machine à voter ».

« Nangaa doit savoir que, partout où cette machine est passée, elle a toujours causé du tort ; Je suis législateur. Nous avons étudié la loi électorale, il n’y a nulle part ou on inscrit la machine à voter. On a plus parlé de la pratique du papier et non de la machine à voter. C’est pour cela que cette machine ne nous concerne pas. S’il faut nous tuer, il va nous tuer. S’agissant des 16% d’électeurs sans empreintes et de 3 millions de mineurs, la Ceni n’a jamais indiqué la zone où se trouvent ces électeurs fictifs », », a averti Vuemba.

Ensemble pour le changement

La plateforme Ensemble,  a dit le Président Vuemba, a placé 6.000 candidats aux élections législatives et provinciale : « Comme Jean-Claude Vuemba est As de la vérité, je dois vous dire que seul le leader de Ensemble a payé les frais y afférents et lui a remercié pour cet élan patriotique. Au moment venu, nous sortirons nos candidats et candidates pour montrer à l’opinion combien nous avons mis l’accent sur la femme à travers la République »

Parlant de son Parti politique, le MPCR, il annoncé les matinées politiques qui seront animées chaque semaine pour que le message puisse être bien distillé. Il a eu une pensée pieuse  à l’endroit des prisonniers politiques et à ceux qui sont tombés pour la démocratie. Il a, enfin, demandé au pouvoir de sortir la liste de 420 fosses communes de Maluku avant de rendre hommage à Kyungu wa Kumwanza.

 

 

 

LP/CR

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