Economie

RDC-Dissolution de Fibank : « meilleure solution », selon le gouverneur de la BCC

« La dissolution de la banque Fibank a été la meilleure solution surtout qu’elle est tout de suite reprise par une autre (Afriland Firts Bank). Cette dernière présente des bases solides », affirme le gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), Deogratias Mutombo.

La FIBANK RDC est reprise par AFRILAND FIRSTBANK/RDC, qui reprend toutes les activités de FIBANK à partir de lundi 12 juin 2017.

« Toute la clientèle de la banque dissoute devient d’office, à partir de lundi [12 juin 2017], les clients d’Afriland First Bank. Que les déposants et les épargnants ne cèdent pas à la panique », assure le gouverneur de la BCC, lors d’une rencontre organisée vendredi 9 juin 2017 dans la soirée à Kinshasa.

Au cours de cette réunion, Deogratias Mutombo a annoncé la dissolution de Fibank et sa reprise par Afriland First Bank. Il a expliqué que les actionnaires de la Fibank n’ont été capables ni d’apporter les capitaux frais, ni d’ouvrir le capital social de cette banque « malade » à d’autres investisseurs.

Afriland reprend ainsi, dès ce lundi, les actifs et passifs propres de la Fibank et devra aussi prendre en charge le réseau commercial de la banque dissoute avec 14 agences dont 7 guichets à Kinshasa et d’autres en provinces pour un total de plus de 24 000 comptes.

« Afriland a des indicateurs de solidité fiables. De fonds propres qui dépassent les 20 millions USD et un encourt de crédit important », vante le gouverneur de la BCC. Il indique que les clients de Fibank « sont chanceux d’avoir leurs dépôts repris par une banque en activité ».

« Vos dépôts sont garantis. Laissez-les. N’allez pas les retirer », conseille-t-il. Après sa dissolution, le cabinet Elie Ngomo Tombo Bangaye est recruté pour liquider les actifs et passifs que la BCC qualifie de malsains et toxiques.

C’est depuis 2015 que la Fibank RDC connait des difficultés d’exploitation. Le 11 décembre de la même année, la banque centrale avait désigné un comité d’administration provisoire avec une double mission : remplacer le conseil d’administration et la direction générale de cette banque, d’un côté et de l’autre, explorer les pistes de résolution de la crise.

En décembre 2015, la Banque centrale du Congo avait nommé un comité provisoire à la tête de la First international bank, dirigé par Alphonse Guy Ramazani, avec pour mission d’assurer une bonne gestion courante et surtout

d’élaborer un plan de redressement de cet établissement bancaire. Celui-ci n’avait plus suffisamment de fonds propres devant lui permettre d’être à l’abri «en cas de choc», avait alors expliqué le directeur des opérations bancaires en charge de la politique monétaire de la BCC, Jean-Louis Kayembe.

 

RO/CR

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