Politique

Me JM Kabengela : « Le jugement prononcé à l’endroit de Vital Kamerhe contient beaucoup de violations de droit »

« Le jugement prononcé à l’endroit de Vital Kamerhe contient beaucoup de violations de droit », a réagi le collectif des avocats du directeur de cabinet du chef de l’Etat juste après le verdict, samedi 20 juin 2020.

Jean-Marie Kabengela, membre de ce collectif annonce que dès la semaine prochaine, Vital Kamerhe va en appel pour corriger ces violations.

« Notre client va aller en appel pour que le juge d’appel puisse corriger beaucoup de violations de droit contenues dans le jugement qui vient d’être prononcé. Vous avez suivi le juge prononcer la confiscation des biens, des comptes de la femme de notre client et des enfants, lesquelles personnes n’ont pas été appelé en instance. On ne peut pas prononcer une condamnation, soit-elle civile à l’encontre d’une personne non appelée en instance », a protesté Me Jean-Marie Kabengela.

Il parle aussi des violations de certaines dispositions :

« Le juge a violé le droit de l’homme et surtout qu’il évoque une ancienne circulaire de la Cour suprême, la quelle a été remplacée. Au-delà de cela, il y a un règlement intérieur de la Cour constitutionnelle qui impose au juge l’attitude à prendre lorsqu’une exception d’inconstitutionnalité est soulevée ».

Pour leur part, la partie civile et le ministère public ont refusé de commenter ce verdict.

L’UNC Haut-Katanga dénonce un procès politique

Le secrétaire interfédéral intérimaire de l’Union pour la Nation congolaise (UNC)/Haut Katanga, dénonce un procès politique après la condamnation de Vital Kamerhe à 20 ans de travaux forcés. Il indique que ce n’est qu’une partie remise.

« C’est dans un premier temps une désolation, une déception. Comme nous l’avions toujours dit, la justice congolaise est inféodée par les hommes politiques et cette justice a déshonoré ce grand pays de Lumumba, de Mzee Laurent Désiré Kabila, de Vital Kamerhe. La lutte continue », a indiqué Charles Kyungu, secrétaire interfédéral intérimaire de l’UNC/Katanga.

Pour lui, leur leader, Vital Kamerhe, a perdu la bataille, et non la guerre, et il y a plusieurs Kamerhe en liberté :

« Ils ont gagné la bataille est non la guerre et nous savons que nous allons en appel. Donc c’est une déception si nous devons avoir une justice sélective, une justice à double vitesse. Je ne sais pas si c’est aussi ça un état de droit. Le ministère public et la partie civile étaient mêmes en difficulté d’apporter les preuves. Ils n’en ont pas apporté. Parce que nous avons autres fois demandé au juge de ne pas accepter de porter la charge de la haine. Aujourd’hui c’est connu que c’était un procès purement politique : Kamerhe candidat redoutable en 2023, ils ont précipité sa condamnation pour qu’il ne soit pas candidat, qu’il soit inéligible. Ce n’est pas la fin du monde Kamerhe condamné, il y a 100 autres Kamerhe qui sont en liberté ».

Par CR/RO

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