Nation

« Je ne sais pas si le M23 a une extraordinaire force de frappe ou ce sont les FARDC qui accusent une faiblesse extraordinaire » (Vincent Biruta, ministre rwandais des affaires étrangères)

Par Napoléon TSHILOMBO

Dans une interview accordée le 17 juin à Jeune Afrique, le Ministre rwandais des affaires étrangères a essayé de démentir sans rien démentir, le soutien avéré de Kigali au Mouvement terroriste du M23 qui écume Rutshuru, au Nord Kivu, dans la partie Est de la République démocratique du Congo.

À la question de savoir comment un mouvement qui a été défait en 2013 revient avec force et où tire-t-il cette force de frappe, Vincent Biruta répond, d’un ton moqueur : « Je ne sais pas si le M23 a une extraordinaire force de frappe ou c’est l’autre camp qui accuse une faiblesse extraordinaire ». Et de poursuivre: « et même si le M23 était si fort, je ne vois pas pourquoi serait-ce la force du Rwanda ».

Depuis la résurgence des hostilités entre le M23 et les forces loyalistes de la RDC, Paul Kagame et son régime tentent de détourner l’attention de la communauté internationale sur le soutien avéré qu’ils apportent aux rebelles du M23.

Comme la question des FDLR n’est plus une bonne marchandise sur le terrain, Kigali a trouvé un nouveau fond de commerce qui hélas, se heurte à la maturité du peuple congolais ! Il s’agit d’une certaine stigmatisation imaginaire des populations rwandophones.

L’objectif pour Kagame est de créditer la thèse d’un conflit congolo-Congolais à laquelle seuls les nouveaux-nés voilés par les collines du Rwanda peuvent croire, le monde entier ou presque, ayant compris le jeu de celui que Charles Onana dans son livre: « Ces tueurs tutsis » qualifie de « Tueur en chef ».

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