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Covid-19 : l’OMS, qui redoute encore « le pire », va envoyer une équipe enquêter en Chine

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La pandémie de Covid-19 a fait plus de 500 000 morts et le « pire est à venir » en l’absence de solidarité mondiale, a averti lundi l’OMS. L’organisation va envoyer une équipe en Chine pour déterminer l’origine du virus.

L’OMS veut enquêter sur l’origine du Covid-19. Alors que le bilan de la pandémie de ce coronavirus dépasse désormais les 500 000 morts, l’institution a averti lundi 29 juin 2020 qu’en l’absence de solidarité mondiale, le « pire est à venir ».

COMMENT LA COVID-19 EST-ELLE VRAIMENT APPARUE ?

Depuis que la maladie a déferlé sur le monde, des dates différentes ont été avancées pour tenter d’identifier les premiers cas de coronavirus en Chine et ailleurs.

La première fois que des journalistes français ont pu se douter qu’il se passait quelque chose d’inédit sur le plan sanitaire en Chine, ils l’ont vu sous la forme d’une dépêche de l’agence France-Presse (APF) le 5 janvier 2020.

C’était un dimanche après-midi, dernier jour des vacances de Noël, au moment où des millions de Français rentraient chez eux après les fêtes de fin d’année, bien loin de s’imaginer ce que 2020 leur réservait.

La dépêche évoque une « mystérieuse pneumonie » en Chine, mais Pékin exclut d’emblée le risque d’une maladie type SRAS.

Trois jours plus tard pourtant, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) évoque la possibilité d’un nouveau Coronavirus.

Au fur et à mesure que le temps passe, on en apprend un peu plus sur l’origine possible de l’épidémie.

On apprend ainsi que la Chine a prévenu l’OMS le 31 décembre 2019 de l’émergence de cette pneumonie à Wuhan.

Le 11 janvier 2019, Pékin annonce un premier mort. Quand la maladie est-elle apparue ?

PREMIERS CAS EN DÉCEMBRE

Pékin affirme dans un premier temps que la maladie est apparue entre le 12 et le 29 décembre 2019, avec un total de 59 cas.

Puis, la Chine avance la date du premier cas au 1er décembre.

Plus tard, on apprend qu’un patient zéro a été repéré dès le 17 novembre 2019 à Wuhan, selon le quotidien hongkongais South China Morning Post, citant des données gouvernementales.

Et puis, le 1er décembre 2020, la chaîne américaine CNN rend public un rapport officiel chinois qui révèle qu’en décembre 2019, les cas de grippe ont été 20 fois plus nombreux que l’année précédente dans la province du Hubei, dont Wuhan est la capitale. Et que de nombreux cas de coronavirus se trouvaient probablement parmi les malades.

AILLEURS QU’EN CHINE ET PLUS TÔT ?

En remontant encore dans le temps, des informations suggèrent que le virus était présent dans d’autres pays que la Chine en 2019. C’est d’ailleurs une éventualité défendue par Pékin qui affirme régulièrement que la maladie a pobablement été importée sur son territoire.

Quoi qu’il en soit, le Wall Street Journal révélait début décembre 2020 que des échantillons de sang prélevés dans plusieurs Etats américains par la Croix Rouge étaient infectés par le coronavirus un an plus tôt, en décembre 2019.

Dans le même ordre d’idée, en Italie, une étude de l’Institut national du cancer de Milan a trouvé des anticorps liés au Covid-19 dès septembre 2019 chez des patients dépistés pour des cancers du poumon.

Et cela, bien avant le premier cas officiel signalé en février 2020 près de Milan.

Des chercheurs italiens ont aussi révélé un nombre exceptionnellement élevé de cas de pneumonies sévères et de grippe en Lombardie au quatrième trimestre 2019.

Pour tenter de connaître enfin les origines du virus en Chine, ou ailleurs, l’OMS a constitué une mission internationale.

Après des mois d’attente, elle va normalement pouvoir enquêter sur le sol chinois en janvier 2021, un an après la première dépêche de l’AFP.

Par franceinfo

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