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Consultations présidentielles : Félix Tshisekedi a reçu des groupes sociaux mardi

Le Président de la République, Félix- Antoine Tshisekedi Tshilombo, a poursuivi, mardi 03 novembre 2020 au Palais de la Nation, la série des consultations avec des acteurs et organisations socioprofessionnels les plus représentatifs du pays, en vue de parvenir à la mise en place d’une « Union sacrée de la Nation » en République démocratique du Congo.

Au cours de cette deuxième journée des consultations, le Chef de l’État a échangé avec les délégués des organisations des droits de l’homme, de la Société civile, des médiats, des ordres des avocats, des médecins, des infirmiers, des pharmaciens, des enseignants et des experts comptables.

En ce qui concerne les organisations de défense des droits de l’homme, le Chef de l’Etat s’est entretenu avec ACAJ, VSV, ASADHO, Les Amis de Nelson Mandela et Toges noirs.

Il a eu aussi des entretiens avec l’intersyndicale de la Fonction publique, l’Ordre des avocats, l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), l’Union congolaise des femmes des médias, (UCOFEM), le SYECO et le SYNECAT, etc.

Lundi soir, le Chef de l’Etat avait reçu les délégués de l’ECC, de Symocel  et  des églises de réveil.

Le Chef de l’Etat, rappelle-t-on,  a initié ces consultations après avoir constaté une crise persistante au sein de la coalition FCC-CACH. L’objectif pour lui, est d’aboutir à « l’Union Sacrée pour la Nation».

L’ACAJ et la VSV souhaitent la requalification d’une nouvelle majorité

L’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) et la Voix des sans voix (VSV) ont encouragé le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi à poursuivre les consultations afin de requalifier la nouvelle majorité et une nouvelle action gouvernementale.

«Deux ans après la mise en œuvre de la coalition FCC-CACH, nous nous sommes rendus compte que cette coalition n’a pas travaillé dans le sens de pouvoir porter le projet de la promotion et la protection des droits et libertés fondamentaux du citoyen, tel qu’attendu par nous tous. Par conséquent, nous avons proposé au Président de la République et nous l’avons encouragé à poursuivre ses consultations en vue de déboucher sur la requalification d’une nouvelle majorité, et une nouvelle action gouvernementale telle qu’elle devra porter les vrais projets de société comme prévu dans la constitution de la RDC. Mais jusqu’ici, nous nous sommes rendus compte que la majorité FCC-CACH n’est pas à mesure d’amener la RDC vers la réalisation de ces projets», a dit Georges Kapiamba, coordonnateur de ACAJ après la rencontre avec le Chef de l’Etat.

«Nous avons proposé au Président de la République de pouvoir consulter toutes les forces politiques et sociales, y compris les forces politiques du FCC, ainsi que d’autres forces politiques qui ne font pas partie de la coalition en vue d’écouter les uns et les autres, surtout dans l’objectif de pouvoir déboucher sur la requalification de la majorité parce que nous sommes aujourd’hui certains, qu’avec cette majorité, il ne sera pas possible de permettre à la RDC et son peuple de réaliser des projets de sociétés pour un État des droits», a-t-il encore souligné.

La société civile propose la dissolution du Parlement

La société civile a recommandé au Président de la République de dissoudre le Parlement, à l’issue des entretiens qu’a eu le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi avec une délégation composée de MM. Jonas Tshiombela, Patient Bashombe et Christopher Ngoy, respectivement coordonnateur de la Nouvelle société civile, président du Cadre de concertation de la société civile et coordonnateur de la Société civile du Congo dans le cadre des consultations présidentielles.

«Notre avis et que le malaise est vécu par toute la population parce qu’au perchoir où il se trouve, il y a un malaise. Ce sont les leviers qui activent tous les segments de la société qui y sont en souffrance. Et cette souffrance répercute sur le social, non seulement le politique. Et aujourd’hui, nous avons expliqué au Président que la population, le souverain primaire, ne se sent plus représenté par ses mandataires qui sont dans les institutions et qu’il faut penser très sérieusement à pouvoir restructurer et/ou reconfigurer l’Assemblée nationale. Nous parlons de la dissolution du Parlement qui est plus qu’inévitable. Nous lui avons remis la pétition de la société civile, qui a aujourd’hui enregistré plus de 96 mille signatures», a dit Christopher Ngoy, coordonnateur de la société civile du Congo.

Cette délégation a également proposé que les réformes viennent avant la nomination des acteurs de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

«On a réfléchi avec le Président sur la question de l’organisation des élections futures, et à ce niveau, en ce qui concerne la CENI, la question était de savoir est-ce qu’on nomme d’abord les animateurs de la CENI, avant la réforme, ou c’est la réforme qui vient avant ? La société civile, nous sommes catégoriques, il faudra que la réforme puisse précéder la nomination des acteurs. Pour l’argent, c’est le peuple qui contribue, donc, il y en aura toujours», a affirmé Patient Bashombe, président du cadre de concertation de la société civile.

La presse congolaise satisfaite de la tenue des consultations

Les délégations de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), du Journaliste en danger (JED), des responsables des médias ainsi que des éditeurs des journaux ont dit toute leur satisfaction quant à la tenue des consultations

«La presse a promis d’accompagner le Président de la République à travers le travail au quotidien pour informer l’opinion.

Nous avons encouragé l’idée de l’Union sacrée de la République», a dit Kasonga Tshilunde, président de l’UNPC au sortir de l’échange.

Cependant, Kasonga Tshilunde a précisé que cet accompagnement ne va nullement empiéter sur l’indépendance des médias.

«Dans notre profession les faits sont sacrés et les commentaires sont libres. Notre accompagnement ne va nullement empiéter sur l’indépendance des médias», a-t-il renchéri.

Un document contenant les suggestions des médias a été remis au Président de la République.

Le SYNAMED insiste sur le respect de la constitution et les desiderata des médecins

Le Syndicat national des médecins (SYNAMED) a remis un mémo portant sur le respect de la constitution et la prise en compte des revendications des médecins.

«En ce qui concerne les problèmes de l’heure au niveau du pays, nous avons insisté sur le respect de la constitution. Le Chef de l’État en tant que garant de la Nation, doit veiller à ce que celle-ci soit respectée dans toutes les facettes », a déclaré le Dr John Senga, président du SYNAMED.

«Quant aux desideratas des médecins, nous les avons présentés par rapport à la nomination des médecins en grade, à l’alignement de tous les médecins qui travaillent pour les services de l’État et leurs mécanisations.

Nous avons présenté au Chef de l’État tous les projets que nous avons au niveau du SYNAMED, notamment le projet en rapport avec la mutuelle de santé, celui en rapport avec l’aménagement de la Cité des médecins, l’abrogation du décret portant statut du médecin pour une ordonnance en vue d’apaiser la carrière de médecins», a-t-il poursuivi.

En ce qui concerne la probabilité d’une rupture de la coalition FCC-CACH, le SYNAMED a estimé que l’unité du pays et le respect de la constitution sont les deux principes à respecter.

L’ECC salue l’initiative du Président Félix Tshisekedi

Le premier vice-président de l’Eglise du Christ au Congo (ECC), Mgr Nyamuke Asia l’Ubul, a salué à l’issue de l’entretien, lundi soir, avec le Chef de l’Etat, l’initiative du Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo qui, selon lui, constitue un grand pas vers le dénouement de la crise multiforme que connait la RDC.

Tout en se réjouissant de ces échanges «fructueux», Mgr Nyamuke Asia l’Ubul a indiqué avoir présenté au Président de la République un mémorandum dans lequel sont reprises les propositions de sortie de crise de l’Eglise Protestante sur les huit points de divergences entre FCC et CACH.

L’ECC a insisté sur la nécessité d’aller vers les concertations nationales.

«Le Chef de l’État a exprimé sa sensibilité à l’égard de cette proposition», a dit le Pasteur Maurice Mondengo Iyoka B, directeur de cabinet adjoint du président national de l’ECC.

SYMOCEL insiste sur les reformes  de la CENI

Le Coordonnateur de la Synergie des missions d’observation électorale (SYMOCEL), Bishop Djamba, a déclaré, à l’issue des entretiens avec le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi, avoir  remis un  cahier des charges de la Synergie qui insiste sur la tenue des réformes électorales avant la désignation des animateurs de la Commission électorale nationale indépendante (CRNI).

«Les réformes électorales sont essentielles avant la désignation de nouveaux animateurs de la CENI parce qu’elles serviront de garde-fous», a souligné Bishop Djamba, ajoutant que ces réformes doivent permettre aux nouveaux dirigeants d’être totalement indépendants des institutions politiques.

«Il n’est pas possible que les acteurs politiques ne nous entendent pas parce que les lois qui sont prises sont des lois qui doivent traduire les aspirations de la population. Donc si la population a exprimé son point de vue, c’est tout à fait clair que les politiques entendent. Nous avons eu l’occasion de remettre au Président de la République les référentielles de la société civile qui portent toutes les recommandations en rapport avec les réformes électorales. Nous pensions que c’était une bonne occasion pour que notre voix puisse être portée au plus haut niveau de la République. Nous avons aussi insisté sur le fait que les animateurs de la CENI ne peuvent être désignés qu’après les réformes électorales parce qu’aujourd’hui on peut avoir un animateur de la CENI qui pourrait être l’oiseau rare que vous serez entrain de chercher mais si les lois ne lui permettent pas d’être indépendant des institutions politiques, nous risquons de connaître toutes les tares de 3 processus électoraux passés», a-t-il conclu.

Le Haut conseil des églises de réveil appelle le Chef de l’État à privilégier la paix et le développement du pays

Le porte-parole du haut conseil des églises de réveil, le pasteur Godé Mpoyi, a appelé le Chef de l’État à privilégier la paix et le développement du pays.

«Nous avons demandé au Chef de l’État d’œuvrer dans le sens de maintenir la paix et d’accélérer le développement de la République démocratique du Congo.

C’est autour de cela que s’est tourné notre échange», a déclaré le pasteur Godé Mpoyi.

«Nous allons prier pour que tout le monde parle le même langage. C’est pour la 23èmefois qu’on parle des consultations dans ce pays. Nous, en tant que pasteurs, nous sommes là pour conseiller, que tout ce qui sera fait, soit fait en faveur de la paix et du développement du Congo », a martelé le pasteur Godé Mpoyi.

Par ailleurs, l’apôtre Léopold Mutombo, fondateur et pasteur du ministère Amen, s’est dit optimiste quant à l’aboutissement des  consultations initiées par le Chef de l’Etat, avant d’appeler les uns et les autres à soutenir la démarche du Président de la République.

«J’ai de très bonnes impressions parce que j’ai trouvé le Président très ouvert.  Ce que le Chef de l’État a proposé à la Nation, il a presque dit tout haut ce que la Nation pensait tout bas», a-t-il déclaré.

L’apôtre Léopold Mutombo a profité de cette occasion pour appeler les acteurs politiques de tout bord à saisir cette opportunité offerte par le Chef de l’État, pour apporter leur savoir susceptible de booster le développement du pays. 

Par ACP

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