Nation

Bahati et les populations de l’Est de la RDC ont raison, la Monusco doit partir! (Tribune de J. Labunda, Chercheur en SIC)

L’engagement de la Monusco en RDC il y’a plus de deux décennies était dans le dessin d’accompagner les fardc dans la pacification de la partie Est en proie à des exactions multiformes.

Il est de notoriété publique, la guerre imposée à la RDC est sévèrement économique puis l’expose à tous les dangers. Il a fallu au congolais, surtout ceux qui ont les manettes du pouvoir, un courage exceptionnel, une expertise suffisante et une détermination à toutes épreuves pour tenir tête aux prédateurs, nationaux ou étrangers, prêts à tout pour s’enrichir.

Communauté internationale: Un machin sans vergogne

Lorsque le Rwanda de Paul Kagame envahit la RDC en 1998, les capitales occidentales réagissent par le silence. Dans les médias, certains préfèrent parler d’affrontements armés ou de tensions à l’Est du Congo pour ne pas designer l’Armée Patriotique Rwandaise Comme une force d’invasion et d’occupation au Congo. l’Union Européenne s’efforce autant que possible de ne jamais évoquer la violation du territoire Congolais par les troupes de Paul Kagame. Officiellement et publiquement, l’UE n’admettra pas que le Rwanda a violé et continue de violer le droit international par sa présence militaire illégale au Congo. Mais dans les réunions et les rapports internes de cette institution, le ton est différent.

Il n’est pas à démontrer que Bruxelles était devenue, avant l’arrivée du Président Félix TSHISEKEDI- encore faut-il vérifier – la ville de prédilection des parrains du régime rwandais et des criminels de guerre de la RDC. Les rebelles tutsi et leurs militants y travaillent hardiment et avec une arrogance non dissimulée.

La Monusco: Une force affairiste et touristique

Dans l’univers de violence et de cruauté que représente la partie Est de la RDC, l’assistance et la protection des populations civiles sont restées accessoires, voire inexistantes au Congo.la seule chose qui ait été encouragées après plusieurs années de guerre et d’atrocités, c’est la présence cosmétique de cette Monusco.

Réunissant les troupes de plusieurs pays, cette Monusco n’est jamais parvenue à marquer la différence par une action unitaire incisive et d’envergure. A n’en pas douter, les millions des morts dans les conflits économiques de l’Est, sont aussi à placer à la charge des Nations-Unies-complice du malheur des Congolais.

Bahati Lukwebo a raison, la Fameuse Monusco doit partir. L’urgence s’impose de façon non négociable

Le caractère amère de la violation pour l’Afrique du principe juridique de l’Uti possidetis juris qui garantit l’intangibilité des frontières issues de la colonisation dès l’après conférence de Berlin en 1885 est, à notre humble avis, ce qui a animé le discours du Président du Sénat de la RDC. N’en déplaise à ceux qui voient le danger qu’il cours. Même alors, c’est un congolais qui a compris l’ignorance de la fameuse communauté internationale sur les propositions de tous les acteurs soucieux de contribuer réellement à la paix en RDC.

Il faut juste se rendre compte de l’attitude de ces pays face à la levée de l’embargo de la RDC sur l’achat des armes. Doit-on rappeler que le rapport Mapping des violations graves des droits de l’homme par le même Rwanda dans la décennie 1993-2003 placé dans le tiroir serait une erreur qui porte un coup fatal à la crédibilité de l’UE, Nations-Unies et autres!

Nous attendions de Nations-Unies l’application du chapitre 7 de la charte de l’ONU qui consacre, non la nécessité, mais l’obligation du conseil de sécurité de faire respecter la souveraineté et l’intégrité du Congo.Il est évident qu’une telle approche inquiète les amis de Paul Kagame.

Vivement un départ sans condition car leur enrichissement sanguinaire n’a que trop trainé.

Je préfère clôturer cette réflexion par la phrase de La Mana qui dit: »pour réussir les révoltes constructrices, il est impératif pour toute société de se doter d’hommes porteurs de valeurs. Des personnalités de haute ferveur et d’ardentes passions, capables d’impulser des initiatives de transformations positives, profondes et fertiles de la réalité ».

Le Congo sera meilleur bientôt, tenons!

Tribune de Jespère Labunda, Assistant à l’Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication (IFASIC)

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