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Avant sa démission : Christian Mwando remplace illégalement une centaine d’agents et cadres par des membres du parti Ensemble de Katumbi dans des structures du Plan (SENAREC, OCDD, INS…)

Par Patrick Lokoni et Netic-news

Il y a grogne au sein du Secrétariat national pour le renforcement des capacités, (SENAREC), à l’observatoire congolais du développement durable (OCDD), à l’institut national des statistiques (INS) etc…. À la base, les nouvelles nominations effectuées par le ministre d’État, ministre du Plan, Christian Mwando.

Fidèle à Moïse Katumbi dont le parti Ensemble pour la République a craqué la porte de l’union sacrée à la veille des élections prévues en 2023, le Ministre du Plan Christian Mwando Kabulo a déposé sa démission au Premier ministre ce mercredi 28 décembre 2022.

Peu avant son départ du Gouvernement, le fils de Charles Mwando Nsimba de très heureuse mémoire a opéré des changements illégaux dans des tructures sous tutelle du Ministère du Plan à l’instar du Secrétariat National pour le Renforcement des Capacités (SENAREC), de l’observatoire congolais du développement durable (OCDD), de l’institut national des statistiques (INS)…

Il s’agit donc pour le Ministre Mwando qui passe dans l’opposition de partir sans partir en maintenant la mainmise sur l’administration et les structures techniques du ministère du plan à travers ses poulains, pour la plupart, candidats malheureux aux dernières élections législatives pour le compte du Regroupement Ensemble pour le Changement.

Si, à l’INS, le conseil d’état a vite renvoyé l’ex ministre des finances de Katumbi aux études en annulant purement et simplement son arrêté illégal, dans d’autres structures, les agents illégalement licenciés attendent des autorités compétentes une réparation de cette supercherie clienteliste par leur réintégration.

Le statut des agents de carrière torpillé

En effet, par son arrêté antidaté au 9 juillet 2022, cité par nos confrères de Netic-news, le ministre Mwando a injustement révoqué plus de 25 cadres et agents du SENAREC régulièrement payés et admis sous statut pour les remplacer par de nouvelles unités.

Formés par la République, ces agents qui drainent pour certains 15, 10, 7 ou 4 ans d’expérience, ont été renvoyés sans raison valable et en violation de la loi qui précise qu’avant de mettre fin à une affectation d’un agent, il faut au préalable avoir déjà trouvé une nouvelle affectation malheureusement jusqu’aujourd’hui, aucun fonctionnaire ne connait sa situation.

Ces agents licenciés, qui ont saisi les autorités supérieures sans succès, s’étonnent que leur révocation intervienne à la même période où le SENAREC accède à l’effectivité de son nouveau barème salarial.

Le décret créant le SENAREC grièvement violé

S’agissant du personnel technique composé essentiellement d’une dizaine d’experts, le décret portant création du SENAREC stipule qu’ils sont recrutés sur concours. Ceci suppose qu’avant de remplacer un expert, si nécessité il y a, le poste est ouvert à une procédure de recrutement légalement définie. Tout cela, Mwando s’en moque. Le seul fait de ne pas être du part Ensemble suffisait pour remplacer illégalement les 10 experts par ses camarades du parti.

Selon des sources de son cabinet, Christian Mwando aurait été induit en erreur par son Vice-Ministre, qui aurait préparé le coup. Un observateur qui a connu feu Mwando Nsimba Charles doute que son héritier politique et biologique ait autant torpillé la loi et les valeurs républicaines. « C’est pourtant vrai », rétorque un cadre de l’OCDD licencié abusivement.

Au moment où le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, se bat pour redonner du sourire au peuple congolais par l’amélioration du social, c’est malheureusement le même moment que choisit ce ministre du gouvernement Sama Lukonde qui prône le peuple d’abord pour renvoyer au chômage les 16 agents, de surcroît responsables des familles avec plusieurs dépendants.

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