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Portraits d’Africaines du Top 100 des femmes les plus influentes d’Avance Media

La directrice générale de l'Organisation Mondiale du Commerce, Ngozi Okonjo-Iweala, à son arrivée au siège de l'OMC à Genève, en Suisse, le 1er mars 2021.
La directrice générale de l’Organisation Mondiale du Commerce, Ngozi Okonjo-Iweala, à son arrivée au siège de l’OMC à Genève, en Suisse, le 1er mars 2021.

L’agence de marketing et de notation Avance Media a publié le Top 100 des Africaines les plus influentes, dans lequel figurent des grands noms aux côtés de jeunes communicantes et entrepreneures. Chez les francophones, plusieurs Sénégalaises, Congolaises et Rwandaises ont été sélectionnées.

Patronnes d’entreprises, artistes, femmes politiques, militantes de la société civile, universitaires… plusieurs profils se retrouvent dans ce classement 2021. Ces Africaines issues de divers horizons ont été sélectionnées en raison de leur travail et leurs réalisations.

« Nous pensons que ce projet nous offre une autre opportunité non seulement de célébrer les femmes africaines, mais aussi de mettre en valeur les réalisations individuelles et collectives de femmes qui inspirent la prochaine génération de dirigeantes en Afrique« , a écrit le 31 août 2021 Avance Media sur son site Internet.

La Vice-présidente du Bénin Mariam Chabi Talata et le président Patrice Talon, Porto-Novo, 23 mai 2021.
La Vice-présidente du Bénin Mariam Chabi Talata et le président Patrice Talon, Porto-Novo, 23 mai 2021.

Parmi les femmes politiques les plus connues figurent notamment la patrone de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), la Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala, les présidentes de l’Éthiopie et de la Tanzanie Sahle-Work Zewde et Samia Suluhu Hassan, la Première ministre togolaise Victoire Tomégah-Dogbé, la vice-présidente du Bénin Mariam Chabi Talata et son homologue ougandaise Jessica Alupo.

Bien qu’elle ne soit plus visible sur la scène politique, l’ancienne présidente du Liberia Ellen Johnson Sirleaf figure également dans le classement.LIRE AUSSI :Ces femmes qui ont été présidentes en Afrique

Les nominées sont réparties en huit catégories dont la gouvernance, le leadership économique et les médias sociaux, car l’on ne peut exclure d’un tel classement les « influenceuses », terme générique contemporain pour identifier des communicantes très populaires qui apparaissent dans de nombreuses vidéos sur la toile.

On y découvre en effet des noms bien connus sur les réseaux sociaux, comme notamment Edith Yah Brou, jeune blogueuse et militante ivoirienne.

Co-fondatrice du magazine féminin en ligne Ayana et de l’organisation Akendewa, spécialisée dans les technologies et services de l’information, Edith Yah Brou est l’une des militantes numériques les plus influentes en Côte d’Ivoire et au-delà.

« Akendewa s’appuie sur la valeur ajoutée de chacun de ses membres et possède une importante communauté motivée et dynamique« , indique le site Internet de cette organisation bénévole, créée par des passionnés des TIC.

A noter que la plus jeune lauréate à figurer sur la liste pour la deuxième fois est la vice-ministre namibienne des TIC, Emma Theofelus, 25 ans.LIRE AUSSI :Coup double de l’ancienne ministre nigériane Ngozi Okonjo-Iweala

Chez les anglophones, l’on retiendra notamment des noms comme Amina Jane Mohammed, Angela Kyerematen-Jimoh, Fatima Kyari Mohammed et Monde Muyangwa.

La Ghanéenne Angela Kyerematen-Jimoh est responsable des opérations d’IBM en Afrique. Cette spécialiste du marketing est la première femme à occuper ce poste, qui requiert le lancement de transactions de grande ampleur sur le continent.LIRE AUSSI :Pourcentage élevé de femmes ingénieurs dans certains pays africains

Amina Jane Mohammed est la secrétaire générale adjointe des Nations Unies. Auparavant, elle a été ministre de l’Environnement de 2015 à 2016 dans son pays le Nigeria. Cette onusienne s’est illustrée sur les questions de bonne gouvernance et la lutte contre la corruption.

Fatima Kyari Mohammed, également Nigériane, est l’Observatrice permanente de l’Union africaine auprès des Nations Unies. Elle a notamment fait le plaidoyer pour un mandat renforcé de la force militaire G5 Sahel en 2018.

L’Africaine-Américaine d’origine zambienne Monde Muyangwa est directrice du programme Afrique au centre de recherche Woodrow Wilson International Center for Scholars depuis mars 2014, une agence fédérale américaine dont la mission est de s’atteler aux problèmes mondiaux par le biais de recherches indépendantes.LIRE AUSSI :Six pays africains qui ont relevé le pari des femmes à la Défense

Les Rwandaises en première ligne

La première dame du Rwanda, Jeannette Kagamé, présidente de la fondation Imbuto, est dans le Top 100 des Africaines les plus influentes, selon Avance Media. Mme Kagamé est reputée pour ses nombreuses actions dans la prévention du VIH/SIDA depuis une bonne vingtaine d’années.

Sa fondation met en œuvre divers projets tels que l’extension des soins de base, l’amélioration des connaissances en santé sexuelle et reproductive, l’éducation des filles et l’entrepreneuriat des jeunes.

Mme Kagamé, qui a occupé des postes au sein de l’Onu, a reçu plusieurs récompenses en reconnaissance de ses efforts pour améliorer la vie des enfants au Rwanda.

Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de l'Organisation Internationale de la Francophonie.
Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie.

La secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie, Louise Mushikiwabo, est parmi les nomminées rwandaises. Mme Mushikiwabo, connue sur le continent pour son charisme, a été ministre des Affaires étrangères du Rwanda, porte-parole du gouvernement et ministre de l’Information.

Lors d’une conférence internationale sur l’éducation des filles et la formation des femmes dans l’espace francophone, en 2019 à Ndjamena au Tchad, elle avait exhorté les membres de l’OIF à redoubler d’efforts pour que les filles aient le même niveau d’instruction que les garçons.

« Un pays ne peut pas avancer en laissant derrière lui 50% de sa population, et c’est le cas de plusieurs de nos Etats francophones« , avait-elle déclaré.LIRE AUSSI :Conférence contre les préjugés sexistes à N’Djamena

Autre rwandaise du Top 100, la pédiatre Agnès Binagwaho, vice-chancelière de l’Université Global Health Equity, ancienne ministre de la Santé, qui a oeuvré au renforcement du système social dans son pays.

Lorsqu’elle était en charge de ce ministère, Mme Binagwaho — alors en visite à Washington pour le Global Fund en novembre 2013 — avait expliqué, dans Le Monde au Féminin de VOA Afrique, le modèle de sécurité sociale rwandais.

Ce système permet à toutes les mères de son pays de bénéficier des soins de santé maternelle, y compris le traitement du VIH-Sida. Pour mettre en œuvre sa politique sociale, le Rwanda utilise un principe de financement basé sur la performance au niveau communautaire.

Dr. Agnes Binagwaho, pédiatre rwandaise, vice-chancelière de l'Université Global Health Equity, ancienne Ministre de la Santé.
Dr. Agnes Binagwaho, pédiatre rwandaise, vice-chancelière de l’Université Global Health Equity, ancienne Ministre de la Santé.

La scientifique rwandaise Agnès Kalibata est également classée comme Africaine influente. Cette agronome est présidente de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique depuis 2014, après avoir été ministre de l’Agriculture et des ressources animales pendant près de sept ans. Cette panafricaine a toujours fait le plaidoyer d’une Afrique autosuffisante sur le plan agroalimentaire.

La cinquième rwandaise sélectionnée par Avance Media est l’économiste, politicienne et diplomate Monique Nsanzabaganwa, vice-présidente de la Commission de l’Union africaine depuis le 6 février 2021, après avoir été vice-gouverneur de la Banque nationale du Rwanda pendant 10 ans.

Dr Nsanzabaganwa a permis le développement de programmes tels que le Fonds Rugori, une plateforme de financement pour les petites et moyennes entreprises appartenant à des femmes.LIRE AUSSI :La longue marche de l’Afrique vers l’autosuffisance alimentaire

Les Congolaises à l’honneur

Trois féministes congolaises ont été retenues dans le Top 100 des Africaines les plus influentes selon Avance Media.

L’ancienne onusienne Angèle Makombo, présidente de la Ligue des Démocrates Congolais (LIDEC), s’est portée candidate aux présidentielles de 2011 et 2018. Elle est conseillère de la République et membre de la Commission de l’environnement et des ressources naturelles au Conseil économique et social.

Mme Makombo, diplomée de la Sorbonne et de Sciences Po en France, a écrit de nombreux articles sur les questions socio-économiques en RDC et a longtemps soutenu l’éducation de filles issues de familles à faible revenu à Kinshasa.

Julienne Lusenge est une militante congolaise reconnue pour son engagement dans la lutte contre les violences sexuelles dans l’est du pays. Elle est présidente de Solidarité Féminine pour la Paix et le Développement Intégral (SOFEPADI) et directrice du Fonds de la Femme Congolaise (FFC).

Julienne Lusenge, présidente de Solidarité Féminine pour la Paix et le Développement Intégral, directrice du Fonds de la Femme Congolaise, lauréate du prix Femmes de Courage 2021 du Département d'Etat américain
Julienne Lusenge, présidente de Solidarité Féminine pour la Paix et le Développement Intégral, directrice du Fonds de la Femme Congolaise, lauréate du prix Femmes de Courage 2021 du Département d’Etat américain

Elle a été nommée chevalier de la Légion d’honneur par le gouvernement français et est récipiendaire de nombreuses récompenses dont le prestigieux prix Femmes de Courage du Département d’Etat américain en 2021.

Dans un entretien réalisé en mars dernier à VOA Afrique, Mme Lusenge dresse un plan macabre de l’insécurité qui prévaut dans l’est de la RDC, où des dizaines de groupes armés sèment encore la terreur.

Elle y décrit des « déplacés forcés perpétuels« , une situation de grande pauvreté avec « des jeunes femmes restées veuves avec beaucoup d’enfants, les leurs et ceux des voisins, et sans ressources. »LIRE AUSSI :Lauréate du prix Femme de Courage, Julienne Lusenge se dit « honorée »

La congolaise Ève Bazaiba au parcours exceptionnel est connue elle aussi pour son militantisme progressiste. Devenue récemment ministre de l’Environnement avec rang de vice-Première ministre, elle est présidente de la commission socioculturelle de l’Assemblée nationale depuis quelques années.

Mme Bazaiba était un membre influent de l’UDPS, l’actuel parti au pouvoir en RDC, et a occupé le poste de secrétaire générale du MLC de Jean-Pierre Bemba. Elle a été arrêtée plusieurs fois sous le régime de Mobutu, emprisonnée sous celui de Kabila père et poursuivie en justice sous Kabila fils.

En tant que militante de la parité en politique, Eve Bazaiba est présidente de la Ligue des Femmes Congolaises pour les Élections (LIFCE).LIRE AUSSI :Les évêques de la RDC appellent à une « compensation équitable » en contrepartie de la sauvegarde des forêts

L’avocate et militante des droits humains tchadienne Jacqueline Moudeina, est parmi les femmes francophones d’Afrique centrale qui figurent au Top 100 des Africaines influentes, en grande partie grâce à son travail ayant permis de traduire en justice Hissène Habré, condamné à la prison à perpétuité le 30 mai 2016 pour crimes contre l’humanité.

En 2004, Me Moudeina a été nommée présidente de l’Association tchadienne pour la promotion et la défense des droits de l’homme (ATPDH). Elle a alors recueilli des témoinages et éléments de preuves sur l’affaire Habré pendant une décennie.

Pour Jacqueline Moudeina, la mort de l’ancien président ne doit pas empêcher le Tchad d’honorer ses engagements vis-à-vis des victimes. Après son décès en août dernier, elle a estimé que le dossier devait être repris rapidement afin que les victimes puissent entrer dans leurs droits.LIRE AUSSI :Les victimes de Hissène Habré attendent toujours d’être indemnisées

Deux artistes aux multiples influences

Parmi les artistes francophones figurant dans le classement d’Avance Media, l’on peut retenir notamment la chanteuse pop franco-malienne Aya Nakamura, dont les clips décrochent des records de visites sur le net, à commencer par sa chanson à succès Djadja. Ce tube a largement passé la barre des 800 millions de vues sur Youtube ; le clip Copines, plus de 357 millions de vues et Pookie pas loin derrière. Un véritable phénomène.LIRE AUSSI :Diplo, le DJ qui travaille avec Snake, Madonna et Aya Nakamura

Le Top 100 des Africaines inspirant la prochaine génération ne pouvait être sans la célèbre chanteuse-compositrice béninoise Angélique Kidjo, qui se consacre aux droits humains depuis de nombreuses années, en centrant ses actions sur l’autonomisation des femmes et l’éducation des enfants, notamment en tant qu’ambassadrice de l’Unicef.

Angélique Kidjo a fondé en 2006 la Fondation Batonga qui soutient des adolescentes en Afrique francophone pour améliorer leurs moyens de subsistance, tout en leur permettant d’être des agents de changement dans leurs communautés.

La chanteuse franco-béninoise Angelique Kidjo au 43e Festival de Jazz de Montreux en Suisse, le 10 juillet 2009.
La chanteuse franco-béninoise Angelique Kidjo au 43e Festival de Jazz de Montreux en Suisse, le 10 juillet 2009.

Lors d’un entretient à VOA Afrique en 2016, elle avait dit regretter que la parité n’évolue pas plus vite, déplorant que les femmes ne soient pas suffisamment solidaires et que l’on ait « des systèmes en place qui font perdurer le patriarcat et qui permettent aux hommes de rester au pouvoir ».

Elle y mentionne aussi le fait que l’on soit « toujours en train de parler des droits des femmes ; pourquoi est-ce que les droits des femmes doivent être séparés des droits de l’Homme? Ne sommes-nous pas des êtres humains?!« , s’est-elle interrogée.


L’Afrique de l’ouest, dominée par le Sénégal

Dans le Top 100 d’Avance Media figure Nafissatou Jocelyne Diop, cheffe du service Genre et Droits Humains au Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA). Mme Diop milite pour les droits humains, en particulier l’égalité des genres, depuis une vingtaine d’années.

Elle est responsable des questions liées aux adolescentes, à la planification familiale, la santé maternelle et aux pratiques néfastes telles que les mutilations génitales féminines. Son service met en œuvre divers programmes pour améliorer la vie des femmes et des filles.

Oulimata Sarr, directrice régionale d’ONU Femmes couvrant 24 pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale, est également dans le classement. Elle est membre du Women’s Investment Club Sénégal qui fournit des capitaux aux femmes entrepreneures.

Le fonds d’investissement WIC Capital lancé en 2019 rassemble des investisseurs qui mettent en commun leurs ressources pour soutenir des petites et moyennes entreprises appartenant à des femmes au Sénégal et en Côte d’Ivoire.LIRE AUSSI :L’égalité des genres menacée pendant la pandémie de coronavirus

L’autre onusienne d’origine sénégalaise considérée comme modèle de femme qui inspire la nouvelle génération est Awa Ndiaye-Seck, Représentante Résidente d’ONU Femmes en RDC et Représentante spéciale de la Directrice Exécutive d’ONU Femmes pour la création des sections nationales du Réseau des Femmes Leaders Africaines.

Madame Ndiaye-Seck a plus de 30 ans d’expérience dans les domaines du genre, de la prévention des conflits et des processus électoraux. Elle est titulaire de plusieurs distinctions dont celles de Chevalier de l’Ordre National du Lion et Officier de l’Ordre National du Mérite du Sénégal.

La quatrième Sénégalaise retenue dans le classement est Jacqueline Fatima Bocoum, directrice de la société de media Com 7. Elle a été journaliste à la RTS et Sud FM avant de devenir directrice des programmes et de l’information à Radio Nostalgie.LIRE AUSSI :Dix pays africains ont déja confié la Primature à des femmes


Les autres nomminées ouest-africaines

Djamila Ferdjani est médecin entrepreneure et militante sociale nigérienne populaire auprès des jeunes à travers les réseaux sociaux. Elle s’investit notamment dans la scolarisation des filles, l’insertion des jeunes et la promotion de la femme au Sahel.

En 1992, elle a fondé une clinique privée à Niamey. Pendant l’épidémie de méningite en 2015, elle a initié le programme de vaccination des enfants de la rue au Niger.

Reconnue également dans le milieu du sport, Dr. Ferdjani a été présidente de la Fédération nigérienne de basket-ball, directrice du village olympique des Jeux de la Francophonie à Niamey en 2005, et a levé des fonds pour l’équipe nationale de football du Niger à la CAN 2012.

Nialé Kaba, ministre ivoirienne du Plan et du Développement, à Abidjan, le 11 juillet 2017.
Nialé Kaba, ministre ivoirienne du Plan et du Développement, à Abidjan, le 11 juillet 2017.

Nialé Kaba, ministre du Plan et du Développement de Côte d’Ivoire depuis janvier 2016, est présidente du Conseil des gouverneurs de la Banque africaine de développement depuis 2019. Entre 2011 et 2016, elle a été ministre de la Promotion du Logement et la première femme ministre de l’Économie et des Finances dans son pays.

Mme Kaba a fait ses armes en Economie Internationale à la Sorbonne à Paris, entre autres prestigieuses universités, et elle est également diplômée de l’Institut du Fonds Monétaire International. Elle a enseigné à l’École Nationale Supérieure de Statistique et d’Économie Appliquée (ENSEA) à Abidjan.

Cette économiste est une ministre particulièremnent active qui s’investit dans de nombreux projets de développement social. Le 30 août dernier, elle a signé à Khartoum un accord pour un prêt de 25 milliards de FCFA avec la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) destiné au financement du projet de construction du Centre Hospitalier Universitaire d’Abobo.LIRE AUSSI :La mortalité infantile a baissé de moitié en 20 ans en Côte d’Ivoire

L’ancienne mannequin guinéenne Tiguidanke Camara a aussi sa place dans le Top 100 d’Avance Media, en tant que PDG des sociétés minières Tigui Mining Group et Camara Diamond & Gold Trading Network.

L’objectif de cette entrepreneure issue du milieu de la mode est d’étendre ses opérations en Afrique de l’Ouest. En 2018, TMG a conclu une Joint-Venture pour ses permis de Siguiri en Guinée et son projet agricole à Dabou en Côte d’Ivoire.

Le souhait le plus cher de Mme Camara est de mettre les ressources minérales d’Afrique au service du développement économique du continent. Membre de Women In Mining International (WIM), Tiguidanke Camara milite pour la présence des femmes dans le développement de l’industrie minière.

Son programme de formation AgroMine, en partenariat avec des entreprises agricoles, vise à autonomiser les femmes, regroupées en coopératives locales, grâce au développement d’opportunités d’agriculture durable à proximité des centres d’exploration TMG.

Mais ce n’est pas tout, car Mme Camara investi aussi dans le développement immobilier, via l’achat de terrains à Bouaflé en Côte d’Ivoire pour des projets de logements abordables.

Sans aucun doute, la démarche originale de Tiguidanke Camara en fait l’une des Africaines les plus influentes, laissant poindre une nouvelle génération d’entrepreneures dont les initiatives valent tout l’or du monde.

Mme Camara et les 99 autres femmes du Top 100 d’Avance Media 2021 ont ceci en commun: ce sont toutes des militantes des droits humains, féministes de surcroit.LIRE AUSSI :Du mannequinat aux mines d’or et de diamants en Côte d’Ivoire

Une simple opération de marketing ?

L’agence de relations publiques Avance Media a été créée par le jeune entrepreneur social d’origine ghanéenne Prince Akpah, qui a lui-même reçu plusieurs prix ces sept dernières années en tant que jeune leader émergent.

Il a lancé le Top 100 des Africaines les plus influentes en 2019. Seulement trois petites années pour faire de son classement une publication notoire, reprise par la presse africaine.

Prince Akpah et son équipe de jeunes Africains anglophones sont eux-même des influenceurs de la nouvelle génération qui aspirent au changement positif. Ces jeunes entrepreneurs sont parvenus à se frayer un passage dans l’univers de la Toile, aussi immense soit-elle, pour l’utiliser à bon escient.

Promouvoir en ligne 100 femmes exemplaires annuellement est en effet une simple opération de marketing qui peut inspirer de nombreuses personnes à devenir aussi des vecteurs de changement. Une action humaniste qui mérite des encouragements.

Par Nathalie Barge (VOA)

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