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RDC : la justice émet un avis de recherche de Serge Kasanda Ntumba, le promoteur de MYGOLDREV

MYGOLDREV. Ph. Droits tiers

Le Procureur général près le parquet général de Kinshasa/Matete a émis un avis de recherche  de Serge Kasanda Ntumba, l’un des promoteurs de “MYGOLDREV”, une structure illégale de collecte d’épargne auprès du public. 

D’autres membres de MYGOLDREV sont également recherchés par le parquet général de Kinshasa/Matete. Il s’agit notamment de : Tutu Mawa Jean-Petty Salumu, Micheline Peke, Mélanie Bahadi, reprochés d’être parmi les instigateurs de cette “escroquerie en bande organisée”.

“Veuillez entreprendre d’intenses recherches en vue de retrouver le nommé Serge Kasanda Ntumba, sans adresse connue à Kinshasa actuellement en fuite. L’intéressé est poursuivi du chef d’escroquerie (article 98 CPL II). En cas de sa découverte l’appréhender et l’acheminer sous bonne escorte au parquet général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Matete en vous référant au présent avis”, renseigne l’avis de recherche du parquet général de Kinshasa/Matete.

Les locaux de MYGOLDREV ont été scellés, le mardi 27 octobre 2020 par le parquet général de Kinshasa/Matete. Ce, deux mois après la demande de la mise sous scellé de cette structure par la Banque Centrale du Congo (BCC).

Dans une correspondance du Gouverneur Déogratias Mutombo adressée le 05 août 2020 au Premier ministre Ilunkamba, la Banque centrale du Congo avait appelé le Gouvernement a arrêté les opérations « à issue incertaine » que proposent la structure non agréée “MYGOLDREV”, une société pyramidale qui a élu domicile à Kinshasa depuis moins d’une année. A en croire, la BCC, cette société recourt aux techniques de la collecte de l’escroquerie de masse.

« La BCC note que les opérations effectuées par MYGOLDREV sont porteuses de plusieurs risques, notamment, “le risque opérationnel pour manque d’organisation interne efficiente et d’absence de la protection réglementaire pour couvrir les pertes en cas de défaut ou de cessation d’activité, le risque de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme, les risques financiers liés à l’extrême volatilité des bitcoins et autres crypto-actifs ainsi que les risques de cyber-attaque et de vol de cette monnaie virtuelle”, indiquait ladite  correspondance de la BCC adressée au premier ministre.

L’Institut d’émission avait aussi demandé aux autorités en ampliation dont le Premier ministre, le ministre de l’Intérieur, le ministre des Finances et le ministre de la Justice, de notifier aux responsables de cette structure non agréée, l’injonction de cessation immédiate de toutes leurs activités.

Par Jordan MAYENIKINI (Deskeco)

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