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RD Congo: la société civile du Nord-Kivu stigmatise l’armée, après les Casques bleus

RDCongo: la société civile du Nord-Kivu stigmatise l’armée, après les casques bleus

La Coordination provinciale de la société civile « Forces vives du Nord-Kivu » a publié une déclaration à l’issue d’une réunion mardi 13 avril 2021 à Goma sur les protestations populaires contre les Casques bleus. Leur inefficacité est stigmatisée par les Kivutiens mais les 22 signataires, représentant différentes ONG, relèvent d’autres manquements pour expliquer la situation intenable dans laquelle vit la population locale. Au sein de l’armée et de la police congolaises, ceux-ci.

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L’armée et la police stigmatisées

Les signataires relèvent que divers éléments nuisent à l’efficacité de l’armée: les « brassages et mixages » entre vrais militaires et combattants issus de groupes armés, afin de régulariser ces derniers; « le flou dans les effectifs », qui empêchent de planifier; l’absence de relève régulière « des militaires, policiers et cadres de l’administration », qui  » contribue énormément à l’insécurité » dans la province.

Le texte déplore la « collaboration avérée » entre « certains » militaires congolais et « certains groupes armés » – tout en indiquant, par ailleurs, que « la coalition des groupes armés Nyatura, APCLS, CMC, NDC-R, … constitue une épine dorsale pour la sécurité des territoires de Rutshuru, Masisi et Walikale », ce qui semble contredire le reproche précédent.

Affairisme et morts mal comptabilisés

Il ajoute que « certains militaires et policiers excellent dans l’affairisme » et passent plus de temps à leurs opérations économiques privées qu’à faire leur travail. Le texte note encore que les jeunes sont peu nombreux à vouloir entrer dans l’armée ou la police « à cause de la faible prise en charge par l’Etat ».

Enfin, la déclaration reproche l’ »absence de statistiques réelles des morts » massacrés dans la région de Beni, qui, selon les signataires, ne donnent pas toujours lieu à la délivrance de certificats de décès par l’état civil.

Séparer la Brigade d’intervention du reste de la Monusco

La déclaration se termine par diverses demandes au Président, au gouverneur de province et à la population. Le président Félix Tshisekedi est ainsi notamment prié d’œuvrer à obtenir la séparation du commandement de la Brigade intervention de la Monusco du commandement de cette dernière, assurant qu’une Brigade « autonome » protègerait « mieux » la population. Il est aussi réclamé du chef de l’Etat qu’il honore ses promesses électorales en faveur du Nord-Kivu et celles faites lors de ses visites dans la région.

Par La Libre Afrique/AFP

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