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RDC : à Kinshasa, le cardinal Ambongo exige la lumière sur les 4 millions USD décaissés pour les travaux de réhabilitation de la route Kimwenza

Cardinal Fridolin Ambongo. Ph. Droits tiers.

L’archevêque de Kinshasa, le cardinal Fridolin Ambongo accompagné du Directeur pays de la Banque Mondiale, Jean-Christophe Carret, ont effectué une descente d’inspection aux érosions qui menacent les quartiers Kindele et Kimwenza dans la commune de Mont Ngafula, le mercredi 24 mars 2021. Ces érosions se sont élargies après la pluie diluvienne abattue mardi 16 mars 2021 sur toute l’étendue de la ville de Kinshasa pendant près de 6 heures. 

Les dégâts causés par ces érosions étant très graves, le cardinal Ambongo s’est interrogé sur le déblocage de 4 millions USD ordonnés en 2020 par le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi pour l’exécution des travaux de réhabilitation de cette route. Il semblerait, selon le cardinal Ambongo qu’une somme évaluée à 4 millions USD a été décaissée pour lancer les travaux dans ces quartiers de Mont Ngafula mais rien n’a été fait.

« Ce que nous venons de voir est insupportable. J’étais ici, il y a deux mois et je constate que le ravin s’est allongé de 200 m engloutissant le marché que je voyais quand j’étais ici. Ce marché est parti. Le mur de clôture de l’école et les maisons autour sont en train de partir. Comment sommes-nous arrivés là ? Alors que l’année passée le Chef de l’Etat avait décidé un déblocage de 4 millions de USD pour intervenir sur ce site. Où sont partis ces 4 millions ? », a déclaré le Cardinal Fridolin Ambongo.

Le cardinal Ambongo a insisté sur le retracement de cette somme de 4 millions USD destinée à la réhabilitation de ces quartiers fortement menacés par les érosions. Il croit également à l’appui de la Banque Mondiale pour qu’une solution durable soit vite trouvée à cet endroit.

« En tant que pasteur, je vois mon peuple désespéré à cause de la gravité de cette érosion. Et je ne peux que retourner vers le Chef de l’Etat, lui-même qui avait décidé de ce déblocage de 4 millions, pour qu’on fasse la lumière. Où sont partis ces 4 millions ? Je suis venu avec le représentant de la Banque Mondiale. C’est parce que nous voulons qu’avec l’appui de cette banque qu’une solution durable soit vite trouvée », a-t-il martélé.

Pour rappel, ces érosions s’étaient déclarées depuis 2011 et se sont agrandies au cours des années, provoquant des conséquences néfastes, entre autres : pertes en vies humaines, effondremment des habitations, l’accès difficile aux moyens de transport, la pénurie d’eau. Une situation donne de la peine à la grande population habite dans cette partie de la capitale congolaise qui regorge également des maisons de formation et aussi des couvents ainsi que la bibliothèque la plus fournie de l’Afrique centrale.

Par Jordan MAYENIKINI (Deskeco)

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