Nation

RDC-Agriculture : forces et faiblesses de l’une des principales activités économiques

Faisant le compte rendu de la 36eme réunion du conseil des ministres, David Jolino Makelele a fait savoir qu’un Plan National de Relance Agricole (PNRA) évalué à 4,4 millions USD, s’étendant sur 3 ans et se proposant de relever les défis du secteur agricole pour lutter contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition ainsi que réduire de manière significative la pauvreté des populations rurales en République Démocratique du Congo a été adopté par le gouvernement lors de ce conseil des ministres ténu le vendredi 19 juin 2020.

L’agriculture en République démocratique du Congo (RDC) est une des principales activités économiques du pays. Elle présente un important potentiel de développement.

Production

La République Démocratique du Congo a produit, en 2018:

En plus de petites productions d’autres produits agricoles, tels que café (29 000 tonnes), cacao (3,6 mille tonnes),caoutchouc naturel (14 000 tonnes) etthé (3,6 mille tonnes)[1].

Vue d’ensemble

Le secteur agricole soutient les deux tiers de la population. La production agricole a stagné depuis l’indépendance. Les principales cultures sont celles du manioc, de l’igname, de labanane plantain, du riz et du maïs. Le pays n’est pas sujet à la sécheresse, mais est handicapé par un système de transport intérieur médiocre, qui entraves la mise en place d’un système national efficace d’approvisionnement alimentaire en milieu urbain.

Utilisation du sol

 Paysage agricole du Nord-Kivu. Plantation de palmiers à huile.

La superficie totale du pays s’élève à 2 344 860 km2. En 2002, les terres arables (cultures temporaires, prairies,jachère temporaire) représentaient 6,7 millions d’hectares et les cultures permanentes 1,1 million d’hectares, soit une superficie cultivée totale égale à 7,8 millions d’hectares (3 % seulement de la superficie totale du pays) Toutefois, certains auteurs estiment la superficie potentielle de terres cultivables en RDC entre 80 et 120 millions d’hectares, dont 10 % seulement seraient exploités. Ces terres sous-exploitées attirent la convoitise de pays étrangers. Selon Al Gore, qui se réfère à une analyse deRights and Resources Initiative (en), la République démocratique du Congo aurait signé des accords avec des propriétaires étrangers (entreprises ou États) pour céder 48,8% de ses terres cultivables.

La forêt couvre 1 280 043 km2, soit 55 % environ du territoire. Cependant, la pratique de l’agriculture itinérante sur brûlis, très fréquente en agriculture traditionnelle, ferait perdre chaque année au pays environ 500 000 ha de forêt.

Cultures

Les terres consacrées aux cultures annuelles ou pérennes ne représentent que 3,5 % de la superficie totale du pays. L’agriculture comprend deux secteurs de base : les activités de subsistance, qui emploient la grande majorité de la main-d’œuvre, et les activités commerciales, orientées vers l’exportation et conduites dans desplantations.

Agriculture de subsistance

L’agriculture de subsistance concerne quatre millions de familles réparties sur des parcelles d’une superficie moyenne de 1,6 hectare, généralement un peu plus grande dans les zones de savane que dans la forêt tropicale.

L’agriculture de subsistance produit principalement du manioc, du maïs, destubercules et du sorgho. En 2004, la production vivrière se composait de 14 950 000 tonnes de manioc, 1 787 000 tonnes de canne à sucre, 1 155 000 tonnes de maïs, 1 120 000 tonnes; d’arachides, 364 000 tonnes de haricotset 315 000 tonnes de riz. En 2004, les bananes plantains ont totalisé 1 199 000 tonnes, les patates douces, 224 500 tonnes, les bananes, 313 000 tonnes, les ignames, 84 000 tonnes et les ananas, 193 000 tonnes. La production alimentaire nationale est insuffisante pour répondre aux besoins du pays et de nombreux produits alimentaires de base doivent être importés.

Agriculture de rente

L’agriculture commerciale a été gravement perturbée par les troubles civils qui ont submergé le pays entre 1960 et 1967, et la production a de nouveau chuté après la nationalisation de nombreuses petites plantations sous contrôle étranger en 1973-1974. Au milieu des années 1990, la production des principales cultures de rapport de la RDC (cafécaoutchouchuile de palme,cacaothé) est pour l’essentiel retournée dans le secteur privé. Les agriculteurs commerciaux sont au nombre de 300 000 environ, avec des exploitations de 12 à 250 hectares.

Café

Article détaillé : Caféiculture en république démocratique du Congo.

Le café est le troisième produit d’exportation de la RDC (après le cuivreet le pétrole brut) et le premier produit agricole exporté. Selon les estimations, 33 000 tonnes ont été produites en 2004 (contre 97 000 tonnes en moyenne entre 1989 et 1991) ; 80 % de la production provient des provinces du Haut-Zaïre, de l’Équateur et du Kivu. Le café Robustareprésente 10 à 15 % de la production actuelle. Les exportations de café sont principalement destinées à l’Italie, la France, la Belgique et la Suisse. L’effondrement de l’accord international sur le café en 1989 a rapidement conduit à un doublement des exportations de l’ancien Zaïre, après quoi l’excédent entrant sur le marché mondial a entraîné une baisse rapide des prix.

Caoutchouc

Le caoutchouc est la quatrième culture de rente pour l’exportation. Les cultures de plantation se remettent lentement des effets de la nationalisation. Certaines plantations sont actuellement replantées pour la première fois depuis plus de 20 ans.

Par Wikipédia

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