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RDC-Adhésion massive des députés FCC à l’USN : FATSHI tenté par le contournement du tandem Bemba-Katumbi ?


* Entretemps, une réunion des députés de l’Union sacrée est annoncée pour ce mardi.Moïse Katumbi et ses députés nationaux ont-ils claqué la porte de l’Union sacrée de la nation (USN)? Cette question a défrayé la chronique tout le week-end dernier. Sur la toile, les passions se déchainent. Y compris dans les rues de la capitale où les partisans du Président Félix Tshisekedi, dans un emportement collectif, ont considéré Ensemble pour le changement, comme une sorte de fantasmagorie.

Mais au-delà de toute cette frénésie qui procède plus de l’émotion que de la raison, les intéressés disent plutôt avoir suspendu leur adhésion à l’Union sacrée, conditionnant leur retour probable par la prise en compte de leur cahier des charges par le Président Félix Tshisekedi.

Selon des sources, le MLC de Jean-Pierre Bemba poserait également la même condition avant son embarquement dans le navire battant pavillon USN.

Jusqu’où iraient donc ces deux regroupements politiques sur lesquels comptait le Président Félix Tshissekedi, dans la réalisation de son rêve d’une nouvelle coalition majoritaire à l’Assemblée nationale ? Donnons le temps au temps !

Cependant, il nous revient d’apprendre que nombre de députés d’anciens regroupements politiques membres du Front commun pour le Congo (FCC), auraient déjà rejoint le camp de l’USN. Même si les effectifs exacts de ces députés nationaux n’ont pas été révélés, on parle néanmoins d’un nombre important.

En même temps, des sources concordantes font état de certains députés du regroupement AMK de Moïse Katumbi et certains du MLC et alliés qui seraient en désaccord avec leurs leaders. Ces derniers, apprend-on, seraient aspirés par Fatshi.

.Ainsi, à la faveur de l’adhésion (massive ?) des députés FCC à l’Union sacrée de la Nation, Fatshi pourrait avoir des arguments politiques massues pour contourner le tandem Bemba-Katumbi.

Dans tous les cas, plus d’un analyste postule formellement que le Président Félix Tshisekedi ne saurait prétendre réussir son pari de l’Union sacrée de la Nation, sans l’adhésion du FCC qui, dans son ancien format, aligne plus de 300 députés nationaux dans l’hémicycle.

FATSHI A LA CROISEE DES CHEMINS ?

Vomi après la rupture de son ancien accord avec le Cap pour le changement (CACH), le FCC (le même ?) se retrouve comme par hasard majoritaire à l’Union sacrée de la nation. Ce, après la décision du camp Katumbi, de suspendre sa participation ou son adhésion à l’initiative de Fatshi.

La question qui se pose désormais, est celle de savoir ce que va faire le Chef de l’Etat face à la donne à l’Assemblée nationale, quand on sait que c’est le poids politique des uns et des autres qui compte ?

Comment s’y prendra-t-il également par rapport aux prétentions des deux anciens ténors de Lamuka qui sont prêts à le rejoindre, aux cas où leurs cahiers des charges seraient respectés ?

A priori, d’aucuns diraient, non sans raison, que Fatshi se trouve dorénavant devant deux chemins. Il devra soit, aller avec les députés FCC qui, fort de leur nombre, l’aideront à constituer facilement la nouvelle majorité parlementaire tant rêvée, soit se sevrer de ces derniers pour convoler en douces noces avec Modeste Bahati, Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba.

Cependant, de nombreux analystes s’appuyant sur des chiffres en termes du nombre de députés nationaux de chaque leader, estiment que les trois ne sauraient donner une nouvelle majorité au Président Félix Tshisekedi.

D’où, l’obligation pour ce dernier, de composer avec le FCC. Invité du magazine « Bosolo Na Politik », Peter Kazadi, député provincial et l’un des plus proches collaborateurs du Président Félix Tshisekedi, a fait preuve d’honnêteté intellectuelle, en déclarant que le Chef de l’Etat devra également travailler avec des acteurs politiques venus du FCC.

« En lançant l’idée de l’Union sacrée de la Nation, e Président de la République n’a eu aucune prétention de créer d’hommes nouveaux. L’Union sacrée n’est ni un parti ni un nouveau regroupement politique. Il s’agit plutôt d’une nouvelle philosophie de gestion basée sur le changement de mentalité. Et, c’est ce que nous exigeons de nos frères du FCC qui ont accepté de suivre le Chef de l’Etat dans sa vision de créer un grand ensemble au service de la Nation », a déclaré Peter Kazadi.

.UNE PREMIERE REUNION DES DEPUTES USN CE MARDI

Malgré la posture des Katumbistes et des Bembistes qui ont un pied dedans et un pied dehors, tous les autres députés nationaux ayant adhéré à l’Union sacrée se réunissent ce mardi 19 janvier 2021 au Chapiteau érigé non loin du supermarché Shoprite, situé au quartier GB dans la commune de Ngaliema. L’information a été donnée par le site http//www.ouraganfm.CD, qui cite le bureau du président intérimaire de l’UDPS, Jean-Marc Kabund.

Vu des observateurs, cette réunion (conjoncturelle ?) devrait donc être une occasion pour les nouveaux alliés du Président Félix Tshisekedi, de mettre une fois pour toute, les points sur les « i ». Notamment, en ce qui concerne les objectifs communs de la nouvelle coalition, face à la tempête qui secoue le navire USN en plein océan.

S’agissant du cahier des charges des Katumbistes, nombreux sont ceux qui, à bras raccourci, critiquent sans avoir pris connaissance exacte des désidératas de ces derniers.

Le recoupement des commentaires sur la toile indique que Moïse Katumbi, fort de son poids politique à la Chambre basse, réclamerait la Présidence de l’Assemblée nationale, à défaut de placer son candidat à la Primature.

Cependant des sources renseignent que le fameux cahier des charges qui a provoqué une sorte d’overdose de critiques, insisterait plutôt sur le critère de moralité dans le choix (délicat ?) de futurs animateurs des institutions du pays. Et donc, loin du sempiternel débat autour du partage des postes, les Katumbistes placent le curseur sur de nouveaux postulats, gage d’une gouvernance alternative de la chose publique.

Dans son document présent sur la toile, « Ensemble pour la République » entend voir les futurs animateurs des institutions répondre aux critères déterminés dans la charte qu’il propose au Président Félix Tshisekedi dans le cadre de l’Union sacrée de la nation. Entre autres, la moralité, l’expertise et le consensus. Dans la charte qu’elle a élaborée, Ensemble accorde un prix à la crédibilité et la bonne moralité.

. »Les futurs animateurs ne devront pas être cités ou mêlés dans des pillages, fraudes fiscales ou douanières. Encore moins, dans les scandales économiques, enrichissements illicites, crimes de sang et autres violations graves des droits de l’homme », soulignent les rédacteurs de ladite Charte.

.Par ailleurs, l’expertise avérée ou la technicité devra être requise.

Pour Ensemble de Moïse Katumbi, tout aspirant à un poste de responsabilité en RDC devra désormais se soumettre au critérium de « compétence et d’aptitude », certifiées entre autres, par une expérience politique et ou professionnelle suffisante.

Par ailleurs, à leurs partenaires du CACH qui leur ont tendu la perche, les lieutenants de Moïse Katumbi demandent de tenir compte, dans leur choix, de ce qu’ils appellent le « sens élevé de l’intérêt général ».

Dans sa Charte proposée au Chef de l’État, le parti cher au Gouverneur de l’ex-province du Katanga exige de veiller sur les « capacités de futurs animateurs de garder la sérénité et la lucidité dans des situations de pression et de difficultés ».

Dans leurs préalables à tout engagement ferme dans l’Union sacrée, les porte-étendards d’Ensemble recommandent à l’entourage immédiat du Chef de l’Etat, de privilégier le consensus comme mode de désignation des animateurs. Cet assentiment devrait donc être trouvé entre le Président de la République, le Premier ministre et la composante politique qui présente le prétendant au poste.A tous égards, Ensemble pour la République considère qu’il y a lieu de  » fonder la répartition des responsabilités entre les composantes sur le respect du poids politique de chaque organisation, membre de l’Union sacrée de la nation, tel qu’attesté par des listes officielles des députés à l’Assemblée nationale, selon leurs appartenances politiques et les signatures des pétitions pour la déchéance des membres de l’ancien Bureau ».

Par Grevisse KABREL (FDA)

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