Nation

Kasaï Central : 145 cas de décès matérnels enregistrés en 2020

Vendredi 15 janvier 2021, le programme national santé de la reproduction a devant la presse à Kananga a rendu public son rapport des activités menées en 2020.

Le coordonnateur provincial de PNSR a précisé que 145 personnes ont perdu la vie suite à l’accouchement sur l’ensemble de la province du Kasaï Central. Ces statistiques annuelles démontrent que la mortalité maternelle demeure un problème majeur de la santé.

Docteur Papy Samuel Ntumba Lumbamba soutient que ce triste bilan s’explique à cause de l’hypertension dûe à la grossesse et l’hémorragie remarquables lors des opérations d’accouchement, qu’il considère comme principales causes.

“Dans les 145 cas, il y a un nombre dans les structures sanitaires et dans les communautés. La cause principale des décès au niveau des structures reste l’hémorragie, on a plusieurs hémorragies. Après ça, il y a des infections et les cas de clampecisse”, relève-t-il.

Face à l’ampleur de la situation au Kasaï Central, province dans laquelle bon nombre d’habitants ont difficile à accéder aux soins intensifs, ce prestataire sanitaire tend la main aux partenaires sectoriels et aux autorités en vue de l’obtention d’une banque de sang pour chaque structure et surtout approvisioner ces dernières en médicaments (molécules) .

Docteur Papy Ntumba s’insurge contre les us et coutumes qui déchirent la communication lors de la période de gestation chez les femmes.


” Premièrement au niveau du gouvernement, il y a un besoin dans la province d’une banque de sang. Nous n’avons pas de banque de sang opérationnelles. Nous avons besoin de financement pour que toutes les structures aient des banques de sang. Nous voulons appeler la communauté centre-kasaienne à s’approcher des structures. Chez-nous, c’est encore une question de tabou, une femme ne peut pas dire qu’elle est enceinte. Il ya des femmes qui tombent enceintes mais qui ne vont pas à la CPN. D’où, on ne sait pas détecter les signes de danger. Jusque là, il y a des femmes qui accouchent dans la communauté, à la maison. Il y a certaines qui ne vont pas aux grands hôpitaux, qui disent que ça coûte cher. Il y a beaucoup de recommandations que nous pouvons reformuler mais les grandes lignes, c’est qu’une femme enceinte ne peut pas aller pour accoucher sans pour autant passer par la CPN ou entre les mains d’un prestataire et bénéficier de tout ce qui est comme investigations en rapport avec la grossesse’
.” conclut-il.

En perceptives d’avenir, le coordonnateur du programme national de la santé de reproduction annonce l’organisation, en 2021, des recyclages des prestataires sanitaires intervenant dans la prise en charge des complications liées aux grossesses.

JC BAKS Shamois

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