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Beni : procès de 8 militants de la LUCHA jugés en procédure de flagrance

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Le tribunal militaire de garnison de Beni (Nord-Kivu) a débuté, lundi 21 décembre 2020, le procès de 8 militants du mouvement citoyen Lutte pour le Changement (LUCHA), jugés en procédure de flagrance. Ces personnes voulaient manifester samedi 19 décembre 2020 contre le renouvellement du mandat de la MONUSCO. Elles ont été arrêtées après l’entrée en vigueur de la décision du Chef de l’État interdisant, entre autres, les marches publiques.

Le Ministère public accuse ces huit militants de LUCHA de sabotage et de destruction méchante.

Selon l’organe de la loi, pendant qu’ils manifestaient samedi dernier, ces militants se sont introduits dans les installations du commandement urbain de la Police du Groupe mobile d’intervention (GMI). Ils ont fait tomber le mât du drapeau de la République et cassé quelques chaises en plastique utilisées dans les bureaux.

Tous ces objets ont été présentés devant le Tribunal militaire de garnison de Beni qui instruit la cause.

Cinq policiers présentés comme témoins à charge ont également été identifiés par le Tribunal.

Après identification des prévenus, la défense a soulevé quelques exceptions, notamment le non-respect du délai pour la tenue d’une audience en flagrance et la compétence du tribunal.

Ces exceptions ont été rejetées par le ministère public. L’audience suspendue reprendra mardi 22 décembre 2020, où le tribunal se prononcera d’abord sur ces exceptions, pour départager les deux parties au procès.

LA LUCHA EXIGE LA LIBÉRATION DE SES 6 MILITANTS DÉTENUS AU PARQUET DE GRANDE INSTANCE

Le mouvement citoyen Lutte pour le changement (LUCHA) exige la libération de ses six militants détenus depuis vendredi 18 décembre 2020 au Parquet de grande instance de Gom au Nord-Kivu. Dans une interview accordée lundi 21 décembre à Radio Okapi, l’un des communicateurs de ce mouvement, Mulagizi Nyunda, estime que ces arrestations sont illégales.

« Nous avions informé le maire de la ville et les autorités compétentes censées sécuriser notre manifestation pacifique. Mais chose déplorable, certains d’entre nous ont été tabassés, et certains sont encore arrêtés. Nous demandons leur libération immédiate », a-t-il dit.

Selon lui, les militants de la LUCHA ont été interpelés par la Police au moment où ils voulaient manifester, pour dénoncer la montée de l’insécurité dans la ville de Goma.

Au cours de la répression menée, la plupart d’entre eux, auraient été violemment molestés avant d’être conduits au parquet.

Pour sa part, le procureur près le Tribunal de grande instance de Goma, Dauphin Mawazo Fungamali, confirme la détention provisoire de ces militants au Parquet. Il précise que les magistrats examinent actuellement le dossier avant de les relaxer ou de les transférer à la prison Munzenze.

Par RO

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