Politique

Acharnement contre Néhémie Mwilanya en marge de la chute du bureau Mabunda ( Par Alain KAS, Analyste Politique)

Le Coordonnateur Néhémie Mwilanya est, depuis la chute du Bureau Mabunda, l’objet d’un acharnement qui tend à mettre en cause son bilan à la tête de la Coordination du FCC. Ce mercredi encore, on a assisté à une initiative isolée de quelques six Sénateurs, réclamant la tête de Mwilanya.

Les auteurs prétextent “des revers successifs” non autrement précisés. Ils semblent les ignorer eux-mêmes !Ils listent, par ailleurs, quelques reproches qui n’ont aucun lien avec le Coordonnateur Néhémie.

Ce dernier n’a, en effet, compétence ni pour désigner les présidents des partis et Regroupements, ni pour arrêter unilatéralement la liste des candidats ministres et mandataires, ni pour exclure quiconque du FCC, encore moins pour imposer une répartition des quotas aux sociétaires. Il n’exerce non plus aucun pouvoir personnel de décision.

Le Coordonnateur Néhémie a pourtant réussi, et de façon très remarquable, eu égard aux succès qu’il a déjà engrangés au cours des deux dernières années.

On ne peut pas feindre d’ignorer que les défections enregistrées au sein du FCC aujourd’hui, auraient pu se produire dès la débâcle de Ramazani Shadary à la présidentielle de 2018.

C’est Mwilanya qui, sous le leadership du Président Kabila, avait donné forme et vie au FCC que d’aucuns envient aujourd’hui.

Il avait, par cela seul, retenu les inconstants qui étaient déjà sur le point de plier bagages pour rejoindre le camp du vainqueur de la présidentielle et isoler ainsi le Président Kabila.

Tenez bien : déjà en fin 2018 !

C’est aussi à Néhémie Mwilanya, toujours sous la conduite éclairée de Joseph Kabila, que l’on doit la Majorité parlementaire FCC, dont tout le monde s’est réclamé depuis le début de la législature.

Certes, Mwilanya n’a jamais proclamé les résultats des législatives, mais il avait personnellement suivi et encadré les Partis et Regroupements politiques du FCC avant, pendant et après les élections législatives, jusqu’à la proclamation des résultats définitifs qui avaient consacré la victoire du FCC et même à la formation et à la formalisation de la Majorité parlementaire à l’Assemblée nationale.

C’est lorsque les démons de la jalousie et de la haine ont hanté certains d’entre les cadres du FCC, et que ceux-ci ont entrepris de tout disputer à Mwilanya, y compris la simple police des débats, que le flou a commencé à élire domicile dans la vie du FCC.

Il est désormais connu que le Coordo Néhémie n’a même pas été au centre de la préparation des élus FCC à affronter les pétitionnaires contre le Bureau Mabunda, cette tâche ayant été confiée à un autre cadre !

De quoi doit-il répondre, dès lors que ce n’est pas lui qui a assumé la charge correspondante ?

Il se recommande un peu de rationalité dans les prises de position, même s’il n’est un secret pour personne que les agitations actuelles de la plupart des acteurs, ne visent qu’à se trouver un bouc émissaire, soit pour justifier une traversée déjà décidée, soit pour tenter le “ôtes-toi que je m’y mette”.

Le FCC ne devrait pas prêter aux ennemis de Joseph Kabila les armes dont ils ont besoin pour lui asséner le tout dernier coup fatal, en disloquant irrémédiablement sa Famille politique.

Il n’est pas encore tard pour arrêter cette avalanche de calomnie et de médisance gratuites et s’employer résolument à promouvoir la concorde, pour le bien de tous !

Alain KAS, Analyse politique Indép.

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