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RDC : l’ONU revient sur sa « stratégie de sortie »

L’ONU prolonge le mandat de la Monusco en RDC jusqu’à décembre

L’ONU est revenue sur sa possible « stratégie de sortie » de la République démocratique du Congo (RDC), mardi 15 décembre 2020, à quelques jours d’une décision du Conseil de sécurité sur l’avenir de sa mission présente depuis 20 ans au Congo.

« C’est une stratégie de sortie qui doit se mettre en oeuvre en fonction des progrès réels et concrets obtenus sur le terrain, dans les différents domaines où nous intervenons », a déclaré à la presse le secrétaire général adjoint pour les opérations de maintien de la paix, Jean-Pierre Lacroix.


Le diplomate français a cité « la sécurité, la protection des civils, le renforcement de la présence de l’Etat » dans l’Est du pays, où les Nations unies concentrent désormais leurs forces. Ces « critères fondamentaux » seront soumis au Conseil de sécurité qui doit décider « s’il y a lieu de diminuer graduellement la présence (des Nations unies), et ensuite d’envisager une sortie ».
Le Conseil de sécurité doit se prononcer, vendredi 18 décembre 2020, sur le renouvellement du mandat de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco), qui expire le 20 décembre.
Créée fin 1999 (sous un autre nom), la mission onusienne en RDC est l’une des plus importantes au monde, avec un budget annuel d’un milliard de dollars pour 2020.
La Force comprend un peu moins de 14.000 soldats, en diminution ces dernières années.
La Monusco a également fermé de nombreux bureaux à travers la RDC, concentrant ses Casques bleus dans l’est du pays.
C’est d’ailleurs dans l’Est, en Ituri et au Nord Kivu, que M. Lacroix doit se rendre après deux jours à Kinshasa, et une rencontre mardi avec le président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Dans ces deux provinces, des centaines de civils ont encore été massacrés par des milices au cours de l’année écoulée. De possible « crimes contre l’humanité », s’inquiètent les Nations unies. Dans le Nord-Kivu, de nombreuses voix ont dénoncé l’inefficacité des Casques bleus d’une Force d’intervention rapide (FIB) dans le territoire de Beni. Dans cette même zone, le groupe armé ADF est accusé d’avoir massacré plus de 800 civils depuis novembre 2019.
« La FIB de la Monusco doit faire plus pour remplir son mandat et arrêter les attaques des ADF », avait déclaré en octobre à l’AFP l’ambassadeur américain en RDC, Mike Hammer.

Par La Libre Afrique/AFP

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