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RDC: l’ONU condamne les violences, les États-Unis évoquent une « occasion historique »

RDC: l’ONU condamne les violences, les Etats-Unis évoquent une « occasion historique »

Les Nations Unies ont condamné, mercredi 9 décembre 2020,« les incidents violents » lundi 7 et mardi 8 décembre 2020 au Parlement de la République démocratique du Congo (RDC), où les partisans du président Félix Tshisekedi sont à la manoeuvre pour renverser la majorité parlementaire de son prédécesseur Joseph Kabila. Soutien inconditionnel du président Tshisekedi, l’ambassadeur américain à Kinshasa, Mike Hammer, a estimé pour sa part sur Twitter que « la RDC a l’occasion historique de mener à bien les réformes nécessaires », tout en mettant en garde contre les violences.

La Représentante des Nations Unies en RDC, Leila Zerrougui, « condamne les incidents violents qui ont eu lieu ces derniers jours dans l’enceinte et autour du Palais du peuple à Kinshasa », a indiqué la Mission de l’ONU en RDC (Monusco).

« Ces incidents constituent une atteinte inacceptable à l’État de droit et aux institutions congolaises », ajoute la Monusco.

Mme Zerrougui a appelé « tous les représentants des partis politiques et leurs militants au calme et à la responsabilité » afin de résoudre cette crise qui, « si elle persistait, pourrait avoir des répercussions sérieuses sur la situation économique et sécuritaire du pays ».

Lundi 7 et mardi 8 décembre 2020, des violences ont éclaté à l’intérieur du siège du Parlement entre les partisans du président Tshisekedi et ceux de la majorité parlementaire fidèle à son prédécesseur Joseph Kabila.

RDCongo: les grandes manœuvres de Félix Tshisekedi

Les partisans de M. Tshisekedi ont saccagé lundi 7 décembre 2020 le mobilier de la salle des plénières avant une bataille rangée mardi qui a fait des blessés.

Dimanche 6 décembre 2020, le président Tshisekedi avait annoncé la fin de la coalition au pouvoir et la recherche d’une nouvelle majorité à l’Assemblée, faute de quoi il dissoudrait la chambre basse de l’Assemblée.

Le FCC pro-Kabila a dénoncé un « coup d’État constitutionnel » après les derniers développements mardi (convocation d’une séance plénière jeudi pour examiner une demande de démission de la présidente pro-Kabila de l’Assemblée).

« Les États-Unis appuient les efforts visant à atteindre cet objectif (ndr: de « réformes nécessaires »), a estimé l’ambassadeur américain sur Twitter, en appelant « tous les acteurs à saisir cette opportunité et à s’abstenir de toute violence ».

L’ambassadeur Mike Hammer a relayé un communiqué conjoint États-Unis, Royaume- Uni, Canada, Suisse, Japon Corée du Sud.

« Nous appelons toutes les parties à travailler de bonne foi et à s’engager pacifiquement dans le processus politique, en évitant toute action qui pourrait générer violence ou insécurité dans l’ensemble du pays », indique ce communiqué conjoint.

Par Belga

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