Politique

Le discours du chef de l’Etat : un sursis accordé par Fatshi au Parlement congolais

Par Innocent BUGANDWA

Après avoir suivi attentivement l’appel du chef de l’État de ce dimanche 06 décembre 2020, je pense pouvoir dire qu’encore une fois le Président de la République a fait preuve de modération et de magnanimité à l’égard du FCC, qui a multiplié des provocations dans le seul but de ramener l’ancien président aux affaires en 2023.

A plusieurs égard et au mépris de l’intérêt national, le FCC a bloqué les projets du chef de l’État notamment le décret devant mettre en place une agence en charge du numérique, le projet de 100 jours et sûrement plein d’autres. Ce faisant, fidèle à ses habitudes, le FCC a fait preuve de mesquine et de manque de loyauté.

Déjà ce regroupement politique est soupçonné d’avoir concocté le complot odieux qui a conduit à l’injuste condamnation du directeur de cabinet du chef de l’État. L’opinion croit que l’UDPS a en toute naïveté soutenu, à travers ses militants ces manigances qui ont participé à l’isolement du Président de la République. L’éviction de Monsieur Kabund a démontré que le dindon de la farce zFCCienne n’était autre que le Président de la République comme l’avoir annoncé le visionnaire président de l’UNC.

Comme les esprits avisés savaient deux ans plus tôt que le FCC ne mettra pas de bonne foi l’accord passé avec le CACH. Dans un esprit quasi moutonnier, les membres de ce regroupement multiplient et multiplieront les actions pour décrédibiliser le Président de la République de manière à le rendre inéligible en 2023.

De toutes les façons, la perfidie et l’arrogance quasi légendaire du FCC ne pouvaient qu’entraîner une crise institutionnelle. L’apathie induite par cette crise a eu entre autres conséquences, l’écroulement du cadre macro économique.

Ce discours ou cet appel tombe à point nommé pour remettre l’État congolais sur le rail.

En résumé, il est très difficile d’affirmer que le Président a pas expressément prononcé la dissolution de la coalition CACH/FCC. Il a juste mentionné que cela fait partie des demandes exprimées par les consultés et son alignement à cette juste doléance.
La disparition de cette coalition contre nature et défavorable à la République sera néanmoins concrétisée à travers la désignation imminente d’un informateur dont la mission sera d’identifier la nouvelle majorité en remplacement de celle acquise de façon cavalière par le FCC.

Pour mettre en place une majorité plus légitime et une Union Sacrée de la Nation plus engagée pour le Progrès socio économique, le CACH peut toujours compter sur l’opportunisme des politiciens congolais. Il ne serait pas surprenant que certains partis membres du FCC comprennent que Kabila est devenu un poids mort pour la RDC et qu’ils décident de déguerpir du rafiot FCC qui va bientôt couler.
Le bon sens et l’éthique autorisent cette transhumance politique. Le peuple congolais les remerciera d’avoir mis en avant le bien être des congolais et l’intérêt supérieur de la nation en lieu et place des intérêts des individus maladivement narcissiques et convaincus d’être indispensables.

Les signatures obtenues en soutien à la présidente de l’Assemblée Nationale ni celles obtenues pour renouveler un ridicule attachement à un roi déchu ne devrait pas les dissuader de quitter cette dangereuse association.

On note sûrement que le discours du chef de l’Etat a sûrement pris en compte la confiance accordée à Mme Mabunda par ses homologues de la SADC. Dissoudre le Parlement, serait se mettre à dos ces précieux alliés qui malheureusement n’ont pas encore compris que Joseph Kabila appartient au passé.
Cependant, une diplomatie agissante peut amener les dirigeants des États membres des regroupements régionaux dont nous faisons partie à se désolidariser des individus qui considèrent la RDC comme un bien qu’ils auraient hérités de leurs pères.

Le FCC n’a plus qu’une seule alternative. S’il reste soudé, ce sera impossible pour l’informateur d’identifier la nouvelle majorité et donc de faire émerger cette Union Sacré que les congolais appellent de tous les vœux.

Dans ce cas, cette majorité obtenue de façon douteuse, devrait s’abstenir de narguer le Président de la République notamment en maintenant en poste l’actuel Premier ministre et les deux présidents des chambres du Parlement.

Cette attitude irresponsable doit être évitée si les ténors du FCC gardent un minimum de conscience et un zeste de civisme.

Les prochaines brimades, les manques récurrents de respect à l’institution président doivent cesser.

Sinon, comme le président l’a promis, la dissolution de l’Assemblée Nationale sera inévitable.

Quoi qu’il en soit les institutions restent en place, sauf le gouvernement (si l’informateur nous identifie une nouvelle majorité). Un seul regret persiste. Le Président n’a soufflé mot sur le sort de Vital Kamerhe, le plus fidèle de ses alliés. Si le président n’a pas à interférer dans la mission du pouvoir judiciaire, il peut néanmoins s’assurer de son bon fonctionnement. Il est surprenant pour plus d’un que les juridictions congolaises peinent à organiser le procès en appel grâce auquel le président de l’UNC sera immanquablement innocenté et pourra apporter sa pierre à la reconstruction du pays. La recherche de cette nouvelle majorité est une belle opportunité pour entendre au second degré Vital Kamerhe et l’acquitter.

Ce digne fils du pays doit apporter son talent à la mise en œuvre de la série actions proposées par la population pendant les consultations.
L’Etat de droit est aussi celui où tous les citoyens ont droit au double degré de juridiction. Il ne s’agit donc pas ici de solliciter une faveur du chef de l’État que la jouissance d’un droit sans lequel, l’État de droit serait un leurre.
Une Union Sacré inclusive appelle la libération et l’implication du Président Nationales de l’UNC. Sinon, pour une bonne partie des congolais qui soutiennent Monsieur Kamerhe, ce procès manipulé probablement par le FCC sera compris comme un règlement de compte, une dérobade pour empêcher un potentie candidat de se présenter en 2023. Alors que cette condamnation flagramment injuste aurait pu être évitée. En effet, si Kamerhe a accepté le poste de directeur de cabinet en lieu et place de celui de premier ministre qui lui était promis dans l’accord, cela veut dire qu’il est totalement ouvert aux discussions éventuelles sur la candidature de l’UDPS en 2028. L’utiliser de façon aussi sadique et inhumaine comme l’unique trophée d’une lutte apparente contre n’honore ni le pays ni les institutions, ni les personnes impliquées dans ce complot.

Somme toute, les tensions entre le CACH et le FCC n’ont pas encore été résolues. Elles persistent avec comme conséquence l’instabilité des institutions politiques qui hypothèque la reconstruction du pays. Cependant, le Parlement a obtenu du Président Félix Tshisekedi un nième sursis.
Les congolais espèrent que le FCC saura apprécier à sa juste valeur ce geste magnanime du chef de l’État.

Pour montrer qu’ils ont pris la mesure du geste présidentiel, les membres du FCC, en particulier ceux qui animent les institutions devraient s’abstenir de toute arrongance et de toute insolence. Le bon sens devrait les amener à comprendre que les congolais en ont marre de leur cynisme.

La meilleure solution pour ceux qui sont animés par des sentiments patriotes serait de rejoindre l’Union Sacré de la Nation. Le Président de l’UNC, Monsieur Vital Kamerhe veut bien apporter sa contribution à l’édifice commune.

De son côté, le FCC doit comprendre que l’opinion pardonnera au Président tout et en particulier les violations de la constitution qui ont pour finalité de déraciner une classe politique devenue indésirable après 18 ans d’une gouvernance plus que catastrophique.
Il est évident qu’on ne peut continuer à sacrifier le bien être des congolais à l’autel des caprices d’un individu qui a échoué pendant les dernières années de son règne.
Monsieur Joseph Kabila est sénateur à vie. Il a accumulé énormément des richesses en dix huit ans de règne. Il est temps qu’il montre un minimum de respect et de bienveillance à l’égard des congolais et qu’il laisse le pays avancer SANS LUI. S’il ne le comprend, ceux qui lui servent de marchepieds devraient avoir le courage de participer à la construction de la nouvelle majorité dont la RDC a vivement besoin pour rattraper le retard accumulé pendant les 18 ans de règne de Kabila et les deux ans de la “gestion conjointe” FCC-CACH. BUGANDWA ZIGABE Innocent

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