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La tension politique s’accentue en RDC

Une plénière de l’Assemblée nationale a été empêchée, lundi 7 décembre 2020, par des députés en colère. Les manifestants seraient du camp du président Félix Tshisekedi.

Ces événements surviennent au lendemain d’un discours du président congolais qui a annoncé officiellement que la coalition avec le FCC de son prédécesseur Joseph Kabila était rompue. Félix Tshisekedi a fait savoir qu’un “Informateur” allait bientôt être nommé en vue d’identifier une nouvelle majorité. Une décision saluée par son camp mais rejetée par le camp de l’ancien président Joseph Kabila.

Quid des consultations nationales

Le discours du président Tshisekedi est consécutif aux résultats des consultations nationales menées par le président congolais au cours desquelles toutes les forces vives de la nation ont été consultées.

“Du discours du président, nous avons retenu la reconnaissance de l’échec de la coalition actuelle FCC-Cach qui a été incapable de relever les énormes défis auxquels fait face le pays et l’annonce de la fin de celle-ci. C’est une position que nous soutenons totalement en insistant sur le fait qu’elle est le résultat du chaos électoral de 2018 qui malheureusement ne nous a pas permis de mettre en place des institutions suffisamment légitimes”, se rejouit Floribert Anzuluni du mouvement citoyen Filimbi. 

Dans son adresse à la nation, Felix Tshisekedi a fait part de sa recherche d’une nouvelle majorité au sein de l’Assemblée nationale. 

Une institution actuellement dominée par les députés du Front commun pour le Congo (FCC), un regroupement créé par Joseph Kabila. Ce lundi (07.12.), le FCC a dit rejeter les annonces du chef de l’Etat qu’il qualifie d’inconstitutionelles.

“La fin de la coalition, c’est la cohabitation. On avait cette possibilité d’aller directement dans la cohabitation, notre autorité morale, le camarade Joseph Kabila a opté pour une coalition afin de poursuivre le travail qu’il a entamé depuis de nombreuses années. Mais si aujourd’hui notre partenaire estime qu’il ne veut plus de cette coalition cela signifie tout simplement que nous irons en cohabitation”, déclare Adam Chalwe Munkutu, secrétaire national du PPRD, l’ex parti au pouvoir.

Une cohabitation forcée?

Une cohabitation certes mais encore loin d’être effective et pacifique. Ce lundi (07.12), des députés pro Tshisekedi auraient semé des troubles au sein de l’Assemblée nationale.

C’est dans ce contexte de tension politique que l’”informateur” devra tenter de dégager une majorité. A en croire, Trésor Kibangula, analyste politique au Groupe de Recherche pour le Congo, des noms circulent déjà mais la tâche ne sera pas aisée. 

“Identifier une nouvelle majorité parlementaire dans un contexte de tension politique au sein de l’Assemblée nationale où des pétitions visent des membres du bureau sera une mission très difficile. En attendant plusieurs noms circulent déjà, on parle de Jean Pierre Bemba, de Modeste Bahati, de Kitenge Yesu ou le haut représentant du chef de l’Etat. Mais il y a un nom qui revient très souvent, c’est celui de Moïse Katumbi, même si dans son entourage on assure que l’ancien gouverneur du Katanga ne serait pas encore trés intéressé…”

A lire aussi : Les consultations de Félix Tshisekedi divisent en RDC

En attendant la nomination de l’”Informateur”, ce lundi (07.12), le premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba a été reçu par le président Félix Tshisekedi à la Cité de l’Union Africaine.

Par Wendy Bashi

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