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RDC : sous Mobutu, les minerais représentaient les trois quarts des recettes budgétaires

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le canal, le barrage, les conduites forcées, et la centrale (2005)

Les fantastiques richesses du sous-sol zaïrois suscitaient l’intérêt soutenu des compagnies minières étrangères et fournissaient la quasi-totalité des ressources en devises de l’État.

Le Zaïre était l’un des tout premiers producteurs de cobalt, dont il abritait 28%, des réserves mondiales.

Il était aussi le troisième producteur mondial, après l’Australie et la Russie, de diamants industriels. Ceux-ci représentaient les trois quarts des recettes budgétaires.

L’État était un actionnaire important dans plus de 80 entreprises à capitaux privés.

L’ENSEIGNEMENT REPRÉSENTAIT ENTRE 20 ET 25% DES DÉPENSES COURANTES DE L’ÉTAT

Ainsi entre 1968 et 1974, les dépenses de l’enseignement représentaient entre 20 et 25 % des dépenses courantes de l’État.

En moyenne, 400 millions de dollars étaient consacrés à l’enseignement dont 80 millions environ étaient affectés à l’enseignement universitaire (pour une population universitaire de 17 000 d’étudiants).

Il apparaît donc qu’à cette époque, un effort extraordinairement important avait été entrepris dans le domaine de la production industrielle, la mise en place d’infrastructures économiques (essentiellement dans le domaine de l’énergie et des transports) et l’établissement d’un système d’enseignement et de santé qui permettait d’entrevoir un décollage de l’économie zaïroise.

En dépit de cela, il faut se souvenir qu’entre 1967 et 1974, le Produit Intérieur Brut congolais avait crû à un taux annuel de 7,6 %, cependant que le secteur de l’industrie manufacturière se développait au rythme spectaculaire de 8,6 % par an.

Dans les milieux financiers internationaux, comme au sein du monde politique occidental, on considérait que la République du Zaïre était en passe de devenir avec l’Afrique du Sud et le Nigeria, la troisième puissance régionale en Afrique Subsaharienne.

LES GRANDS EXPLOITS DE MOBUTU

C’est en 1974 que se produisit une série d’événements hautement symbolique qui plongea toutes les couches de la population congolaise dans une sorte d’euphorie délirante et aveugle. Cette année-là, en effet, le Zaïre devenait successivement champion d’Afrique des Clubs Champion (de football), détenteur de la Coupe d’Afrique des Nations et qualifié pour la phase finale du “Mundial”.

Enfin, c’est en 1974, que fut organisé le match de boxe du siècle (le seul d’ailleurs qui fut jamais organisé en Afrique) entre Cassius Clay (Mohammed Ali) et Georges Foreman.

Basée sur une politique intérieure nationale, économique, social, qui a fait du peuple zaïre, un peuple fort, l’histoire de ce peuple fut dès lors mentionné des moments décisifs, il suffisait d’un jour, d’une heure pour que le peuple congolais vive une ère nouvelle, qu’il passe de l’âge de la turbulence et celui de la maturité.

Le peuple congolais et son président ne formaient qu’une même et seule personne, tous réunis autour d’un seul parti, sous une seule bannière, comme on pouvait l’entendre lui-même le dire « tromper le peuple Zaïrois, c’est me tromper moi-même”.

Dans la recherche de sa légitimité et de la consolidation de son pouvoir le président Mobutu fut prêt à tout sacrifier pour conserver son pouvoir et avoir le soutien de son peuple.

Le garant du régime dictatorial fut un homme prêt à pouvoir même frayer un chemin dans le roc.

FAIRE DU ZAÏRE UNE NATION OÙ IL N’Y RÉGNERA PAS LE RACISME NI LE TRIBALISME

Ayant constaté que le gouvernement, qui précédait le sien n’a rien fait pour soulager la souffrance et la misère du peuple et qu’ils ont plongés le pays dans chaos, il prit le pouvoir pour pallier et remédier à cette situation.

Dans le souci de faire de son pays une nation où il n’y règnera pas le racisme ni le tribalisme et créer l’amour et la fraternité, le thème de l’unité fut pour lui un principe constant dans la prise des décisions, pour résoudre les divisions existantes, à caractère ethnique et tribale en la création d’un seul parti unique le Mouvement Populaire de Révolution (MPR).

Il fallait prendre conscience de ce qu’un régime démocratique bien compris et honnêtement mal appliqué peut apporter certaines malversations, certaines intrigues, les refus de quelques uns de prendre en considération les intérêts véritables de la population.

Au nom du Haut commandement de l’armée, Mobituprit le pouvoir en mettant en garde quiconque se permettrait, par inconscience ou par mauvaise volonté, de lutter contre le redressement de la Nation lui confiée par l’armée pour sauver le pays.

Étant donné que tout citoyen qui se voue à la construction de son pays doit être libre, on a remarqué que la magistrature, la police, l’administration travaillaient dans but de sauvegarder la liberté du peuple congolais.

Et la sévérité était réservée aux coupables.

Du temps de la Seconde République, le devoir premier et la préoccupation du régime en place étaient le travail. Et le résultat de ce dernier fut la réponse aux multiples problèmes de la population et éleva ainsi le niveau de vie de ce dernier tout en sachant que le travail faisait partie de notre devise tout en n’ignorant pas que la paix et la justice étaient les conditions pour la réalisation de ce travail, seule source d’épanouissement socio-économique.

Raison pour laquelle la devise même du pays était “paix, justice, travail”.

L’armée travaillait pour la protection des institutions légales, prêtait main forte à la légalité, et pas n’importe laquelle, une légalité tournée vers l’intérêt général.

Les chefs coutumiers étaient les véritables pierres angulaires de la société, unanimement connus et estimés pour leur sagesse, leur pondération et leur incontestable autorité, l’ordre familial étant encouragé par une politique concertée comprenant notamment des avantages sociaux, des avantages fiscaux et une politique d’habitat.

Grâce à l’abandon de la politique des partis, les populations vivaient ensemble et oubliaient leur liens ethniques et tribaux parce que le tribalisme était un mal qui était sévèrement puni et que ces dernières ont appris à vivre ensemble au sein d’un même et seul parti.

Et, ainsi, l’administration et les services de l’État étaient accessibles à tous.

L’éducation étant un investissement rentable, l’éducation seule ne suffisait pas mais elle fut adaptée aux besoins et aux aspirations de la société, car l’amélioration des conditions socio-économique ne peut pas se faire sans qu’il y ait une formation excellente des cadres.

La vigilance s’était réellement imposée dans tout le chef de la population. Et cette vigilance était présente sur tout élément susceptible d’attenter de près ou de loin les organes de l’État, et cette dernière a conduit le peuple a démasquer les ennemis de la patrie et ainsi a rendu le pays entier transparent. La force de notre pays se situait non pas dans la capacité de ses ressources naturelles mais plutôt dans la façon dont fut organisé le régime politique, le nationalisme dans la gestion, l’attachement profond et soutenu du peuple envers son président et envers sa patrie.

Ne dit-on pas un régime politique, si fort soit il, si autoritaire peut-il être, s’il n’est pas légitime, s’il n’a pas le soutien de l’environnement national et international ne tiendra pas.

Or, en politique, pour que le peuple soutienne un dirigeant, il faut que ce dernier trouve sa part, à savoir, la satisfaction de ses besoins, et si les besoins de ce dernier sont satisfaits, ils accorderont volontiers tout leur soutien au peuple.

Ce régime avait ce qu’on appelle la capacité réceptive, quoique centralisé.

Le régime dictatorial, de part le Mouvement populaire de la révolution, avait mis en place des mécanismes de communication politique qui faisaient en sorte que le peuple se sente près de son dirigeant et tous leurs besoins parvenaient aux oreilles de l’autorité politico-administrative. Et cette dernière, par le mécanisme de la capacité de conversion, transformait les demandes de la population en solutions, tout en faisant aussi appel à la capacité régulatrice qui faisait en sorte que le peuple soit servi au même titre que tout le monde sans qu’il y ait des problèmes d’ injustice en rapport avec les provinces.

La révolution congolaise n’avait rien à avoir avec celle de Pékin, ni celle de Moscou, ou de Cuba. Elle n’était pas fondée sur des théories toutes faites, ni sur des doctrines empreintes. Elle était révolutionnaire par sa volonté de s’appuyer sur la population et sur son but qui était de changer l’ancien état des choses.

Ce fut vraiment une révolution nationale, essentiellement pragmatique, nourrie par l’expérience, et cernait tout le problème de la population.

Par Serge Kuhani Matende Kasongo (Extraits de son mémoire “Le président Mobutu selon S.K.L.K.”)

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