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RDC : les résolutions des Concertations nationales de Joseph Kabila devant le Congrès, le 05 octobre 2013 (Page d’histoire)

En septembre 2013, le président Joseph Kabila, dans la recherche des solutions à une grave crise (politique, économique, sociale et sécuritaire) qui frappait la Republique democratique (RDC), avait organisé des Concertations nationales que Congoreformes.com se fait le devoir de rappeler dans la page d’histoire suivante.

C’est dans une ambiance de kermesse que le président de la République, Joseph Kabila, a procédé le samedi 5 octobre 2013 à la clôture des travaux des Concertations nationales, lancées le 7 septembre 2013

(Par Mediacongo, 15 octobre 2013)

Le décor a fait penser à une matinée politique  de la Majorité présidentielle, avec la forte mobilisation des militants du PPRD, PALU, AFDC, ARC, MSR… qui faisaient flotter les drapeaux et calicots de leurs partis à l’entrée du Palais, une manière de soutenir leur « Autorité morale », initiatrice de ce forum.

Dans son discours, Joseph Kabila a pris acte des résolutions et promis d’annoncer de grandes décisions incessamment devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès, dans le cadre de leur application. Il s’est dit déterminé à imprimer un nouvel élan au processus de démocratisation, avec une cohésion nationale renforcée en République Démocratique du Congo, afin de promouvoir des propositions censées entrouvrir de nouvelles voies d’espérance pour l’avenir du pays.

Le Chef de l’Etat a tenu à rendre un vibrant hommage aux délégués aux concertations nationales, qui ont jugé pertinent son appel à la mobilisation nationale pour mettre fin à la détresse des populations congolaises qui aspirent légitimement  à la paix et au bien-être.

«C’est aussi la preuve qu’une fois encore, lorsque la nation est en danger ou lorsqu’il s’agit d’établir les  bases solides pour l’avenir du pays,  les Congolaises et Congolais sont capables de dépassement de soi et sursaut patriotique », a-t-il indiqué.

Au plan politique, le Chef de l’Etat a levé l’équivoque au sujet de la formation d’un gouvernement d’union nationale : « D’une part, vous tenez au respect du cadre institutionnel, d’autre part, vous estimez qu’il  ne faut pas sacrifier les impératifs du développement accéléré du pays sur l’autel d’une orthodoxie démocratique qui voudrait que la majorité tienne la minorité éloignée de la gestion de la chose publique ». Il a souligné avoir bien entendu et bien compris le message venu du Palais du peuple.

Convaincu que la réussite réside dans la concorde, Kabila a renvoyé l’ascenseur aux délégués à ce forum historique qui ont fourni au pays le ferment de la cohésion nationale et les bases de la bonne gouvernance.

« Nous nous sommes ainsi montrés à la hauteur des enjeux présents et futurs, avons démenti de la plus belle manière les pronostics et prédictions sceptiques des prophètes des malheurs », a-t-il relevé, tout en  louant le patriotisme des participants et singulièrement  celui du présidium piloté par Kengo et Minaku,  respectivement président des Chambres haute et basse du Parlement, qui ont eu la charge d’organiser ces assises.

Il faut noter qu’avant l’allocution de Joseph Kabila, le Coordonateur du Secrétariat technique, Bernard Mena,  a donné lecture du rapport général des travaux, avant sa remise officielle au Chef de l’Etat par les deux présidents des deux chambres du Parlement.

Bernard Mena a indiqué que les délégués aux Concertations nationales ont réaffirmer leurs engagement à consolider la cohésion nationale et à sauvegarder le pacte républicain, notamment par le respect strict de la Constitution, particulièrement dans ses dispositions voulues intangibles : la forme de l’Etat, le nombre et la durée du mandat du président de la république.

Ce rapport contient plusieurs recommandations, parmi lesquelles: le recensement de la population ; le respect strict de la constitution ; l’affectation des militaires hors de leurs provinces ; la lutte contre l’enrichissement illicite des membres du gouvernement ; l’éradication des groupes armés nationaux comme étrangers ; la promotion de la culture de la paix et de la bonne gouvernance ; la libération des prisonniers politiques ; le suivi du dossier du sénateur et vice-président Jean Pierre Bemba à la Cour Pénale Internationale ; et la réouverture des médias fermés.

Le clou de cet événement a été l’arbre de paix planté dans le parvis de l’hémicycle du Palais du peuple.

JOSEPH KABILA DÉFINIT LES GRANDES LIGNES DES CONCERTATIONS NATIONALES

(Par Radio Okapi, 27 juin 2013)

Dans une ordonnance lue à la télévision publique le jeudi 27 juin 2013, le Chef de l’État, Joseph Kabila, annonce la création d’un forum national dénommé « concertations nationales ».

Ce forum dont les dates d’organisation seront fixées par son présidium a pour objet « la réunion de toutes les couches socio-politiques de la nation afin de réfléchir et débattre en toute liberté et sans contrainte des voies et moyens susceptibles de consolider la cohésion nationale, de renforcer l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire national afin de mettre fin au cycle de violences dans l’Est du pays, d’accélérer le développement du pays dans la paix et la concorde ».

Les modalités d’organisation et de fonctionnement de ce forum, les questions à débattre, les compétences des organes du forum, le nombre et le critère de participants, les droits et devoirs des participants seront précisés dans son règlement intérieur.

Les concertations nationales vont compter trois organes : l’assemblée plénière, le présidium et les états généraux.

L’assemblée plénière est l’organe de validation des conclusions et recommandations issues des états généraux. Elle est chargée de débattre des toutes les questions inscrites à son ordre du jour. Elle comprend des délégués issus des composantes suivantes :

Les institutions publiques nationales (Président de la République, Parlement, Gouvernement, Cours et tribunaux, institutions d’appui à la démocratie)
Les institutions provinciales et locales (assemblées provinciales et gouvernement provincial)
Les partis politiques (Majorité et opposition politique au Parlement et en dehors du Parlement)
Les autorités coutumières
La société civile
Les personnalités historiques
Les experts
Les invités du chef de l’Etat
Le présidium est l’organe coordonateur des concertations nationales. Il est constitué du président de l’Assemblée nationale et du président du Sénat assistés d’un secrétariat technique.

Les États généraux sont chargés de l’examen des questions soumises aux concertations nationales relevant de leurs thématiques assorties des recommandations et conclusions adressées à l’assemblée plénière.

Outre les experts, les états généraux sont composés d’un nombre maximum de délégués par groupes thématiques fixées par le règlement intérieur.

Les groupes thématiques composant les états généraux des concertations nationales sont les suivants :

Gouvernance, démocratie et reforme institutionnelle
Economie, secteur productif et finances publiques
Désarmement, démobilisation, réintégration sociale ou rapatriement des groupes armés
Conflit communautaire, paix et réconciliation nationale
Décentralisation et renforcement de l’autorité de l’État

Les délégués aux concertations nationales y participent en qualité ou sur désignation de leurs composantes respectives. Ils sont accrédités par le présidium.

À l’issue de ces concertations nationales qui vont se tenir à Kinshasa, les délégués vont remettre au chef de l’État les conclusions auxquels ils ont abouti, assorties des recommandations.

Le président de la République va rendre compte de ces conclusions et recommandations à la nation devant l’Assemblée nationale et le Séant réunis en congrès.

Le suivi de l’application de ces conclusions est confié au président de la république, aux présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale et du gouvernement.

Joseph Kabila avait annoncé l’organisation de ces concertations nationales en décembre 2013 lors de son message de vœux à la nation. Ces concertations étaient censées consolider la cohésion nationale pour mettre fin à la crise sécuritaire dans l’Est du pays, en proie des groupes armés depuis près de deux décennies.

OUVERTURE DES «CONCERTATIONS NATIONALES » BOUDÉES PAR L’OPPOSITION
(Par AFP 07 septembre 2013)

Les « concertations nationales » destinées à sortir la République démocratique du Congo (RDC) d’une triple crise – politique, sociale et sécuritaire – ont été lancées officiellement samedi 07 septembre 2013 à Kinshasa, en l’absence de la majeure partie de l’opposition, qui boycotte ces assises.

Le président congolais, Joseph Kabila, réélu dans des circonstances contestées en 2011, a ouvert cette phase de consultations prévues pour une quinzaine de jours par un “discours d’orientation générale” au Palais du Peuple (Parlement).

Parlant d’un “moment historique à saisir”, le chef de l’Etat a appelé les quelques 700 délégués devant participer aux assises à parvenir à un “consensus” susceptible d’assurer la “cohésion nationale et la consolidation de la paix, gages d’un développement harmonieux et durable”.

En l’absence de la première force de l’opposition – l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) – et d’autres formations d’opposants comme l’Union pour la nation congolaise (UNC) qui boycottent ces rencontres, l’objectif aura du mal à être atteint, et le dialogue risque de se limiter à un simple échange entre la majorité et la société civile, elle même divisée sur la position à adopter entre participation et boycottage.

En juillet 2013, près de 80 partis d’opposition avaient estimé que la forme retenue pour les assises ne correspondait pas à la recommandation de l’ONU d’organiser “un dialogue politique transparent et sans exclusive entre toutes les parties prenantes congolaises”.

Dans son discours, M. Kabila a pris soin de poser clairement les limites: “les délégués aux concertations nationales n’ont pas vocation à se substituer au souverain (…) moins encore a remettre en cause les décisions qui relèvent du pouvoir exclusif de ce dernier”, a-t-il dit sous les applaudissements.

Les discussions, qui étaient prévues initialement pour le début de l’année, doivent durer une quinzaine de jours et avoir lieu à Kinshasa, et dans les deux autres plus grandes villes du pays: Lubumbashi (sud-est) et Kisangani (nord-est).

RENFORCER L’ÉTAT

Elles s’ouvrent deux jours après un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des Grands Lacs qui a exigé que les rebelles congolais du Mouvement du 23 Mars (M23) déposent les armes pour permettre une reprise des négociations avec Kinshasa d’ici à dimanche.

Ces négociations, qui se déroulent en Ouganda, sont au point mort depuis mai 2013.

Pour M. Kabila, les “concertations nationales doivent permettre de “rétablir et consolider la cohésion interne en vue (…) de renforcer l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national et de mettre fin au cycle infernal de violences”, dans l’est du pays.

Le Chef de l’État faisait ainsi référence au M23, implanté dans la province du Nord-Kivu (est), mais aussi aux nombreux groupes armés qui sévissent dans la partie orientale de la RDC.

Aux abords du Parlement, les partisans du Chef de l’État et leurs alliés manifestaient ostensiblement leurs présence: fanfares, drapeaux colorés et banderoles, sous le regard de nombreux policiers et soldats. Mais pas de présence de militants de l’opposition.

Alors que la majorité de la population vit dans un dénuement extrême et que l’État peine à imposer son autorité sur l’ensemble du territoire, face aux nombreux groupes armés, l’opposition aurait voulu que les discussions débordent du champ fixé par M. Kabila: la gouvernance, l’économie, le désarmement des groupes armés, les conflits communautaires et la décentralisation.

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