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Kasaï Central : les promoteurs des entreprises de presse invités à favoriser les meilleures conditions de travail

En prélude de la Journée internationale de la fin de l’impunité des crimes commis contre les journalistes, le coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a décrié les conditions précaires auxquelles font face les journalistes dans l’exécution de leurs métiers dans la ville de Kananga et ses environs.

Me Vincent Kayembe, qui loue le travail au prix de sacrifices qu’abattent les professionnels de la presse, condamne les actes ignobles commis diversement contre eux par les particuliers.

À ce propos, il demande aux journalistes d’oeuvrer dans le strict respect du Code d’éthique et de déontologie, récolter, de traiter et de diffuser les informations en toute objectivité, dans le souci de se mettre à l’abri des dangers.

” J’encourage les journalistes à travailler comme il se doit. C’est un métier noble. Ils sont exposés, par moments. Ils chantent comme les coqs dans la basse cour pour pouvoir alerter la population. Ils nous mettent au courant de tout ce qui se passe pour que nous puissions prendre la meilleure direction. Sans la presse, la démocratie ne peut jamais régner dans notre pays. En même temps, je leur conseille de travailler en toute indépendance, dans le respect des normes. Si eux prennent les dispositions en amont, ils ne vont pas s’exposer à toute sorte d’assassinat”, conseille-t-il.

À l’État congolais, Kayembe Tshiamumanye recommande la prise des dispositions nécessaires de protection et de sécurisation des journalistes, afin de décourager tous ceux qui s’adonnent aux actes ignobles, les auteurs d’assassinats.

“Que le gouvernement puisse y veiller en prenant des mesures protectrices et de sécurité. Les journalistes sont au service de la nation et ils constituent le quatrième pouvoir. C’est mieux que le pouvoir public s’en occupe “, insiste-t-il.

Tout en promettant l’accompagnement de la CNDH dans le travail des chevaliers de la plume, Vincent Kayembe demande également aux responsables de presse de prendre des dispositions pour améliorer leurs conditions de vie.

” Nous voulons que les journalistes se mobilisent parce qu’ils ne peuvent pas être laissés à leur triste sort . Les promoteurs des chaînes doivent s’occuper d’eux, en prévoyant les salaires et contrats, parce qu’ils travaillent “, a-t-il conclu.

Les deux journalistes de la RFI, Claude Verlon et Ghislaine Dupont, avaient été assassinés au nord du Mali, le 2 novembre 2013, alors qu’ils étaient à la recherche de l’information.

Aujourd’hui, sept ans après leur mort, leurs assassins n’ont pas encore connu leur sort.

Par JC SHAMOIS Baks

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