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RDC : 23 ans sans carte d’identité pour les Congolais, 3 régimes après Mobutu

carte d'identité

Les Congolais de la République démocratique du Congo sont peut-être en Afrique, la seule population qui ne détient pas la carte d’identité depuis 23 ans, après la chute du Maréchal Mobutu Sese Seko, le 17 mai 1997. Après Mobutu, lui ont succédé Laurent-Désiré Kabila (1997-2001), Joseph Kabila (2001-2018) et Félix Tshisekedi (depuis le 24 janvier 2019).

Cette situation vient d’être approuvée par la suppression de la mention «Tenant lieu de carte d’identité provisoire » par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), qui donnait pourtant à l’ancienne carte (de 2006 et 2011) la valeur juridique de l’identité.

Avant les élections de 2006, quelques populations congolaises avaient été dotées d’une carte d’électeur qui faisait office de carte d’identité.
Cette carte d’électeur de 2006 a été remplacée par une autre en 2011.

Toutes ces deux cartes portaient, au verso, la mention « tenant lieu de carte d’identité provisoire ».

Par conséquent, l’exhibition de la carte d’électeur (carte d’identité) était obligatoire pendant la circulation et d’autres transactions bancaires.

Curieusement, l’actuelle Commission électorale nationale indépendante (CENI) a biffé cette mention dans la nouvelle carte d’électeur. Est-ce par omission ou par autre intention cachée ?

Pour le moment, l’unique document de valeur juridique d’identité est soit le permis de conduire soit le passeport.

Et pourtant, la majorité des Congolais n’ont pas un véhicule pour chercher à se procurer un permis de conduire.

Sans oublier qu’obtenir un passeport en RDC, c’est un casse-tête chinois. Car, le passeport congolais passe pour l’un des plus chers au monde : il coûte au minimum 185 dollars américains. Ce qui est onéreux pour un pays dont l’habitant vit en moyenne d’un dollar américain par jour.

Sans oublier de longues démarches à mener pour l’obtention d’un passeport en République démocratique du Congo dans le délai.

PLUS DE CARTE D’IDENTITÉ POUR LES CONGOLAIS DEPUIS LE 17 MAI 1997

Le problème d’identité s’est aggravé en République démocratique du Congo depuis le 17 mai 1997, lors de l’avènement de l’AFDL à Kinshasa, où toutes les cartes d’identité de la deuxième République ont été détruites.

Même s’il faut reconnaître que cette situation date de longtemps, mais on sait que lors de la deuxième République, la population zaïroise de l’époque avait une carte d’identité de la couleur verte, en matière plastique.

Appelée parfois « Accordéon », cette carte avait été éditée vers le début de l’année 1970, suivie d’une autre carte biométrique expérimentée à Kinshasa. Cette dernière n’avait pas connu le succès et était donc passée dans les oubliettes.

Mais, avant et après l’indépendance, le Congolais avait un livret d’identité.

C’était grâce à ce document officiel que les autorités de l’époque arrivaient à contrôler les mouvements migratoires internes.

En effet, le rôle d’une carte d’identité dans un pays est de permettre d’identifier les nationaux et les distinguer d’avec les étrangers. Elle est un élément-clé de la sécurité d’une nation.

                                                                                                                     Par Delphin Bateko M.

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