Nation

Indignées par les propos du Président du Sénat à sa collègue Bijou Goya : les Femmes de l’AFDC-A appellent les forces vives à une forte riposte contre ce énième cas de violence basée sur le genre

Dans une déclaration rendue publique ce lundi 04 mai 2020, les femmes du Regroupement politique AFDC-A disent avoir suivi avec exaspération et indignation les propos désobligeants tenus par le Président du Sénat ce 30 avril 2020, suite à un courrier lui adressé par sa collègue sénatrice Bijoux Goya Kitenge lui demandant un rapport sur les fonds engagés pour la réhabilitation de l’hémicycle ainsi que la procédure de passation du marché y relative. Les femmes du Regroupement cher au Professeur Modeste Bahati Lukwebo exigent des excuses de la part de M. Thambwe Mwamba à sa collègue offensée et demandent au président de la République ainsi qu’au Procureur général près la cour de cassation de suivre de très près ce dossier. Aux forces vives de la nation, les femmes de l’AFDC-A recommandent d’opposer une forte riposte à ce énième cas de violence basée sur le genre.

Ci-dessous l’intégralité de la déclaration :

DECLARATION DES FEMMES DU REGROUPEMENT POLITIQUE AFDC-A SUITE AUX PROPOS DESOBLIGEANTS DE MR ALEXIS THAMBWE MWAMBA AU PERCHOIR DU SENAT EN DATE DU 30 AVRIL 2020

Nous, femmes de l’Alliance des Forces Démocratique du Congo, AFDC-A en sigle avons suivi avec exaspération et indignation les propos désobligeants tenus par le Président du Sénat ce 30 avril 2020, suite à un courrier lui adressé par sa collègue sénatrice Bijoux Goya Kitenge lui demandant un rapport sur les fonds engagés pour la réhabilitation de l’hémicycle ainsi que la procédure de passation du marché y relative.

Quelle n’a pas été notre stupéfaction de constater qu’en lieu et place d’une réponse digne de son  rang, Mr Alexis Thambwe Mwamba a préféré utiliser l’agression et l’insulte verbales pour humilier son  interlocutrice et collègue à la face du monde et ce, au mépris de l’article 92 du Règlement Intérieur de l’institution qu’il préside,  jetant ainsi l’opprobre sur ladite institution, sur sa propre famille politique FCC (en insinuant que les hauts responsables du FCC avaient qualifié la sénatrice d’incompétente et d’immorale ) et sur la République Démocratique du Congo dans son ensemble.

  1. De crainte que la désobligeance et l’abus de pouvoir ne s’installent en jurisprudence dans les institutions de la République Démocratique du Congo, nous exigeons de Mr Alexis Thambwe MWAMBA :
  1. De présenter des excuses publiques à l’endroit de sa collègue Bijoux GOYA Kitenge qu’il a publiquement offensée en particulier, et à toutes les femmes congolaises en général ;
  2. De fournir des explications, par voie obligée, à la question soulevée par sa collègue pour répondre au devoir de bonne gouvernance et de redevabilité ;

En outre, nous vous exhortons, en notre qualité de mères, à adopter l’humilité comme mode de vie, lisez les saintes écritures et vous serez édifiés. 

Proverbes 18,12: « AVANT LA RUINE, LE CŒUR DE L’HOMME S’ELEVE, MAIS L’HUMILITE PRECEDE LA GLOIRE ».

  1. Au Président Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo et au Procureur Général près la Cour de Cassation de suivre de près ce dossier. 
  1. Nous recommandons au Front Commun pour le Congo (FCC), plateforme politique de Mr. Alexis Thambwe Mwamba d’organiser des séances d’éducation civique à l’endroit de ce dernier qui n’est pas à son premier forfait, sinon de veiller à la qualité des personnes à recommander dans les institutions étatiques, le sénat étant une institution prestigieuse.
  1. Enfin, aux congolais et congolaises (toutes tendances confondues : politiques, mouvements associatifs des droits de l’homme, religieux…), particulièrement ceux qui luttent pour l’établissement de l’équité du genre en République Démocratique du Congo, de se saisir du dossier et d’opposer une forte riposte à ce énième cas de violence basée sur le genre.

                                                                       

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