RDC-Gestion du Corona virus : un député CACH adresse une question écrite au ministre CACH de la santé, des signaux forts de la démocratie sous l’ère Fatshi

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Par Oscar BISIMWA

Ce n’était pas envisageable il y a 2 ans encore moins il y en a 5. C’est effectif sous l’ère Félix-Antoine Tshisekedi.
Bertin Mubonzi, député national du groupe parlementaire Cap pour le changement (CACH) a déposé, ce mercredi 25 mars 2020, au bureau de l’Assemblée nationale, une question écrite sur la gestion du coronavirus en République démocratique du Congo, adressée au ministre d’État, ministre de la santé publique Dr. Eteni Longondo, lui-même issu du Cach, la famille politique du Chef de l’État à laquelle appartient le Député auteur de la question.

Dans cette question écrite, révèlent des sources aux proches de l’Assemblée nationale, Bertin Mubonzi veut obtenir du Docteur Eteni Longondo, des réponses précises sur la politique du gouvernement dans la gestion de la maladie du Corona virus, des dispositions prises pour faire face à cette pandémie, des stratégies de mise en œuvre des mesures prises par le chef de l’État pour juguler la propagation et éradiquer la maladie et sur les mécanismes de communication mises en place pour donner à la population la bonne information.

Dans les couloirs du palais du peuple, l’on voit en cette initiative du député national Bertin Mubonzi, une occasion offerte au ministre d’État, ministre de la santé publique, de répondre aux questions que le peuple congolais en général et les kinois en particulier se posent avec acuité et auxquelles ils ne trouvent pas encore des réponses précises. Par déficit de communication ou parce que le ministre est sur plusieurs fronts à la fois afin de trouver des solutions idoines à cette pandémie ? Difficile de le dire pour l’instant.

En attendant, la question va suivre son court normal. Elle sera transmise par la présidente de l’assemblée nationale au concerné qui devra y répondre dans un délai raisonnable. Conformément au règlement intérieur de la chambre basse du parlement, le Député auteur de la question écrite peut la transformer en question orale au cas s’il n’est pas satisfait des réponses du Ministre, puis en interpellation, le cas échéant et enfin en motion de défiance.

DES SIGNAUX DE LA RUPTURE

Les congolais étaient habitués à un contrôle parlementaire de complaisance, où les interpellation des membres du gouvernement venaient toujours de l’opposition et étaient étouffées par la majorité parlementaire. Ces tares décriées par les forces acquises au changement, avec en tête l’UDPS et l’UNC aujourd’hui au pouvoir, semblent trouver demeure dans la poubelle du passé. La rupture est perceptible, du moins sur ce plan, en parfaite harmonie avec la promesse faite par le Président Tshisekedi, lors de la campagne électorale, de favoriser le fonctionnement démocratique des institutions, particulièrement du parlement où les élus devraient travailler en toute liberté.
« Si je suis élu Président de la République, je veillerai à ce que le contrôle parlementaire cesse d’être complaisant et politisé, je ne donnerai pas d’injonctions aux députés de ma famille politique pour bloquer le contrôle parlementaire », déclarait Félix Tshisekedi.

Bertin Mubonzi vient donc de réaliser, ce que les nostalgiques du vieux régime étaient loin d’imaginer, en s’acquittant de l’obligation pour un bon parlementaire, de canaliser la voix de ce peuple qu’il représente, dans le contrôle des actions de l’exécutif, histoire de pousser à asseoir une meilleure vision dans la protection des intérêts du peuple, la transformation de la société, promouvoir et installer le débat démocratique.

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