COVID-19 : Kinshasa a connu son premier dimanche sans cultes religieux

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Les habitants de la ville de Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo (RDC), habitués chaque dimanche à prendre le chemin des lieux de prières très tôt matin, se sont enfermés dans leurs domiciles par respect des mesures de confinement prises par le Chef de l’Etat, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour prévenir la contamination du Coronavirus qui sévit dans le monde.

Les Kinoises et Kinois se sont réveillés dimanche 22 mars 2020 dans un silence total, c’est-à-dire sans musique des églises de réveil disséminées à travers les rues de Kinshasa, a-t-on constaté.

Les bus ont circulé comme d’habitude mais sans leur clientèle de dimanche, que sont les parents et leurs enfants en route selon les communes où sont installées leur églises.

Kinshasa n’a que très peu connu pareille ambiance avec des rues désertes aux premières heures du matin. Les temples de prière fermés. Les décibels, qui accompagnent habituellement les cultes de dimanche, ont laissé la place à une psychose générale des adeptes, preuve que tout le monde commence  à  prendre la situation au sérieux.

En ce qui concerne l’église catholique, le mot d’ordre du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, relayé par la CENCO, n’a pas fait l’ombre d’aucune contestation.

Par contre, dans  les églises dites de réveil,  certains pasteurs ruminent leur colère dans des synagogues vides.

Dans la commune de Bandalugwa, où les lieux de culte rivalisent avec les bivouacs, un pasteur bien connu à Kinshasa a tout simplement recommandé, à ses adeptes, l’organisation  des cultes dans les maisons de ses bergers par groupe de 19.

En dehors des cultes religieux, il a été constaté qu’au marché du quartier Moulaert de la même municipalité, l’un des greniers de la capitale n’a pas désempli.  Vendeurs et acheteurs se bousculaient  comme à l’l’accoutumée,  parfois sans  masque médical.

Ils sont conscients du danger qui les guette, mais affirment ne pas avoir des moyens pour s’en acquérir.

A la tombée de la nuit, bistrots et autres bivouacs ferment mais quelques téméraires  contournent la consigne. Ils se confinent à  huis clos sans lumière  ni décibels pour échapper à la vigilance des policiers patrouilleurs.

Au passage de l’équipe des reporters, certaines personnes proposent l’instauration d’un couvre-feu de 20 h à  6h00’. Ils estiment que  c’est la seule façon de faire respecter le confinement, tandis que les autres, collés devant les médias étrangers,  demandent au gouvernement de recourir à l’industrie pharmaceutique «pharmakina»  pour produire la chloroquine en quantité  suffisante dont les vertus thérapeutiques sont vantées à longueur des journées.

Par ACP

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