« Le Prof. Kabasele est un génie dont le Congo et l’Afrique doivent être fiers de la valeur scientifique », témoignage d’un diplomate en marge du vernissage de 5 livres dont « La Guerre De L’eau »

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Par Oscar BISIMWA

« Le Professeur Albert Kabasele est un génie dont le Congo et l’Afrique doivent être fiers de la valeur scientifique. C’est avec des hommes d’une telle carrure, des chercheurs de haute facture qui creusent au plus profond des roches vierges pour apporter des solutions aux problèmes inédits de leur pays, que les grandes puissances se sont transformées », voilà en substance le témoignage d’un diplomate qui a requis l’anonymat en marge du vernissage, samedi 07 mars dans la salle INRB dans la commune de la Gombe, de 5 livres du Professeur Albert Kabasele dont « La guère de l’eau », préfacé par le cardinal Laurent mosengwo pasinya.

Ce diplomate qui se dit épaté par l’ingéniosité de l’auteur de ces ouvrages dit espérer que les décideurs vont s’approprier les réflexions du Professeur Albert Kabasele et approfondir les recherches avec l’aide de ce scientifique de haute facture afin que le pays s’inscrive sur une nouvelle voie et la bonne dans les secteurs sous examen. « Sous d’autres cieux, des génies de cette catégorie sont placés aux côtés des décideurs qui se servent de leurs réflexions afin d’orienter les politiques publiques dans leurs domaines de recherche », a renchérit cet invité qui reconnaît que la guerre de l’eau est déjà aux portes de la RDC et que le pays est appelé à la prudence dans la prise des décisions y afférentes.

LA GUERRE DE L’EAU DEJA À NOS PORTES

A en croire le Directeur Général de l’Institut Géographique du Congo, écrivain de cet ouvrage, « ce livre est un couronnement pour notre population, parce qu’aujourd’hui, c’est la guère des minerais, mais demain ça sera la guère de l’eau, pour prendre notre fleuve Congo ou nos différentes rivières. Voilà, pourquoi j’ai sorti ce livre, pour que la population congolaise se préparent à cette guère, qui est imminente, inévitable et frontale », a indiqué Albert Kabasele.

Depuis Khadafi jusqu’à Idris, l’eau de la RDC est demandée avec véhémence. Les hommes politiques ne cessent avec de déclarations, qui sont comme des menaces.
Je cite le Président Idris Deby du Tchad, qui dit  » je prendrai de l’eau de la RDC avec ou sans son accord ». Et il n’a pas trompé, c’est déjà une déclaration de guerre, lorsqu’un chef de l’État fait une telle déclaration, c’est déjà la déclaration de guerre, même si vous ne voyez pas l’armée, et il le répète et récidive, ça doit interpeler », a déclaré, Albert Kabasele.

« Au niveau de la CEAC et SADC, il y a une demande formelle bien connue de tous nos gouvernements qui se succèdent, ils demandent de l’eau. Ils disent que, la RDC jette de l’eau gratuitement dans l’océan, alors qu’il y a des gens qui meurent.
Voilà pourquoi, j’ai voulu de lever l’équivoque politique, que tous les canaux diplomatiques le sachent.  C’est le moment que la RDC prenne le leadership sur cette question de l’eau, pour qu’une solution soit trouvée au niveau de la CEAC sur le plan politique, a-t-il insisté avant de prévenir :  » il ne faudrait pas que les problèmes des finances que connait la RDC pousse certains officiels à succomber à la tentation de la vente d’eau ».

TOUT N’EST PAS À VENDRE

Pour le Professeur Albert Kabasele, ce livre tombe à pic pour interpeller les décideurs. Il s’agit d’allumer le feu rouge pour dire: attention, tout n’est pas a vendre. Nous pouvons vendre nos minerais, notre pétrole et autres, mais vendre de l’eau du fleuve ou de la rivière du Kasaï ou de l’Ubangi, c’est provoquer un cataclysme, et laisser à nos enfants un pays, qui ne sera pas celui que Lumumba nous a laissé » a souligné Albert Kabasele.

Car, précise-t-il, « Les impacts ne sont, non seulement catastrophiques, mais néfastes, parce que si on donne de l’eau à partir de l’Ubangi, carrément on bloque INGA 1 et 2 et déjà le petit courant électrique que nous avons, nous n’en aurons plus suffisamment ».

Albert Kabasele prévient, entre autres conséquences de la cession de l’eau à partir de l’Ubangi, l’accélération de l’érosion côtière qui est déjà de 6 mille mètres par jour environ 2,7 millions de mètres par an et ça va s’accélérer, ça va mettre en péril même le projet de port en eau profonde de Banana. Et là on a compris, parce qu’on risque de pomper des eaux de l’océan croyant qu’on prend des eaux douces.

L’auteur propose que tous les États de la CEAC se mettent autour d’une table pour réfléchir sur la production de l’énergie électrique du Grand INGA. Il faudrait mettre en place un système d’information géographique et un plan satellitaire, pour voir comment aider tant soit peu avec toutes les rivières et cours d’eau, qui sont dans les pays du bassin du Congo, que chacun puisse voir ce qu’il peut donner pour qu’on ne concentre pas tous les efforts sur le fleuve Congo. A-t-il recommandé.

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