RDC : on attend désespérément les élections locales

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Les élections locales ? Non merci, ça peut attendre, façon  » en attendant Godot ». En tout cas, dans le firmament du pouvoir rd congolais, on en parle de moins en moins. Le Chef de l’Etat y avait fait allusion. Depuis, silence radio.

Si le Président a encore parlé scrutin, c’était pour évoquer l’éventualité d’une dissolution de l’Assemblée nationale. Et donc la possibilité des législatives anticipées.

Retour sur les élections locales pour se demander si ces scrutins de proximité sont à l’ordre du jour. Pourtant, ce sont bien les locales qui devraient clôturer le cycle électoral commencé par la présidentielle, les législatives, les provinciales et les sénatoriales.

Manquent à la liste, les élections locales, communales et urbaines pour boucler la boucle.
Seulement voilà, la jurisprudence électorale rd congolaise renseigne que les locales sont le cadet de soucis de la classe politico-dirigeante.

Depuis 2006, pas une seule fois, ces élections n’ont été organisées.
Tout se passe comme si, une fois installées qui sous les ors de différents palais de la République, qui dans les bureaux aseptisés de Gombe, qui encore dans les travées de l’Hémicycle, les  » heureux « bénéficiaires des élections présidentielle et législatives n’ont plus le cœur à l’ouvrage…électoral.

La hargne avec laquelle l’on réclamait, la Constitution en bandoulière, la tenue de l’élection présidentielle s’estompe.
Alors que les locales sont tout aussi contraignantes, parce que constitutionnelles. Même si pour se donner bonne conscience, les Ayatollahs du respect de la Constitution à géométrie variable ont beau jeu de sortir la théorie de hiérarchisation des scrutins.

Comme quoi, les élections locales seraient moins importantes que la présidentielle et les législatives.
Un argument qui tient plus de la politique du  » ôtes toi de là que je m’y mette  » ou encore du tube digestif que de la rationalité démocratique . Comment rêver du développement d’un pays-continent sans autorités locales légitimes ?

Quand on sait que le développement de la RDC partira de la base ou ne partira. Comment responsabiliser davantage les tenants du pouvoir local si ces derniers sont redevables vis-à-vis de leurs parrains se trouvant à Kinshasa et non devant le souverain primaire ?

Pourtant, avec l’infrastructure électorale de 2018, il y a encore moyen d’organiser les élections locales à un coût relativement bas. Mais, une fois que les données de derniers scrutins sont frelatées avec le temps, il faudra alors repartir de zéro. Ce qui ne serait pas évident, vu le coût des élections dans ce sous -continent. 

Par José NAWEJ (FDA)

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