L’Afrique invitée à l’exploitation des zones économiques spéciales pour son industrialisation

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L’industrialisation de l’Afrique a été au cœur de la quatrième réunion annuelle des zones économiques africaines tenue au siège de la Commission de l’Union africaine (UA) à Addis-Abeba, capitale de l’Éthiopie, sur le thème « Les zones économiques spéciales (ZES) : un accélérateur de l’industrialisation Afrique ».

Notons que a réunion annuelle des zones économiques africaines s’est tenue en marge de la Semaine de l’industrialisation de l’Afrique  (AIW-2019) de la Commission de l’UA, organisée sur le thème « Positionner l’industrie africaine pour approvisionner le marché de la zone de libre-échange continentale africaine ».  

Lors de la rencontre de haut niveau organisée mardi 19 novembre 2019 à Addis-Abeba, les représentants de plus de 43 pays et 60 zones économiques africaines ont appelé à exploiter le potentiel des zones économiques spéciales pour stimuler l’industrialisation du continent noir.    

La réunion organisée par l’Organisation des zones franches africaines (AFZO) en partenariat avec le Département du commerce et de l’industrie de la Commission de l’Union africaine a permis aux responsables de diverses agences des Nations Unies, de l’UA et d’autres organisations internationales et continentales de discuter de la situation actuelle et des perspectives du développement industriel en Afrique et surtout des défis à relever et des tendances politiques à prendre en compte dans le développement des ZES.

« Il était nécessaire de rendre les zones économiques existantes et planifiées plus durables, afin de réaliser les objectifs socio-économiques des ZES en Afrique », a soutenu Richard Bolwijn, responsable de la recherche sur les investissements à la Division de l’investissement et des entreprises (DIAE) de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), a déclaré lors de la cérémonie d’ouverture de la réunion.

Poursuivant son speech, il précise que « la mise en place de zones économiques coûte de plus en plus cher, de sorte que les mesures et les modèles de performance financière et fiscale devraient être plus durables ».

Pour sa part, la ministre éthiopienne des Transports, Dagmawit Moges a estimé qu’il était impératif de mieux exploiter le potentiel économique des zones franches en créant une synergie avec d’autres infrastructures pertinentes. « Il est nécessaire de relier les couloirs de transit et de transport aux ZES par des centres nationaux et régionaux », a-t-elle insisté.

Au cours de ces échanges, les experts et les décideurs qui ont part à cette réunion ont abordé des sujets liés aux défis et aux tendances actuels des zones économiques africaines.

Moctar FICOU / VivAfrik

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