Budget 2020: voici les 10 projets prioritaires d’infrastructures proposés par le Député Olive Mudekereza pour le developpement durable des territoires

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Il est parmi les députés les plus actifs de la troisième législature de la troisième République démocratique du Congo, connu pour sa générosité et sa proximité avec la population, mais pas seulement. Olive Mudekereza est le prototype parfait d’un vrai « représentant du peuple ». En plus d’être très présent dans sa base de Walungu, et de l’ensemble de la province du Sud-Kivu, M. Olive Mudekereza honore véritablement son mandat national en s’intéressant aux problèmes de l’ensemble du pays qu’il connaît parfaitement. Sa proposition sous examen est une illustration fidèle de sa préoccupation pour le développement des 145 territoires de la RDC.

En effet, à l’issue du débat sur le budget 2020 déclaré recevable à l’Assemblée nationale jeudi 22 novembre 2019, Olive Mudekereza Namegabe propose au gouvernement 10 projets d’infrastructures prioritaires d’impact visible et rapide a integrer dans le budget 2020 pour le developpement durable des territoires de la RDC.

« Il s’agit de  10 projets à impact visible pour le développement durable de notre pays, qui consistent notamment en  : 1 centre hospitalier de 20 lits, 1 école de 6 classes plus bureaux et latrines, 1 centre (salle) de métier polyvalent, 1 terrain de jeux pour les jeunes, 10 Kms d’ouverture des pistes ou routes de desserte agricole, 1 microcentrale hydroélectrique ou photovoltaïque, un bâtiment devant abriter le poste de la police plus un bureau du chef de groupement, un marché et un dépôt, et un projet de la relance de la production, au travers de coopératives agricoles (agrobusiness).

Le Coût des 10 projets est estimé à 2.500.000.000 USD, articulés sur 3 (trois) axes du développement durable qui sont : l’économie, la protection de l’environnement et l’amélioration des conditions sociales de la population.

Ci-dessous l’intégralité de cette proposition de l’élu de Walungu :

PROPOSITION  DE 10 PROJETS  D’INFRASTRUCTURES  PRIORITAIRES D’IMPACT VISIBLE  ET RAPIDE A INTEGRER DANS LE BUDGET 2020 POUR LE DEVELOPPEMENT  DURABLE DES TERRITOIRES DE LA R.D.C.

Par L’Honorable Mudekereza Namegabe Olive, Elu de Walungu/Sud Kivu

  1. Description de l’objectif  stratégique:  

Nous proposons  dans le cadre du Budget 2020, un objectif stratégique de construction des  infrastructures de base dans des groupements pilotes dans les 145 territoires de la RDC. Il s’agit de  10 projets à impact visible pour le développement durable de notre pays, qui consistent notamment en  : 1 centre hospitalier de 20 lits, 1 école de 6 classes plus bureaux et latrines, 1 centre (salle) de métier polyvalent, 1 terrain de jeux pour les jeunes, 10 Kms d’ouverture des pistes ou routes de desserte agricole, 1 microcentrale hydroélectrique ou photovoltaïque, un bâtiment devant abriter le poste de la police plus un bureau du chef de groupement, un marché et un dépôt, et un projet de la relance de la production, au travers de coopératives agricoles (agrobusiness).

Nous voulons encourager les  décideurs à continuer de mobiliser les fonds interne  et externe pour réaliser ces projets prioritaires et, attirer l’attention sur le caractère stratégique  de la construction d’un port en eau profonde, en l’occurrence le port de Banana au Kongo Central, l’Aéroport de Kavumo  et le Port de Kalundu, dans le territoire d’uvira, au Sud Kivu, 2ème  port national,  après le port de Matadi, qui ne demandent qu’à être modernisé pour atteindre les standards internationaux. 

Ces projets sont d’autant plus stratégiques, sur le plan économique et sécuritaire et sur le plan du développement intégral de notre pays, dans la mesure où des routes nationales : RN1-2-3-4 et 5 ,une fois réhabilitées et asphaltées faciliteront la connexion interprovinciale et l’intégration régionale et permettront de faire de notre pays, la clé du développement économique de l’Afrique en général, en attirant  des investisseurs qui se battront pour y trouver chacun, en ce qui le concerne ,un espace d’affaires devant conduire le pays vers son industrialisation. 

Ainsi ces 10 projets proposés devront  répondre aux besoins des communautés ou de la  base, selon 3 (trois) axes du développement durable qui sont : l’économie, la protection de l’environnement et l’amélioration des conditions sociales de la population. 

Le coût estimatif  de 10 projets est détaillé dans le tableau ci-dessous : 

  1. Coût estimatif : + 2.500.000.000 USD.
  1. INVESTISSEMENT DE BASE A CARACTERE OBLIGATOIRE  POUR LE GOUVERNEMENT.

Le Gouvernement devra mobiliser  dans le cadre du Budget participatif d’investissement, un peu plus de 2,5 milliards  de dollars américains par an pour la construction des infrastructures de base, dans 1.450 groupements, constituant un échantillon du total de tous les groupements qui composent  les 145 territoires de la RDC. Il sera question de trouver 1.500.000 USD pour mettre en place dans chaque groupement pilote, les 10 projets à impact visible et rapide suivants : 

°     Description des projets Nbre de Grpmts Coût par Grpmt Pilote de chacun des 145 territoiresCoût Total Estimatif selon les provinces. 
1Bâtiment servant de bureau rapproché du poste de la Police et du chef de groupement  avec le CLD/SOCIV1.45050.000 USD72.500.000
21 école de 6 classes + Bureaux, toilettes et latrines aux standards et normes de l’UNESCO1.450100.000 USD145.000.000
3Adduction d’eau/ forage des bornes fontaines et des sources d’eaux dans les villages pour éviter les maladies des mains sales.1.450100.000 USD145.000.000
41 terrain de football, aire de jeux  pour l’encadrement des jeunes, en vue de canaliser leurs énergies vers les sports,  (Football devenu la 3ème  Industrie  au monde)1.450100.000 USD145.000.000
5Centre /salle polyvalente  de formation en métiers avec équipement  et matériel d’apprentissage pour une formation  de la main d’œuvre qualifiée.  1.450100.000 USD145.000.000
610 Kms d’ouverture des pistes/routes de dessertes agricoles  devant connecter les villages, aux routes d’intérêt national vers les centres de consommation.1.450150.000 USD217.500.000
7Microcentrale hydro électrique/ou centrale photovoltaïque de 100 KW pouvant alimenter entre 500 ménages  l’énergie pour la transformation des produits agricoles.1.450200.000 USD290.000.000
81 Centre de santé de 20 lits avec un minimum d’équipement pouvant faciliter  une bonne prise en charge des malades au niveau des villages dans le cadre de la  couverture santé universelle(mutuelle de santé)..  1.450200. 000 USD290. 000. 000

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Relance de la production agricole  avec des semences améliorées et la formation  par des moniteurs, en des nouvelles techniques de production agricole au travers   des coopératives agricoles, telles que les Associations des Villageois pour l’Epargne et le Crédit (AVEC) et la Mutuelle de Solidarité (MUSO), et des crédits rotatifs aux jeunes et femmes entrepreneurs pour leurs autonomisation économique. 1.450500.000 USD725.000. 000
10Construction d’un marché public de commercialisation et dépôt de  stockage des produits agricoles (hangar pour servir d’étalage dans le village). 1.450150.000 USD217.500.000

Imprévus  sur les 10 projets (10 pourcent). 1.450165.000239.250.000


Au total 10 projets d’impact visible pour un cout estimé à   
1.4501.815.000 USD      2.631.750.000   
  1.  LE FINANCEMENT AU TRAVERS LE FPI.

Le Gouvernement devra créer une Banque Agricole ou de Développement et d’Investissement où le FPI devra être transformé pour octroyer des crédits à un intérêt de 3% (trois pourcent) pour une durée de 5 à 10 ans, pour financer des projets focalisés vers la production, la transformation et l’innovation dans le domaine agricole, porteurs de croissance avec comme effet positif la lutte contre la pauvreté et le chômage.

Le Fonds de Promotion de l’Industrie, FPI transformé en une Banque de Crédit  Agricole et de Développement sera alimenté par le Gouvernement, des taxes sur la production locale et sur certains produits à l’importation et à l’exportation. Ainsi certaines taxes perçues sur d’autres activités économiques  constitueront de fonds de promotion des entreprises des jeunes et des femmes. Comme, c’est le cas, au Cameroun où le Conseil Interprofessionnel du Cacao (CICC) est confié et géré par le secteur privé, en accord avec le gouvernement  qui prélève quelque chose sur l’exportation du cacao. Et, en contrepartie ce conseil finance 400 jeunes par an dont chacun reçoit, comme fonds de roulement ou capital, un champ pour la plantation de cacao déjà planté de 3 Ha pendant 3 à 5 ans. 

L’enjeux  de la mise en place des infrastructures de base consiste en l’autonomisation  des jeunes et des femmes et leurs auto prise en charge ainsi que l’amélioration des conditions d vie dans les milieux ruraux  en vue de diminuer la déferlement des jeunes vers les villes . Ces derniers pourront créer leurs propres entreprises à l’instar du Camerounais et des Ivoiriens qui évoluent aujourd’hui vers une industrie   de fabrication du chocolat qui ajoute de la valeur ajoutée à la production du cacao.

  1. Introduction :

Les infrastructures   de base sont le point de départ ou la clé de tout développement et d’une économique durable. Elles sont complémentaires  aux secteurs productifs, tels que l’agriculture, les mines et les manufactures. Elles sont donc indispensables au développement social  et, cela partant  des transports, de l’accès à l’eau potable, de l’électricité, de la communication et de l’assainissement des villes en tenant compte de l’accroissement démographique estimé déjà à plus de 80 millions des congolais.

Le programme 2030 du développement durable et l’Accord de Paris sur le changement climatique  mettent en exergue les infrastructures. Ainsi les systèmes de transports, de production de l’énergie et du développement des  réseaux d’alimentation en eau potable occupent une place de choix dans la matérialisation des objectifs, selon les trois dimensions du développement durable, à savoir la croissance économique, la protection de l’environnement et l’amélioration des conditions sociales des populations.

Par ailleurs,  la RDC avec la vision 2040 a l’ambition de passer d’un pays à faible revenu,  à celui d’un pays à revenu intermédiaire émergeant vers un pays développé grâce à la transformation de l’agriculture et la mine. Le rêve  de passer du statut des pays émergents par l’industrialisation ne peut être réalisé que, grâce au développement du secteur énergétique et des infrastructures routières, chemins de fer, des ports, des aéroports pour l’interconnexion régionales, continentale. 

Les cas du Port de Banana, de Matadi et de Kalundu, ainsi que de l’aéroport de Kavumo qui doivent être réhabilités et être modernisés en priorité, des Chemins de fer, des routes nationales RN 1, 2, 3, et 5. Car la RDC a l’opportunité d’accès à la mer, de l’Océan via le nouveau port en eau profonde de Banana et de Matadi. C’est une grande chance pour nous, d’être un pays ouvert au multimodal à travers des  routes, des chemins de fer, des ports maritimes et fluviaux et des aéroports. Ainsi les richesses potentielles, basées sur des ressources naturelles, sol (agriculture), sous-sol (minerais) doivent être transformées en richesse réelle qui bénéficient au Pays, car la nation partout au monde se construit par ses filles et fils.

Pour se développer en une économie verte, tout pays doit passer par la mise  en place d‘une énergie propre, et pourtant les infrastructures énergétiques de la RDC posent un problème et laisse à désirer dans la mesure où l’offre est largement inférieure à la demande, et seulement 9% (neuf pour cent) de la population accède à l’électricité. Il convient de noter que sans la réhabilitation et la modernisation des infrastructures de base, les  rêves du développement et d’une paix durables, et voire même de l’émergence pour la RDC seront hypothétiques.

 L’intérêt pour la RDC à investir dans les infrastructures  de bases dans ses 145 territoires a pour but de lui éviter une sorte d’inégalité dans l’ensemble pour son  développement. Le gouvernement prendra soin de libérer les rétrocessions à temps et à activer la péréquation vers les provinces, en sorte  que toute la population, sans discrimination puisse avoir la même chance dans la création de l’emploi et des nouvelles richesses nationales.

L’Etat doit rétablir  l’autorité de l’Etat et la paix durable ; il doit créer  un cadre et un climat propice pour l’investissement privé, favoriser l’entreprenariat des jeunes et des femmes, de manière à contribuer aux efforts du gouvernement à promouvoir un développement intégral et une croissance équitable, car il n’y a pas de développement, sans investissement conséquent et savoir que le commerce est un des vecteurs  du développement et d’intégration régionale et continentale.

Pour sortir le pays de l’extrême pauvreté, lutter contre le chômage et à  l’insécurité récurrente, l’Etat de la RDC doit investir beaucoup plus dans des infrastructures de base avec le peu des moyens, à repartir  équitablement et progressivement sur toute l’étendue du territoire national. Il doit aussi lever des fonds sur certains produits à l’importation comme à l’exportation, des minerais, du café, du bois, du riz, de la farine, de la viande, du poisson,  pour soutenir la création de la classe moyenne et de nouveaux emplois passant par la production, à travers l’agriculture élargie à l’élevage, la promotion d’une économie circulaire et afin sortir l’économie et les petites entreprises œuvrant dans l’informelle vers le formel, en leur octroyant aussi des financements ou fonds de garanties pour leur permettre d’accéder aux crédits.

A l’instar de  la chine, Singapore, Corée du Sud, notre pays doit aussi investir dans l’agriculture, à travers les  PME-PMI ou les micros entreprises et devenir un pays industrialisé. Ainsi, l’Etat et le gouvernement devront suppléer et transformer le Fonds de Promotion de l’Industrie, FPI en sigle comme une Banque de Crédit Agricole et de Développement pouvant faire de notre pays une locomotive de développement, en Afrique sub-saharienne. 

La République Démocratique du Congo a beaucoup des potentialités éparses dans toutes les provinces, elle doit donner la chance à l’entreprenariat de jeunes et de femmes, en créant une Banque Agricole ou de Développement, d’Investissement où le FPI devant leur octroyer des crédits avec un intérêt de 3% (trois pourcent) pour une durée de 5 à 10 ans, pour des projets focalisés vers la production, la transformation et l’innovation. L’Etat doit garantir aux jeunes et étudiants finalistes l’accès aux crédits ou à un fond de garantie devant encore leur permettre,  pour ceux qui n’ont pas de gages à hypothéquer auprès des banques et institutions financières la possibilité d’obtenir des crédits et créer des entreprises.

Les Guichets Unique de Création des Entreprises  (GUCE) et celui de perception des taxes et des impôts à l’exportation comme à l’importation (SEGUCE) doivent  faciliter réellement la création des entreprises et l’accès à la formation des sociétés des jeunes et des femmes et élargir ainsi l’assiette  fiscale devant permettre à éviter les sur taxations ou les asphyxions des contribuables, la fraude et le coulage des recettes de l’Etat. Il faut sanctionner les agents verrés qui s’accapare des biens publics, le poursuivre en justice tous les  fonctionnaires corrompus sur bases même des indices extérieurs. Car il est difficile d’expliquer qu’un fonctionnaire avec un salaire de 1.000 USD puisse avoir un building de 5 étages, un charre automobile important et plusieurs maisons sans que l’Etat (le fisc) ne s’intéresse à l’origine de ses biens. 

Cependant,  il faut répertorier tout ce monde-là et percevoir leurs taxes et impôts,  selon leur catégorie ceci pourrait renflouer la caisse de l’Etat. Car avec un Budget élevé à plus de 10 Milliards de Dollars américains comparativement à nos ressources et le nombre d’habitants, la RDC est de loin en dessous de la réalité et  de ses potentialités, elle mérite mieux que cela, un Budget d’au moins 20 à 50 Milliards conviendrait pour un pays sous-continent comme le nôtre dont la population avoisine plus de 80 Millions d’habitants. 

Néanmoins, la fiscalité doit être adaptée, en prônant l’allègement  de certaines taxes pendant 3 à 5 ans, pour les jeunes qui viennent de terminer leurs études. Ainsi avec plus 250.000.000 USD, ou soit 150.000 USD par territoire, l’impact visible du développement sera considérable et nos villages  seront transformés en des centres ou en des pôles économiques viables et de grande facture par la création des nouvelles richesses et des emplois. 

 Les micros entreprises des jeunes et des femmes ou Pme-Pmi naitront de l’artisanat, en s’appuyant sur les infrastructures de base mises en place par l’Etat pour l’écoulement des produits. Si une fois l’an, le même projet est renouvelé et,  dans dix ans la RDC passera d’un pays en voie de développement à un pays émergent comme c’était les cas du Congo / zaïre dans les années 1960 à 1970 , et à l’instar des pays dits BRICS (B=Brésil ; R=Russie ; I=Inde ; C=Chine et Corée et S=Sud Afrique et Singapore) dont l’économie est passée à une vitesse supérieure en un laps de temps.  

  1. Résultats attendus :*
  1. Axe  économique.

La création des emplois  est assurée par la mise en place des diverses infrastructures, des activités économiques circulaires de l’artisanat, ainsi que des micros entreprises, des PME-PMI, jusqu’à la grande entreprise avec comme toile de fond, l’interconnexion des  villages, vers les grands centres. L’économie des ménages va s’améliorer, dès que les routes de desserte agricoles surtout seront accessibles, car les agriculteurs seront capables de faire circuler et couler leurs produits agricoles vers les grands centres de consommation, entre les villages, groupements, territoires, vers les  centres urbains et d’autres villes. En bref, les infrastructures de base participeront au développement économique et à la création de l’emploi avec comme résultat la stabilisation et la paix. La création des richesses par les exportations des surplus sur des productions nationales, après avoir couvert le marché de consommations locales et nationales est à épingler.

  1. Axe de la protection de l’environnement : 

L’installation des microcentrales électriques contribue à la préservation des ressources naturelles  et à la lutte contre le changement climatique, réduisant la dépendance aux combustibles fossiles et surtout  la destruction des forêts ainsi qu’à la protection de l’environnement. Il faut encourager les secteurs de développement, ONG locales, PME-PMI  qui investissent dans le secteur des bois, du reboisement et de l’agriculture écologique, en vue du renouvellement de nos ressources forestières et agricoles. 

  1. Axe sociale :

Les infrastructures de base permettront l’accès équitable aux divers services sociaux, tels que l’énergie, les systèmes de couverture des soins de santé universelle pour tous, l’évacuation des eaux usées, les nouvelles techniques et technologies de l’information et de la communication, etc.  Les pistes/routes de dessertes agricoles, les hôpitaux et d’autres infrastructures combinées permettront même aux jeunes et femmes, l’accès aux entreprises de production dans le secteur de l’agriculture, créer l’agrobusiness élargie à la pèche et élevage. La réduction de la mortalité maternelle et infantile, l’accès aux soins de santé  universelle pour tous et l’éducation pour tous les enfants et parfois et peut-être la réduction sensible de certains virus comme le VIH/SIDA, tout en garantissent une pérennisation du développement durable à la base.

Le Territoire de Walungu, ma circonscription électorale au Sud Kivu, attend impatiemment  d’avoir sa part des infrastructures de base dans le cadre du budget 2020 ; dans la mesure où il s’agit d’un territoire stratégique  voisin de 2 pays étrangers dont le Rwanda et le Burundi par la frontière de Kamanyola. Quatre autres territoires transitent par Walungu avant d’atteindre leurs chef lieux en partant de la ville de Bukavu, il  s’agit des territoires d’Uvira, Mwenga, Shabunda,et Fizi via le voisin direct à savoir le territoire de Kabare. 

Rappelons que Walungu est une zone agricole   et minier, avec des produits agricoles industriels  notamment : le café, thé, quinquina, etc. ; et des produits vivrières tels que le maïs, le sorgho, la banane, manioc, haricot, souvent produits dans des  marais. On y trouve des conditions favorables et opportunités de l’élevage et de la pisciculture. Sur le plan minier on y trouve la cassitérite, l’or, coltan, wolframite.  Le territoire ne demande que des routes pour connecter les autres territoires et de desserte agricole, des micros centrales hydroélectriques, centres de santé et hôpitaux, des écoles, des centres des métiers et de professionnalisation  ainsi que la sécurisation pour se lancer sur la voie du développement durable.   

  1. Préalables :
  1. L’Etat doit  entretenir un bon climat des affaires pour attirer des investissements privés ; surtout  garantir une paix durable et la sécurité pour les personnes et leurs biens, car les affaires n’aiment pas les bruits des bottes et le secteur privé ne saurait jamais s’engager à investir dans un contexte d’insécurité généralisée par des guerres à répétitions. Toutefois, nous saluons la décision du Chef de l’Etat de créer une Agence pour l’avancement du climat des Affaires.
  1. L’Etat  avec la vision de 2040 a l’obligation d’investir dans les infrastructures de base mais, surtout il doit encourager les investissements privés qui devront a leurs tour accompagner le gouvernement dans la poursuite de sa mission d’investissement  progressif, en commençant par de petits projets à impacts visibles et permettre aux jeunes et femmes à prendre le goût du risque d’entreprendre et sortir de l’artisanat vers la création des PME-PMI. 

Les  projets proposés  peuvent relever le pays  de la base vers le sommet  et conduire vers un développement intégral avec l’appui et soutien de l’Etat aux organisations  et aux communautés locales de développement(CLD) sur terrain qui s’avère être indispensable pour la pérennisation des infrastructures et la réussite totale de toute autre initiative. Il faut par ailleurs renforcer la sous-traitance, c’est-à-dire l’obligation des grandes entreprises de sous-traiter avec les entreprises locales, PME-PMI Congolaises, certaines de leurs activités, en vue  de promouvoir la classe moyenne congolaise et encourager la production et la consommation locales. Le Budget national est à gérer de manière, à réduire les dépenses liées aux achats des Equipment et matériels, en vue d’orienter des fonds vers les secteurs productifs, tels que l’agriculture, l’élevage et la pèche.

  1. Pour avoir un Budget consistant et couvrir toutes les charges d’investissement dans les infrastructures de base, le Gouvernement doit faire des grandes réformes  et faire que toutes les entreprises et établissements publics participent et investissent dans l’Economie Nationale, le cas des entreprises publiques et établissements tels que CEEC, FPI, OGEFREM, SONAS, SEMAP, CAMI, FONER, CNSS, RVA, FOMIN… qui prélèvent des taxes  auprès des entreprises privées dans leurs domaines respectifs et verser les bénéfices au trésor public. Il faut financer l’économie, en mobilisant des fonds internes, en vue de garantir la paie des enseignants, des fonctionnaires et d’autres dépenses liées à la santé publique.
  1. Le Gouvernement, à travers la Banque Centrale du Congo et les services des Mines, à l’exemple de SEMAPE et CAMI  doivent disposer des moyens financiers pour acheter toute la production artisanale des minerais : Or, Diamant, Coltan (Colombo Tantalite), Cassitérite, en créant en partenariat avec les entreprises ou coopératives minières congolaises dans une sorte de Bourse Commerciale de nos minerais pour la meilleur statistique et encadrement des artisanaux.

 La banque centrale peut recueillir des devises comme réserves d’échange, en vue de la dé-dollarisation de l’économie nationale, tout  en encourageant le paiement en monnaie nationale toutes les transactions locales, et suivre la traçabilité des exportations de nos minerais sur le marché international. Les réserves en Or, à la Banque Centrale du Congo va garantir le pays d’accéder au financement d’autres bailleurs des fonds et garantir le bon de trésor.

  1. Pour une stabilité socio-économique et une paix durable, ainsi qu’un développement intégral, les honorables députés doivent miser ou œuvrer pour faire  devenir notre pays, un modèle de développement comme est le cas dans certains pays, où il y a une ligne budgétaire, réservée à chaque élu national, en vue de faire développer son secteur ou son coin par la production agricole, élevage et pêche. Si la RDC pouvait mettre à la disposition des élus 100 à 200.000 USD dans chaque fin de la législature, 10 ha et un tracteur,  le pays prendra son envol vers le développement.
  1.  Il faut l’intervention des différents ministères, en vue de soutenir la relance économique et le développement  des PME-PMI  locales, les rendre compétitives par rapport à l’arrivée dans la Zone économique de libre échange continentale(ZELEC) car nous devons produire et faire face à cette intégration régionale et à la mondialisation notre affaire et éviter à devenir le consommateur des produits des autres et appauvrir encore le pays. Donc, nous avons intérêt à renforcer l’idée de la création de zones économiques spéciales (ZES) pour attirer les investissements privés et encourager l’industrialisation dans certaines provinces modèles, notamment Kinshasa, Katanga, Sud Kivu, Nord Kivu, Kongo Central, Province Orientale (Ituri). 

  •     Aux Ministères du Développement Rural, Agriculture, Elevage et Pèche  de soutenir les agriculteurs, dans le domaine de la production artisanale. Les réunir en coopératives pour mieux leur distribuer des semences  et outils aratoires, et grâce à l’appui du Ministère du Développement Rural pour ouvrir les routes de dessertes agricoles, des microcentrales hydroélectriques et solaires ou photovoltaïques et ainsi que d’adduction d’eau ; etc. 
  • Au  Ministère de PME et le Ministère de l’Industrie doivent  apporter leurs soutiens de financement, en forme de crédits  aux PME-PMI et les organiser en coopératives de production.
  • Le Ministère de Finance doit intervenir pour le paiement de la dette intérieure  des PME et le remboursement par la Banque Centrale des fonds des petits épargnants dans les coopératives des crédits et des microfinances tombées en faillites au Sud Kivu. Il faudrait créer des conditions meilleures, en vue de faire sortir les PME, de l’informel vers le formel, avec une fiscalité adaptée et un seul Guichet pour la collecte de toutes les taxes, et combattre des tracasseries.
  • Le Ministère des Mines  devra accompagner et soutenir l’encadrement  des intervenant dans l’extraction minière-artisanale  par des ZEAS et des PEPM pour permettre la création de la classe moyenne, en octroyant des sites et carrés miniers  aux coopératives minières des PME congolaises. La recette de l’artisanat minier doit être bien canalisé car il y a un volume consistant des exportations de minerais produits de l’extraction artisanale qui peut être estimé de 15.000t a  20.000 tons des cassitérites, coltan, wolframite, et 10 t a 30 tonnes d’or , dont les taxe peut renflouer la caisse de l’état en million de USD pour le budget national.
  • Le Ministère du Budget  devra prioriser les entreprises locales les PME-PMI nationales en  les facilitant l’accès aux marchés publics et assurant leur paiement à temps pour ne pas les asphyxier. 
  • Le Ministère de l’Environnement devra quant à lui soutenir les PME  qui investissent dans le cadre de la gestion des ressources naturelles et de reboisement pour la lutte contre le réchauffement climatique.
  • Pour  mobiliser les recettes et atteindre  un Budget consistant, il faut éradiquer la  corruption, la fraude, freiner le coulage des recettes publiques et élargir l’assiette fiscale à tous  les contribuables pour atteindre les entreprises, les artisans, les micro entreprises, les PME, PMI qui  exercent des activités dans l’informel. Aussi on pourra négocier avec les grandes entreprises (à l’exemple des minières et autres), au plus haut niveau du  Ministère du Budget, en vue d’accroitre les payements des impôts et taxes, comme c’est le cas en France pour éviter la surtaxes (imposition).   

Nous  vous en remercions.

Fait à Kinshasa, le 16/11/2019.

                Honorable Mudekereza Namegabe Olive.

              Elu du Territoire de Walungu /Sud Kivu

Le Député national Olive Mudekereza, détendu, en plein entretien avec le Journaliste Oscar Bisimwa de Congo Réformes à Kinshasa

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