RDC: le Prof. Adolphe Lumanu pressenti Président de la CENI

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Prof. Docteur Adolphe Lumanu Mulenda Buana N’sefu, vice Premier Ministre, Ministre de l’intérieur et Sécurité de la RDC ce 8/06/2011 à Kinshasa, lors de quatrième réunion tripartite entre les représentants du gouvernement de la RDC, de l’exécutif de la République d’Angola et le HCR. Radio Okapi/ Ph. John Bompengo

Par Oscar BISIMWA

Le Front commun pour le Congo envisage une réforme de la loi portant organisation et fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) pour porter le Professeur Adolphe Lumanu à la tête la centrale électorale.

La révélation a été faite par trois organisations de la société civile dont l’ASADHO (Association africaine de défense des droits de l’homme), l’IRDH (Institut de recherche en droits de l’homme) et Justicia ASBL, à travers un communiqué conjoint signé le 18 octobre 2019, dont une copie est parvenue à Congo Réformes.  » Selon les informations concordantes, le Front Commun pour le Congo s’imploierait à user de son poids politique à l’assemblée Nationale, afin de torpiller les réformes visant à crédibiliser les élections à venir en RDC. Il nous revient que le FCC exigerait que la CENI ne soit composée et dirigée que par les acteurs politiques, en fonction des composantes politiques identifiées au sein de l’hémicycle (FCC, CACH et Opposition). Dans ces tractations en cours, le nom du professeur Adolphe Lumanu serait avancé en remplacement de Corneille Nanga « , peut-on lire dans ce communiqué conjoint.

Si les capacités physiques et intellectuelles ne font l’ombre d’aucun doute pour cet éminent Professeur d’universités, la candidature de l’ancien Vice-premier ministre, ministre de l’intérieur pourrait susciter des vives contestations du fait de ses relations privilégiées avec l’ancien Président de la République Joseph Kabila dont il est présenté comme l’une des têtes pensantes.

Adolphe Lumanu Mulenda Bwana Nsefu fut Directeur de cabinet de Joseph Kabila pendant la période très sensible de la consolidation du pouvoir du fils biologique et politique de Mzee Laurent Désiré Kabila, avant que ce dernier ne lui confie la gestion de la sécurité du pays.

Il convient de rappeler que la loi en vigueur sur la Commission électorale nationale indépendante en confie la présidence à la société civile. Jusque-là, c’est la sous-composante « confessions religieuses » qui désigne le candidat président qui est ensuite nommé avec ses paires par le Président de la République et prête serment devant la cour constitutionnelle avant son entrée en fonction.

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