Mining Indaba 2019: Jean Marie Kabanga milite en faveur du développement des communautés de base et du pays par les mines

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Par Patrick Lokoni

Prenant part active à l’édition 2019 de Mining indaba ou dialogue sur les mines qui se tient depuis mardi 09 juillet au Pulman Hôtel à Gombe, Jean Marie Kabanga coordinateur d’une plate forme des ONG du secteur des mines du Haut Katanga, a fait connaître, au cours d’un entretien avec la presse, sa pensée ou du moins celle de sa structure sur les thèmes développés lors de la deuxieme journée axée sur, l’impact du code minier dans les communautés locales.

Il s’agit d’explorer des pistes pouvant booster le développement des communautés locales, de la province et du pays avec les nouveaux flux à même de générer des recettes requises. À noter que ce forum annuel a toujours constitué une occasion pour les acteurs du domaine de se parler en face de l’apport des mines dans l’économie du pays.

Selon lui, le code minier n’est pas aussi clair quant à la répartition de la redevance miniere en particulier pour le cas des communautés locales appelées Entités Territoriales Décentralisées, ETD en cas, par exemple, de chevauchement dans un projet minier.

Pour étayer son argumentaire, Jean Marie Kabanga a pris les exemples de l’Ituri et du Haut Katanga où plusieurs ETD sont concernées. Sans grands effets.

Il a relevé le fait que des tentatives de solutions ont été trouvées mais paraissent jusque là, inefficaces.

C’est ainsi que selon lui, les gouvernements de provinces doivent bénéficier de 25% de la redevance minière et la création d’un fond axé sur les générations futures vu que la loi est muette là-dessus.

Au deuxième point concernant l’artisanat minier au Congo, il convient de retenir, pour J.M Kabanga, que l’artisanat minier en général absorbe le chômage malgré la controverse liée à des cas de sinistres ou morts d’hommes résultant de l’exploitation artisanale sauvage des minerais. Donc l’essentiel est de passer de l’artisanat sauvage à l’industrialisation car ce mode de travail n’a pas réussi à éradiquer la pauvreté, le cas de Tshikapa.

C’est dans ce même ordre d’idée que l’interlocuteur de la presse propose à État de créer des coopératives en vue de réguler le secteur de l’artisanat sauvage.

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