RDC: le ROSCICO soutient la proposition de l’ex Premier ministre Samy Badibanga au Président Tshisekedi de convoquer une table de réconciliation entre le peuple et les institutions

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Par Napoléon OBM

Dans une déclaration dont une copie est parvenue à Congo réformes, le Premier ministre honoraire de la République démocratique du Congo et président des progressistes Samy Badibanga a appelé le président de la République Félix-Antoine Tshisekedi à convoquer une table de réconciliation entre les acteurs politiques et les forces vives de la société civile représentative du peuple détenteur de la souveraineté nationale.

Cette démarche du Sénateur Samy badibanga est soutenue par la société civile réunie au sein du ROSCICO (Regroupement des organisations de la société civile du Congo).

Selon Augustin Bisimwa, Président du ROSCICO, la table ronde proposée par le Premier ministre honoraire au président de la République va permettre de baisser la tension qui monte chaque jour, de plus en plus, après les arrêts rendus par la cour constitutionnelle invalidant plus de 30 députés dont la majorité provient de l’opposition.

« Les 387 organisations et personnalités de la société civile qui composent le ROSCICO suivent avec beaucoup d’attention, la tension qui monte au pays ces derniers jours. Nous pensons qu’il est très important que toutes les couches du pays puissent saisir cette opportunité de venir régler autour d’une table, cette crise de légitimité qui s’observe au pays, crise renforcée par les arrêts rendus par la cour constitutionnelle. Voilà pourquoi, nous nous rangeons derrière cette démarche salutaire proposée par le Sénateur Samy Badibanga », a indiqué Augustin Bisimwa sur les ondes de Top Congo FM.

La table de réconciliation selon Samy Badibanga et Les Progressistes

Le Bureau politique des Progressistes, adhérents et membres de la plateforme se sont réunis aux fins d’examiner et d’évaluer la situation politique de l’heure en République démocratique du Congo (RDC).

Ils sont arrivés aux constats suivants
– Le système politique en RDC repose sur la Constitution, la loi fondamentale adoptée par le peuple, seul détenteur de la souveraineté nationale, qui sert d’arbitre en toute matière institutionnelle, y compris les contentieux électoraux;
– Force est de constater que les arrêts rendus par la Cour constitutionnelle, au sommet de la pyramide juridictionnelle, laissent planer un doute sur le choix du peuple; ce qui remet en cause l’Etat de droit et plonge aujourd’hui la Nation dans la confusion et la défiance envers les institutions. C’est la légitimité des autorités publiques et, en particulier, de l’Assemblée Nationale et du gouvernement à venir, qui est en question;

– Il est un fait que, pour une grande partie de la population congolaise, certaines institutions sont le produit de la “corruption” avec toutes les conséquences que cela entraîne sur le développement du pays, la démocratie, la paix, la sécurité, et la cohésion nationale;
– Qu’à cet égard, il convient de se souvenir de l’exposé des motifs de notre Constitution qui commence par ces mots : “Depuis son indépendance, le 30 juin 1960, la République Démocratique du Congo est confrontée à des crises politiques récurrentes dont l’une des causes fondamentales est la contestation de la légitimité des Institutions et de leurs animateurs. Cette contestation a pris un relief particulier avec les guerres qui ont déchiré le pays… “ ;
– Qu’il est utile de rappeler les termes de l’article 21 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948, qui s’applique pleinement dans notre système juridique : “la volonté populaire est le fondement de la légitimité des autorités publiques”;

– Tenant compte du fait que le défaut de confiance dans les résultats des élections législatives crée un déficit de légitimité des autorités publiques, auquel s’ajoute la perception ou la réalité de la corruption, qui sont à la source d’une crainte légitime du peuple congolais;
– Constatant que la Cour Constitutionnelle a obtenu de la CENI les éléments matériels établissant que les Progressistes avaient recueilli plus de 182.000 voix, au-delà du seuil de représentativité exigé par l’article 118.2 de la loi électorale 17/013 du 24 décembre 2017 modifiant la loi du 9 Mars 2006;
– Les Progressistes regrettent la suite réservée à leur requête visant à la reconnaissance de l’obtention du seuil de représentativité, ou à défaut, de procéder au recomptage des voix, en la qualifiant de non fondée ; et constatent que la Cour Constitutionnelle a manqué de remédier à des irrégularités manifestes et de rétablir la vérité des urnes;
– Constatant les différentes tensions observées sur toute l’étendue du territoire national, à la suite de la situation politique de l’heure par rapport au travail de la CENI et de la Cour Constitutionnelle, “les Progressistes” attirent l’attention de toute l’opinion tant nationale qu’internationale sur les dangers qui menacent la Nation et les risques de son implosion si aucune mesure de réconciliation républicaine n’est envisagée.

Au vu de ces constats, et afin de remédier à cette situation de péril, en restaurant pleinement la légitimité des autorités publiques, Samy Badibanga Ntita, Leader des Progressistes et Premier Ministre honoraire, plaide pour la convocation rapide d’une table de réconciliation.

Dans une Déclaration parvenue à Afrique Infos Magazine dans la soirée de mercredi 19 juin 2019, le senateur élu du Kasaï Oriental soutient que, pour faire face à cette situation de péril, en restaurant pleinement la légitimité des autorités publiques, les Progressistes demandent et recommandent au Chef de l’Etat de convoquer autour d’une table de réconciliation, une rencontre des acteurs politiques et les forces vives de la société civile, représentatives du peuple détenteur de la souveraineté nationale.
À son avis, cette rencontre aura comme mission de permettre que le peuple congolais se réconcilie avec ses dirigeants et ses institutions.

Aux forces politiques et sociales de la République Démocratique du Congo, les Progressistes demandent également de faire preuve de l’amour de la patrie en soutenant cette démarche d’intérêt national.

Enfin, à la communauté internationale, les Progressistes demandent de se montrer disponible, en apportant un appui nécessaire à ces assises de paix et réconciliation, afin de donner la chance au peuple Congolais de vivre le changement pour lequel il avait voté.

Notons que l’environnement politique est dominé par le débat sur les contentieux électoraux au niveau de la Cour Constitutionnelle que beaucoup accusent de ne pas jouer bien son rôle, depuis l’investiture de Félix Tshisekedi, il n’y a pas toujours un gouvernement et tant d’autres sujets qui font débat sans solution jusque là.

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