RDC-Ebola : 2.008 cas, dont 1.914 confirmés et 94 probables

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Par Angelo Mobateli

Le seuil de 2.008 cas d’Ebola vient d’être atteint dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), dont 1.914 confirmés et 94 probables. Le ministère de la Santé, qui a annoncé la nouvelle, précise qu’il y a eu 1.346 décès et 539 personnes guéries.

Il salue « les évolutions de ces dernières semaines sont positives », bien que la vigilance reste de mise. « Malgré ce cap des 2.000 cas franchi, les évolutions de ces dernières semaines sont positives bien que la vigilance reste de mise, selon les autorités congolaises », explique-t-il dans un communiqué.

« Malgré les difficultés des équipes de riposte à faire leur travail à cause de la situation sécuritaire, l’épidémie continue d’être contenue géographiquement, protégeant ainsi le reste du pays et les pays voisins. A ce jour, aucun cas d’Ebola n’a traversé les frontières de la République démocratique du Congo et l’épidémie ne s’est pas propagée dans les grands centres urbains les plus à risques, à savoir Goma, Bunia et Kisangani », souligne le ministère de la Sénté.

« Une réduction du nombre d’attaques ciblées »

« La dernière attaque armée contre les équipes et les opérations de la riposte contre Ebola, qui avait coûté la vie au Dr Richard Valery Mouzoko Kiboung, remonte à plus d’un mois. Bien que les menaces contre la riposte restent élevées, la réduction du nombre d’attaques ciblées a permis aux équipes de rattraper une partie de leur retard pour contenir la propagation de l’épidémie », indique le ministère congolais de la Santé.

Il salue le fait que « les leaders communautaires, les sensibilisateurs et experts psychosociaux s’impliquent davantage pour briser la résistance des villageois contre le traitement et les mesures préventives » ainsi que « le confinement géographique de l’épidémie ».

Toutefois, prévient-il, « le risque reste élevé compte tenu des mouvements importants de la population, ont également signalé les autorités sanitaires ».

OMS : l’insécurité au Nord-Kivu risque de compliquer la riposte au virus Ebola

Aussitôt informée, le 2 août 2018, quatre cas confirmés de virus Ebola dans la province du Nord-Kivu dans la partie orientale de la République démocratique du Congo (RDC), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) « l’OMS s’est mobilisée tout de suite pour envoyer de équipes de soutien aux autorités sanitaires locales et nationales, pour mettre en place les mesures nécessaires ».

Son porte-parole, Tarik Jasarevic, avait rassuré que « la réponse commence, notamment par une investigation épidémiologique pour comprendre exactement où ce virus peut s’être répandu, combien de gens pourraient être affectés, ainsi que pour identifier tous les contacts et les suivre ».

« L’insécurité dans la région du Nord Kivu, qui compte plusieurs groupes armés, devrait constituer une contrainte majeure pour le travail de l’OMS. On est dans un cas de figure différent de celui de la province de l’Équateur. L’insécurité dans la région du Nord-Kivu, qui compte plusieurs groupes armés, et l’instabilité devrait constituer « une contrainte majeure pour le travail de l’OMS», s’était-il inquiété.

Cette annonce était intervenue un peu plus d’une semaine après que le ministère de la Santé de la RDC ait annoncé la fin d’une épidémie dans la province de l’Équateur (nord-ouest du pays), à quelque 2.500 kilomètres du Nord-Kivu (Est).

L’OMS avait alors décédé de « faire une évaluation de la situation sécuritaire avec la Mission de l’ONU dans le pays (MONUSCO) et prendre les dispositions nécessaires ».

« Il s’agit peut-être d’avoir des équipements supplémentaires dont des voitures blindées .Tout ça pourrait augmenter le coût mais aussi le temps des opérations », avait ajouté le porte-parole de l’OMS.

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